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DES MUSCLES STRIÉS. ol
. (L. Hermann.) La myosine accomplirait ainsi dans le muscle - une sorte de circulation chimique.
D Ta rigidité provient essentiellement d’une coagulation par
. laquelle le contenu du muscle devient solide. (Brücke,
Kühne.) Le corps coagulé, dont la séparation s’effeciue in-
. stantanément à de hautes températures dans le plasma
même du muscle, est la myosine. D'après des expériences faites sur le plasma (L. Hermann), on doit admettre que le
contenu du muscle, formant d’abord un liquide épais, devient ensuite gélatineux, et que sa coagulation, comme celle
- de la fibrine dans le caillot du sang, se contracte et se soli-
Fa
difie ; alors seulement le muscle se raccourcit et exprime
“une liqueur (le sérum du muscle). On distingue ensuite plusieurs degrés successifs de roideur dont le dernier est F Dmsrquable par la rétraction et l’opacité.
D’autres phénomènes se produisent encore : 1° une acidi-
: fication déjà mentionnée, qui provient de la formation d'un * acide ou d’un sel acide. On considère cet acide comme l'acide sarcolactique. La quantité d'acide que forme un muscle en devenant rigide est également grande, que la ri-
gidité se développe lentement (spontanément), ou avec ra- pidité [par la chaleur (Ranke) |. 2° Un dégagement d'acide “carbonique qui provient de la formation d'acide carbonique libre; la quantité de cet acide est la même, indépendante du de de rigidité. Celle qui se forme alors est d'autant
«plus petite que le muscle a formé plus d'acide carbonique
par ses précédentes contractions. (L. Hermann.)
À son premier degré de rigidité, le muscle peut être rétabli par une nouvelle circulation du sang, mais non plus ‘au second; c’est-à-dire après la contraction de la myosine . coagulée. Cependant, même dans ce cas il peut être rétabli
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par le sang, si l'on dissout de nouveau la myosine coagulée avec une solution contenant 10 pour 100 de sel de cuisine.
Le muscle d’un animal à sang chaud arrive tré l
ment, par la ligature de son artère, à ce second degré qui
neæeut plus être rétabli par la circulation.
Ces considérations physiologiques nous expliquent les différents effets que l’on obtient en électrisant les museles avec des courants induits. Lorsque leur action est énergique et prolongée, ils fatiguent les muscles et déterminent l'usure. rapide de ses éléments constituants par une activité exagérée ; c’est ainsi qu'ils finissent par amener la rigidité et la perte d’excitabilité.
Lorsqu’au contraire les courants d’ induction n et que pendant un temps très-court, ils activent le fonctions nement et la nutrition des muscles sans entraîner dé“ rigidité. Ils amènent en même temps une plus grande activité de la circulation. Ces déductions concordent bien. avec la remarque faite par M. Duchenne, qu'avec des courants d’induction 1l ne faut jamais électriser trop longtemps les muscles, et qu'il vaut mieux employer des. séances courtes et souvent renouvelées. #4 fe
Mais ces mêmes observations physiologiques nous s mont trent qu'il faut employer les courants d’induction avec ménagement, dans les cas où la fibre musculaire est pro- 4 fondément altérée ; car, pour se contracter, elle a besoin dé trouver en elle les substances qui, par leurs combinaisons. chimiques, produisent la contraction. Dans les cas où ces substances manquent en grande partie, on produit très-ra=. pidement l’usure de celles qui existent encore, et consé=. quemment la roideur. F
IL faut également employer les Courants d’induction |