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PARALYSIES AUX EXTRÉMITÉS SUPÉRIEURES

d'un traitement électrique, que l'extrémité supérieure, et cela surtout à cause de la grande fréquence et variété de ses paralysies ; tout ce qui est possible se présente ici ; paralysie isolée de quelques muscles ou de certains groupes musculaires, paralysie de telle ou telle région nerveuse, ou paralysie combinée de plusieurs d'entre elles, amenant l'inactivité complète de toute l'extrémité supérieure, avec ou sans atrophie, avec ou sans trouble simultané de la sensibilité, trouble vasomoteur ou trophique.

Ces formes de paralysie sont très importantes, parce qu'elles déterminent des troubles fonctionnels très variables, qu'elles entravent fortement l'activité des malades et les poussent à chercher rapidement du secours ; mais elles sont en outre d'un haut intérêt, eu égard à leurs diverses relations étiologiques, leur importance comme symptômes d'une série tout entière de sérieuses maladies centrales, non moins encore au point de vue de la perfection acquise par leur symptomatologie et diagnostic, à cause de la diversité et du résultat des méthodes éleclrothérapiques.

Il serait en fait très tentant d'entrer ici un peu plus dans le vif de ces questions, si des considérations, relatives à la masse des matériaux à coordonner, ne m'imposaient pas une grande réserve ; je dois donc me borner à un court aperçu, d'autant plus que nos précédents développements sur l'électrothérapie générale rendent superflu un exposé plus particulier de tous les détails. En outre, des cas semblables se présenteront à vous si fréquemment, que vous acquerrez bientôt la pratique et la certitude nécessaires pour leur traitement pratique.

Les agents étiologiques de ces paralysies, qui sont évidemment décisifs pour le choix des méthodes pratiques, sont très divers. Je dis tout d'abord que de semblables paralysies des extrémités supérieures sont une manifestation partielle très habituelle et journalière du tableau symptomatique d'aff'ections cen^?'a/es; elles jouent un rôle dans chaque hémiplégie cérébrale, elles peuvent se présenter, dans toutes les maladies possibles de la moelle épinière, ainsi dans la polyomyélite antérieure aiguë et chronique, la sclérose latérale amyotrophique, la sclérose multiple, la myélite cervicale et la méningite, etc. — Infiniment plus fréquentes encore et plus diverses sont les paralysies périphériques de l'extrémité supérieure ; en première ligne, celles qui sont déterminées par une action traumatique ; pression simple et compression extérieure, qui produisent très souvent une paralysie des troncs nerveux isolés (paralysie surgissant pendant le sommeil, provenant des béquilles), lésions par le fait de coupures, coups de sabre, piqûres, armes à ceu, fractures et luxations, opérations et pansements chirurgicaux, tout fela se rattache à ce chapitre. — Une série de paralysies de l'extrémité ÈRB. — Électrothérapie. 27

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supérieure est produilu par le rc'IVoidi.s.seinent, d'autres encore par névrite des troncs is(jlé.s ou du plexus brachial ; une cause assez fréquente d'icelles, ce sont les inflammations des articulations, principalement de l'épaule et ducoude, qui conduisent soit à des paralysies névrotiques, soitù des atrophies musculaires, avec paralysie correspondante (spécialement dans le deltoïde). Enfin les paralysies d'intoxication (surtout la paralysie saturnine) se localisent de préférence dans certaines régions nervo-musculaires de l'extrémité supérieure.

La symplomalolocjie de ces paralysies, sur laquelle je ne puis naturellement m'étendre ici, se règle entièrement sur le siège, la localisation et l'étendue de la cause de la paralysie ; le nerf axillaire est-il atteint, il se produit une paralysie (et même une atrophie) du deltoïde, avec ses conséquences connues, pour l'élévation du bras ; la paralysie du nerf musculo-cutané entrave la flexion de l'avant-bras (par inactivité du biceps et brachial interne), pourtant pas complètement, parce que le long supinateur peut souvent agir d'une manière étonnamment efficace comme fléchisseur de l'avant-bras ; la paralysie du radial (le plus souvent la paralysie surgissant pendant le sommeil), annihile la fonction de tous les muscles placés sur la face postérieure de l'avant-bras (extenseurs et supinateurs), d'une manière tout à fait caractéristique et typique, et, à un degré plus élevé (paralysie par béquilles, luxation humérale) elle annihile aussi la fonction du biceps ; celle du médian empêche la flexion des articulations de la main et des doigts, la pronation, l'action des muscles de l'éminence thénar (main de singe), tandis que celle du cubital arrête la flexion cubitale de la main, rend difficile la flexion des trois derniers doigts, paralyse les muscles de l'hypothénar, l'ensemble des interosseux et l'adducteur du pouce (impossibilité de l'extension des trois dernières phalanges, main en griffe). Dans toutes ces paralysies, les troubles sensibles caractéristiques pour le tronc nerveux correspondant et sa distribution périphérique peuvent apparaître et concourir essentiellement à préciser le diagnostic.

L'exploration électrique fournit, dans les paralysies de l'extrémité supérieure, des données sous beaucoup de rapports très importantes. Grâce à elle on peut tout d'abord reconnaître le siège exact de la lésion par ce fait que le tronc nerveux périphérique est encore excitable mais que le central paraît inexcitable à cause de l'arrêt de la conductibilité, soit par exemple dans les paralysies par compression du nerf radial ; en général, on peut de cette façon, pour presque toutes les paralysies du bras, périphériques, démontrer leur siège périphérique par l'excitation infructueuse du plexus brachial, dans la fosse susclaviculaire, étant admis préalablement que la réaction complète de dégénérescence n'ait pas déjà anéanti toute excitabilité des nerfs ; on

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