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LE ONIMUS ET LEGROS

Avec douze éléments, la contraction à gauche (côté paralysé) est très … forte, tandis qu’elle manque encore à droite ; ce n’est qu'avec quatorze éléments qu’on obtient du côté sain une contraction très-légère.

Les courants induits, soit forts, soit faibles, à interruptions lentes ou interruptions rapides, ne produisent aucune contraction du côté Pol P lysé tandis qu’ils amènent des contractions tétaniques sur le même. muscle du côté sain.

19 juin. La position de la main, aussi bien que l’extension des die | est sensiblement améliorée. L’excitabilité, sous l’influence des courants « de la pile, est beaucoup diminuée, c’est-à-dire qu’un courant de seize “ éléments ne détermine aucune contraction, tandis que le 30 mai, celui « de dix éléments déterminait déjà des contractions. Les courants induits produisent alors de légères contractions dans le muscle paralysé. 9

ne -

Des phénomènes du même genre ont été observés par M. Ziemssen dans un cas de paralysie du çubitat.41 4

Persistance de l'abolition de la contractilité électro-mus= 4 culaire, — M. Duchenne avait signalé depuis ongtoi que, dans des cas de paralysie traumatique, les muscles, au bout d’un certain temps (lorsque les nerfs sont régénérés), 3 obéissent de nouveau à la volonté, mais ne se contractent pas sous l'influence des courants électriques. Ce fait avait soulevé beaucoup d’objections. mais, malgré la difficulté de l'expliquer, il est incontestable. La seule objection possible. aujourd’hui est celle tirée des différences d’action des

courants induits et des courants continus, et M. Duchenne,

dans les cas qu'il a cités, n’a employé que les courants in duits. On peut donc supposer que la contractilité

quelquefois après la guérison, comme le prouve l’obser=« vation suivante mentionnée par Eulenbursg : M

paralysie complète du côté droit de la face, dont l’origine n’était pas bien connue. Les muscles de ce côté de la face avaient complétement perdu leur contractilité électro-musculaire sous l'influence des courants induits. L'emploi de ces courants et des injections sous-cutanées de

. strychine ne parvinrent pas à modifier cet état.

Au bout de quarante et un jours de ce traitement, Eulenburg employa un courant de dix-huit éléments Daniell. Ces éléments étaient mal conditionnés et le courant très-faible ne donnait aucune contraction sur les muscles sains, mais il en détermina sur les muscles paralysés du côté droit de la face.

Au bout de sept séances avec les courants continus, la paralysie fut très-sensiblement améliorée, mais la différence d’action entre les deux sortes de courants resta la même.

Après dix-neuf séances, toute difformité avait disparu et les muscles obéissaient de nouveau à l’influence de la volonté. Malgré cette entière guérison, la contractilité électro-musculaire resta complétement éteinte, tandis qu'elle resta la même, c’est-à-dire, exagérée pour les courants continus, ce qui est contraire à ce que l’on observe d'ordinaire,

Dans quelques cas, on observe des faits encore plus curieux et tout à fait opposés aux lois physiologiques et pathologiques ; les muscles précédemment paralysés finissent par obéir à l'influence de la volonté, mais ne se contractent, ni par les courants induits, ni par les courants continus.

Eulenburg a observé un fait de ce genre, et Ziemssen,

dans un cas de paralysie faciale, a vu, la dix-septième semaine après le début de la maladie, les muscles qui avaient été paralysés se contracter sous l'influence de la volonté, mais ne subir aucune réaction ni par les courants induits, ni

par les courants continus.

Baierlacher a également vu dans un cas de paralysie

2 traumatique à la suite d’une fracture de l’avant-bras, + qui amena en même temps une atrophie des muscles de la main, les contractions réapparaître, dix mois après lac- —. cident, sous l'influence de la volonté, mais ne pouvoir être

provoquées ni par les courants induits ni par les courants …

continus. : 2h

On ne peut comprendre comment un nerf, qui transmet l'influence de la volonté, ne peut être excitable par des courants électriques, n1 comment des muscles, qui se contractent normalement, ne peuvent se contracter dans ces mêmes conditions. Erb cependant a cherché à donner une explication physiologique de ces faits.

En écrasant le nerf sciatique chez un lapin, 1l a trouvé des fibres régénérées dans la partie inférieure du nerf, vingtdeux jours après l'opération.

Pour les muscles, 1l à trouvé, huit jours après l’écrasement du nerf sciatique, de l'atrophie et un commencement de division des noyaux musculaires. Vingt-deux jours après, les muscles étaient altérés, les noyaux des faisceaux musculaires s'étaient multipliés et étaient rassemblés en amas. Beaucoup de fibres présentaient la dégénérescence dite séroïde. Il n'y avait pas trace de dégénérescence graisseuse des fibres musculaires, mais la striation transversale des faisceaux est moins nette et le contenu paraît troublé. En même temps, il y a une hypertrophie du tissu connectif interstitiel.

M. Erb affirme que le filament axile persiste dans les |

fibres dégénérées des nerfs, et que les excitations détermi-

nent des contractions musculaires, dès que l'endroit de

l’écrasement du nerfest traversé par des fibres régénérées,

alors même qu’au-dessous de cet endroit et jusqu’à la péri-

phérie, les fibres sont encore entièrement dégénérées. Les

expériences lui auraient démontré que des fibres encore

dégénérées ne pouvant plus être directement excitées, peu

vent cependant transmettre des excitations produites sur

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