NÉVROSES VASO-MOïHICIîS
r.'ingino de poitrine vasn-mol i icc. Gel étal se manifeste habituellement par des accès, d'une façon intermittente, et s'aggrave sous l'influence du froid, etc. Un état analogue à celui-ci, pourrait peut-être se rencontrer dans cet état très rare qu'on a appelé livor angioneuioticus {Cyanose propremnnl dite), hypérémie par plaque d'un rouge bleuâtre sombre, aycc douleurs sourdes, sensation de froid objectif, relié maintes fcjis à une hématurie qui se manifeste par accès, et doit vraisemblablement sé rattacher à une crampe transitoire des petites veines cutanées.
La ■paralysie des vaso-moteurs (angio-paralysie cutanée) apparaît sous forme intermittente (état de rougeur essentiel) ou rubéfaction persistante, par plaque ou diffuse et température élevée de la peau, avec accroissement de pulsations, paresthésies et aussi mal de tête, étourdissements, nystagmus des paupières, insomnies, excitation cardiaque, exagération de la transpiration cutanée, etc. Dans des cas particuliers, on a vu cette affection être accompagnée, spécialement aux mains et aux pieds, de vives douleurs et d'hyperesthésie (Érythromclalgie des auteurs américains.)
Ces angionévroses cutanées se produisent principalement chez les individus nerveux, hysthériques, asthéniques et peuvent être occasionnées par toutes les causes nuisibles possibles (refroidissement, métier s'exerçant au contact de l'-eau, de liquides corrosifs, de certains poisons, etc.) ; je n'ai pas ici à m'appesantir sur ce sujet.
Ce qui serait pour nous beaucoup plus important pour remplir l'indication spéciale électrothérapeutique, ce serait de connaître la nature et la pathogénie de tous ces troubles vaso-moteurs. Mais cela est encore impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, quand la question de l'existence et de la distribution des vaso-dilatateurs et vaso-constricteurs, des voies et centres vaso-moteurs d'impulsion et d'arrêt de la moelle épinière est encore pendante, quand il est possible que ces deux organes puissent être excités tout aussi bien par la voie directe que par la voie réflexe ; nous ne sortirions pas par là des hypothèses et comme vous connaissez, sur ces questions, l'état de l'enseignement physiologique, vous pouvez essayer, dans une certaine mesure, de vous faire à ce sujet une opinion. Des explication; plus exactes me conduiraient ici trop loin.
Le cas, ci-dessus communiqué, d'Otto (obs. 138), est un excellent exemple de paralysie vaso-motrice ; l'observation suivante peut aussi servir d'exemple de crampe vaso-motrice :
139° 06s. de JNothnagel. — Névrose vaso-motrice des extrémités supérieures. — Ouvrière, 49 ans, i'ul atteinte, il y a six ans, à la suite d'ini fort refroidissement, d'une sensation de fourmillement dans les deux mains et de douleurs vagues s' étendant jusqu'au bras ; au bout de six mois, amélioration ; à partir