‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 169 sur 210 · NÉVROSES DE COORDINATION · texte numérisé non relu

NÉVROSES DE COORDINATION

fonctionnelles) qui ont ceci de commun, que, dans certaines manipulations compliquées et délicates, et seulement dans celles-ci , il se produit des troubles de mouvement, qui entravent ou rendent tout à fait impossible Tacte correspondant. Le type de ces névroses, celle qui se manifeste le plus souvent est ce qu'on appelle la crampe des écrivains ; mais on sait que des troubles tout à fait analogues se produisent dans tous les autres métiers possibles : dessinateurs, couturières, pianistes, violonistes, laitières, télégraphistes, cigariers, etc.

Il s"agil indubitablement dans ces névroses, non d'un tableau unique de maladie, de forme constante de troubles, mais de maladies plus ou moins hétérogènes, qui toutes ne produisent que le- désordre de certaines fonctions. Sans doute, ce n'est que dans des cas très isolés que Ton trouve des crampes et des paralysies nettement localisées, que l'on peut constater rigoureusement des affections périphériques des nerfs et des muscles ; ce sont encore là les formes les plus favorables, mais dans lesquelles la thérapeutique trouve un point d'appui déterminé et palpable.

Mais dans les formes purement fonctionnelles et typiques, l'affection peut se présenter sous des faces diverses ; ainsi en écrivant, il surgira un spasme d'un caractère déterminé (forme spastique) ou un tremblement ou enfin une lassitude et une faiblesse croissante de la main et des bras (forme paralytique). Mais ce qui caractérise toutes ces formes, ce qui est péremptoire pour leur élucidation, c'est que l'examen ne fait nullement constater d'autres troubles delà motilité et de la sensibilité, En général, l'examen électrique ne révèle pas de changements notables; moi, du moins, dans de nombreux cas, soigneusement étudiés, je n'ai pas pu constater la présence de perturbations considérables quantitatives ou qualitatives de l'excitabilité faradique et galvanique et certainement les modifications constatées par-ci par-là par d'autres observateurs ne contribuent nullement à éclairer le diagnostic.

Nous sommes encore dans l'incertitude au sujet de la nature de ces formes morbides ; elles ont certainement des rapports intimes avec la névrosthénie et au fond de ces maladies, on trouve sans doute une faiblesse irritable, localisée par des efforts excessifs sur des parties déterminées du système nerveux. Il est vraisemblable qu'il faut localiser cette faiblesse surtout dans le système nerveux central; mais nous ne savons pas si c'est dans la moelle épinière, dans le pédoncule et ses appendices ou dans l'écorce du cerveau et il n'est nullement impossible que les appareils périphériques, nerfs et muscles, y participent; il paraît au contraire vraisemblable que, dans certains cas, nous aurons à faire à des localisations et à des troubles divers.

Naturellement cette incertitude réagit sur les méthodes électrothérapeutiques; on peut affirmer, sans erreur, que difl'érentes applications

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