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les muscles paralysés à la suite de paralysie périphérique.
Pour étudier l'influence de la lucie du courant, nous avons fait construire une roue dentée, dans le genre de celle de Masson.
La circonférence de cette roue est divisée en 290 parties égales, dont la moitié est recouverte d’une lame de cuivre, mettant les piles en communication. Il y a donc 145 interruptions à chaque tour de roue et nous pouvons produire 15 tours de roue et même plus par seconde, au moyen d'une poulie de renvoi.
Cette roue noussert à interrompre un courant donné par des piles Remak, ou par des piles au protosulfate de mercure de notre appareil. Avec 14 éléments, lorsqu'on tourne lentement la roue, on détermine des contractions très-fortes dans les muscles paralysés. Si les interruptions sont plus fréquentes, les contractions deviennent moins prononcées. Nous n'avons pu déterminer le chiffre exact d’interruptions nécessaires pour que les contractions n'aient plus lieu. Avec 80 interruptions par seconde, dix-huit jours après le début de la maladie, on ne détermine plus de contractions, mais elles ont encore lieu avec 60 interruptions par seconde.
C’est donc entre 60 et 80 interruptions par seconde que, dix-huit jours après le début de la paralysie, les muscles cessent d’être excitables. Du côté sain, les mêmes courants, avec le même nombre d’interruptions, et même avec des interruptions excessivement rapides (plus de 500 à la se- … conde), maintiennent les muscles en contraction tétanique.
Tels sont les faits que nous avons constatés dix-huit jours après le début de la maladie. Mais ce qui constitue un des caractères les plus curieux de ces paralysies est la diversité
CAUSES DE CES DIFFÉRENCES D'ACTION. 999 et la variation des phénomènes ; on peut presque dire qu'ils changent d’un jour à l’autre.
Ainsi, comme nous l'avons indiqué, dix-sept jours après le début de l'affection, les muscles paralysés se contractaient avec un courant de 10 à 16 éléments Remak, et les con- - tractions avaient encore lieu avec 60 interruptions par seconde.
Du vingt au vingt-cinquième jour il ne faut plus que 8 à 12 éléments, et lorsque les interruptions sont de plus de 40 par seconde, il n’y à plus de contraction.
Trente jours après le début de la maladie, nous constatons qu'au lieu de 8 à 12 éléments, qui étaient nécessaires pour produire une contraction des muscles paralysés, 1l n'en faut plus que 4 à 6. |
De plus, la première fois que nous avions examiné le malade, les contractions étaient plus fortes en appliquant le pôle négatif directement sur le muscle, et le pôle positif sur la nuque ou le cou, tandis que maintenant c'est le contraire qui a lieu. En mettant le pôle positif sur les muscles, et le pôle négatif sur le cou, il ne faut qu’un courant fourni par A éléments, landis qu’en mettant le pôle négatif sur les muscles, il faut un courant de 6 éléments.
Enfin, lorsqu'on dépasse 15 à 20 interruptions par - seconde, les contractions n’ont plus lieu. Elles se font également plus lentement. Les courants mduits ne produisent toujours aucune contraction.
Dix jours plus tard, c’est-à-dire quarante jours après le 4 début de la maladie, ni la volonté, ni les courants induits ne provoquent la moindre contraction. Les courants de la pile, même très-faibles (4 à 6 éléments), déterminent toujours des contractions si l’on ne dépasse pas 6 interruptions
par seconde; elles n’ont plus lieu si les interruptions deviennent plus nombreuses.
Deux mois et six jours après le début de la maladie (le
7 mars), nous examinons de nouveau la contractilité des
muscles. Le malade peut volontairement faire contracter le frontal, le sourcilier, l’orbiculaire des paupières; tous les autres muscles de ce côté de la face sont toujours complétement paralysés.
Les courants imduits déterminent maintenant des con-
tractions des muscles frontal, sourcilier, orbiculaire des paupières, ils n’ont sur les autres muscles aucun effet.
Un courant produit par 8 éléments Remak ne provoque
aucune contraction dansles muscles frontal, sourcilier. orbi-
culaire des paupières, mais 1l fait contracter énergique- «
ment les autres muscles, tels que les zygomatiques, le
releveur des lèvres, etc. Un courant de 14 éléments fait «
contracter les muscles frontal, sourcilier, orbiculaire des
paupières et les maintient en contraction tétanique avec des …
interruptions très-rapides (de 500 à 800 par seconde).
Les courants de la pile appliqués encore sur les muscles paralysés, avec des interruptions assez rapides (200 interruptions par seconde), déterminent non une contraction uniforme et tétanique, mais des contractions fibrillaires iso-
lées et passagères. Il est difficile de définir exactement ces «
contractions, et nous ne les avons encore jamais observées avec ce type; nous ne pouvons les expliquer qu’en admettant
. . ou : . . ; que, parmi un faisceau musculaire, certaines fibrilles de-
viennent plus excitables que d’autres, mais qu’elles ne le
sont pas encore suffisamment pour conserver longtemps une | contraction tétanique avec des interruptions très-rapides (de 100 par seconde). Nous avons déjà dit qu’ascette époque, |
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sur ces mêmes muscles, les courants induits ne produisaient aucune contraction.
Le 20 mars, nous constatons les mêmes phénomènes ; mais nous remarquons de plus que la contraction par les courants continus des muscles paralysés est plus rapide. Actuellement, et depuis quelque temps, c’est toujours le pôle négatif qui détermine les contractions les plus fortes.
Le 25 mars, les muscles pyramidal, dilateur et constricteur des narines se contractent volontairement, et le malade ditressentir une grande amélioration. Les muscles zygomatiques élévateurs de la lèvre supérieure, triangulaire carré du menton, seuls restent paralysés. Sur ces derniers muscles, les courants induits ne déterminent toujours aucune contraction, mais ils provoquent celle des muscles des narines sur lesquelles la volonté a maintenant de l'action. Néanmoins, pour ces muscles, il faut employer des courants
induits plus forts que pour les muscles homologues du côté sain.
Les courants coutinus déterminent tonjours des contractions sur les muscles qui sont encore paralysés. Mais il faut | maintenant employer un courant de 10 éléments, tandis qu'il y à six semaines, un courant fourni par À éléments suffisait. A cette époque le pôle positif paraissait agir plus efficacement, tandis qu’actuellement le pôle négatif produit les contractions plus fortes.
Sur les muscles homologuessains, il faut employer uncou- - rant de 16 à 18 éléments pour obtenir des contractions, el —. pour les muscles du côté paralysé qui ont recouvré leur contraction volontaire, la force du courant pour provoquer les contractions doit être de 14. Le courant doit donc être pour — les muscles qui ont été paralysés, et qui sont guëris, plus
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