‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 17 sur 210 · III.ST(JIIIK IJU l/iai:CTHUTJlÉHAl'UC · texte numérisé non relu

III.ST(JIIIK IJU l/iai:CTHUTJlÉHAl'UC

On ontropril. avec uni; anloiir loule particulière des expériences p}'éliininaires plujsiolog 'iquessur l komvie viuanl, pour contrôler les résultats lies expcrieiice.s laites surles animaux et pour en apprécier l'importance, en ce qui concerne le diagnostic et la pathologie du système nerveux. Vax premier lieu, on étudia la loi des secousses motrices ; on en établit une pour l'homme vivant et pour ses nerfs les plus divers et l'on en trouva une, en complet accord avec la loi des secousses de Pfluger, (Baierlacher, 1859; Brenner, 1862 et 1809 ; Von Ziemssen, 1866 et 1872; Erb, 1807; Benedikl, 1870; Filehne, 1870; Burckhard, 1873 etllumpf, 1878.

C'est de la même manière que l'on observa attentivement les phénomènes de l'éleclrolonus surTliommc vivant et, après maintes diiïicultés et contradictions, le tout fut néanmoins trouvé passablement d'accord avec les faits physiologiques (A. Eulenburg, 1867 ; Erb, 1807 ; Samt, 1868 ; Briickner, 1868 ; Runge, 1870 ; E. Remak, 1876).

On lit une élude toute particulière du sympathique du cou, parce qu'on lui attribuait une grande influence thérapeutique, que l'on chercha ensuite à constater physiologiquement, quoique avec très peu de succès (Gerhard, 1864 ; Benedikt, 1867 ; Eulenburg etSchmidt, 1868 ; Beard et Rockwell, 1870 ; Otto, 1873 ; G. Fischer, 1873-1877).

On étudia, aussi, ardemment l'action des courants électriques sur les organes des sens et l'on obtint parfois de grands résultats pratiques, tels que la réaction galvanique de la rétine et de l'optique, en s'appuyant sur les travaux de Ritter, Purkinye, Helmholtz et surtout de Brenner (1868), qui élucida aussi, finalement, la réaction galvanique du nerf acoustique et épuisa cette question dans un excellent travail (1868) (Hagen, 1869 ; Eulenburg, 1869 ; Erb, 1869-1871 ; Neftel, 1871, etc).

Il faut encore mentionner à côté d'autres recherches de moindre importance, les travaux concernant l'action des courants galvaniques sur le cerveau. (Brenner, 1868 ; Hitzig, 1870 et d'autres), ainsi que les recherches sur la productioii de la chaleur dans le muscle, lors de l'électrisation (Ziemssen, 1836 et Althaus, 1868).

En outre de ces recherches se développèrent aussi des méthodes d'investigation plus commodes qui devaient être plus décisives dans les épreuves d'excitabilité pathologique et physiologique. C'est ainsi que l'on discuta et élabora beaucoup les méthodes d'investigation polaire (Brenner, 1862-1869 ; Erb, 1867-1872 ; Filehne, 1870 ; Burckhardt, 1870 ; llitzig, 1873) ; de plus, une meilleur méthode se produisit pour Z'cz'amen de l'excitabilité quantitative (Erb, 1873 ; E. Remak. 1873.)

A l'aide de ces méthodes, on observa avec plus de soin et d'une manière plus approfondie les modifications pathologiques de l'excitabilité; et l'on plaça ainsi sur des bases plus solides V électrodiagnostic, l'on mit hors de doute sa grande valeur, dans certaines formes d'affections

TRAVAUX Dm l'ÉHIODKS HÉCICNTES lo

nerveuses et musculaires. Mais les plus importantes et les plus fccondes de ces recherches concernent ce qu'on appelle la réaction de dégénérescence. Alors que les faits concomitants de certaines paralysies de l'homme, qui rentrent dans notre sujet, étaient connus depuis un certain nombre d'années (Baierlacher, ISoO; Schulz, 1860; Brenner, Von Grunewaldt, 18G2 ; Neumann, '1864-; Eulenburg, Von Ziemssen, 1866 ; Erb, 1867, etc., c'est moi le premier (1867-1868) qui ai soumis la réaction de dégénérescence à une épreuve expérimentale, épreuve qui a l'ourni des notions étendues, encore en vogue aujourd'hui. Ces notions furent confirmées dans un écrit que publièrent presque simultanément Von Ziemssen et Weisz (1868) et, depuis cette époque-là, elles se sont toujours maintenues dans toutes les directions et dans les maladies les plus diverses comme un élément très utile de diagnostic (Brenner, 1868 ; Eulenburg, 1867-1868 ; Erb, 1874, 1876, 1878 ; Bernhardt, 1874, 1879 ; E. Remak, 1875, 1879 ; Goldschmidt, 1877 ; Leegaard, 1880 ; etc.)

L'épreuve de sensibilité éleclro-cutanée fut effectuée et expliquée dans différents envisages de Seyden, Bernhardt, Erb-Drosdorfl', de Watteville-Tchirjew, etc., tandis que la constatation des modifications pathologiques de la réaction du nerf acoustique, fut reconnue et utilisée d'abord par Brenner (1868), dans son importance théorique et pratique ; ses successeurs (Hagen, 1868 ; Erb, 1868-1871 ; Eulenburg, 1872 ; Hedinger, 1870 ; etc., n'ont eu qu'à confirmer ses travaux.

Naturellement lesclforts des électrolhérapeutes se tournèrent ensuite en première ligne vers l'action thérapeutique des courants électriques. Ici il s'agissait, avant tout, de réaliser les hautes espérances que les travaux de Remak avaient fait concevoir ou bien d'examiner si elles pouvaient se réaliser. Après Remak, le courant électrique ne pouvait plus guère se frayer de nouvelles voies; il valait mieux faire un certain nombre de restrictions et soumettre les indications de Remak à un contrôle sévère. On a rassemblé un nombre incalculable de faits isolés. Le courant a paru efficace sur tous les terrains des maladies nerveuses et musculaires; dans beaucoup d'affections des articulations etc. ; il commence même, sur le domaine de la psychiatrie à conquérir du terrain, grâce aux efi'orts de quelques investigateurs. (Arndt, 1870-78. — Benedikt, 1870. — Tigges, 1873).

On était alors sur le point de se faire une idée nette de la théorie des efl'ets thérapeutiques ; or c'est ce à quoi on n'a malheureusement pas encore abouti jusqu'à ce jour, et tous les travaux et discussions dirigés vers ce but n'ont pas encore donné de résultats satisfaisants. (Remak, 1858. — Brenner, 1863-68. — Benedikt, 1867-74. — Erb, 1872. — Holst, 1872. ■— Hitzig, 1873). Toutes les tentatives faites pour rattacher les effets du courant électrique aux actions physiologiques peu nombreuses que nous connaissons (action excitante et modifiante,

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Ole, éloclrolonus, ('leclrolyse, etc.) doivent être considérées comme des échecs. La lendiince Irès répandue d'allrihuer une action prédoniiiianlc. dans ces edels, aux influences vaso-motrices et à la galvanisation du sympathique, ne nous a nullement fait progresser au point de vue de nos connaissances théoriques. Sans cesse et toujours, nous sommes ramenés !uix eiïels « catalytiques » déjà indiqués par llemak et dont nous nous occuperons plus lard en détail, mais, qui toutefois jusqu'ici, ne nous ont conduit en rien à une science efi'ective.

Nous sommes donc, môme dans ces derniers temps, de véritables empiriques, quand nous nous plaçons sur le terrain de la thérapeutique proprement dite; nous n'avons donc toujours qu'à accumuler des faits, dont le classement doit seffectuer conformément à nos connaissances physiologiques, nos précédentes recherches et, suivant des méthodes scientifiques déterminées; quanta leur interprétation théorique, nous devons toujours nous montrer d'une prudence extrême.

Tandis qu'en Allemagne régnait ainsi, dans le domaine de l'électrothérapie, une agilation des plus vives, cette science ne progressait dans les autres pays civihsés qu'à pas plus lents ; nous nous contenterons donc de tracer, à ce sujet, un court aperçu.

En France, sous l'influence toute puissante de Duchenne qui resta fidèle toute sa vie au courant faradique, de grandes diflicultés s'opposèrent à l'introduction du courant galvanique et, même aujourd'hui, on ne peut dire que ce dernier ait été plus largement accepté et compris. A côté du livre de Tripier (1861), il nous faut surtout citer un ouvrage de Legros et Onimus (1872) qui a rendu les plus grands services à la science ; le point de départ de leurs recherches phj'siologiques et thérapeutiques ne nous paraît cependant pas heureux; enfin tout récemment parut un livre de Teissier (1878) qui est propre à donner aux Français un aperçu approximatif des travaux allemands et de l'état de l'électrothérapie scientifique.

En Angleterre, il s'est passé un temps bien long, avant que, dans les cercles compétents, on se soit intéressé à ce sujet, et maintenant encore il n'existe que peu de véritables .spécialistes pour électrothérapie. Longtemps, le livre de AUhaus (1859-1870) fut le seul digne de mention. A ce traité sont venus récemment s'ajouter quelques mémoires de Russel-Rcynolds, do Vivian-Poore, etc., et un excellent petit livre de dç Watteville, qui renferme comme partie principale une introduction à l'électrothérapie. Des progrès plus importants n'ont pas été réalisés, jusqu'à ce jour, en Angleterre, au point de vue de la science qui nous occupe.

On s'est occupé do cotte étudo avec une bien plus grande ardeur, on Amérique, où un assex grand nombre de médecins cultivent avec /.éle l'électrothérapie. Il y parut plusieurs ouvrages utiles de Neftel, un

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THAVAUX DICS l'ÉUIOUES RÉCENTES 17

excellent traité de Beard et Rockwell (1871) qui se distingue par l'abondance des matières, sa bonne exposition et son originalité. Nous devons à ces chercheurs l'introduction de la Famdisation universelle et de la Galvanisation centrale.

En Italie, on a subi presque exclusivement l'influence française et la littérature italienne électrothérapique qui, comme nombre, est assez riche, s'est peu occupée des travaux allemands sur le courant galvanique, tandis que l'emploi du courant faradique paraît être assez répandu chez les médecins italiens. Récemment pourtant on a accueilli avec plus de faveur le courant galvanique. Parmi les auteurs italiens, il faut signaler Namias, Fubini, Pl. Schivardi, Oltoni, Rodollî, Giniselli, Brunelli, Vizioli, etc.

En tout cas, l'électrothérapie nouvelle qui, par son développement, constitue une branche assez imposante de la science n'a réellement été créée que par la persévérance et les travaux allemands. Puissent encore, à l'avenir, des intelligences jeunes et actives, s'y consacrer en grand nombre ! Car il reste encore beaucoup à faire dans celte voie.

Erb, — ÉIcctrothérapiu.

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