DOULEUR, NÉVRALGIE
Ihérapeutique qui se présente relativement aux névralgies est celle de la suppression des étals (V exc'Uahililé et de nutrition anormales desnerfs, la suppression des modidcalioiis rK'ivraij^iques. Mais morne quand cela réussit, et d'après ce qu'il me semble, le courant électrique peul produire ce résultat avec une certaine certitude, dans bien des cas; cela ne suffit pourtant pas, dans tous les cas, pour la guérison durable de la névralgie : quand les causes persistent la névralgie se reproduira toujours de nouveau. Nous avons par suite à résoudre un second problème, souvent d'une importance et d'une difficulté plus grandes, celui de la suppression des causes de la transformation névralgique.
Que le courant électrique, dans des conditions convenables, puisse servir à la solution de ces deux problèmes, c'est ce qui ne sera pas douteux pour vous à la suite des considérations que nous avons de plusieurs manières et à diverses reprises reproduites; je puis en conséquence me borner à donner une courte esquisse de ces actions de courant, dont nous devons attendre, avec plus ou moins de raison, une influence favorable sur la névralgie.
Les cas cliniques nous obligent à admettre dans les nerfs affectés par la névralgie, des modifications de nutrition et de l'état moléculaire de peu d'importance, car il ne peut certes être question de troubles nutritifs graves dans un nerf qui, dans les intervalles séparant les accès douloureux, fonctionne d'une façon absolument normale, et comme dans la plupart des cas on peut penser que ces modifications sont accompagnées d'une exaltation de l'excitabilité, les actions modifiantes des courants électriques doivent être tout d'abord mises en œuvre ; nous voulons parler ici de l'afl'aiblissement de l'excitabilité, de l'introduction del'anélectrotonus, de l'action dite calmante (aiiti-névralgique).
Mais sous ce rapport, pour faire disparaître des troubles nutritifs intimes, les actions catalytiques, au sens le plus large, peuvent être utilisées ; or ces dernières ont encore aussi une influence tout à fait décisive sur toute une série d'influences causales de la névralgie, contre l'hypérémie, la névrite, la dégénérescence, toutes les maladies possibles du cerveau et de la moelle épinière. C'est à ces actions catalytiques que doit, en définitive et selon toute vraisemblance être attribuée, dans les névralgies, la sphère d'action la plus large.
Mais finalement, /es actions excitantes peuvent être utilisées, il est vrai, pour l'introduction d'une très forte excitation sensible, qui sous le nom de contre-excitation, trouve un large emploi, dans les névralgies et autres afTections douloureuses. Si peu netle que soit encore cette conception, rcxpéricnce n'en a pas moins affirmé que des états d'excitation sensible anormaux peuvent être éliminés, passagèrement ou durablement, par une excitation sensible forte, soit dans les voies