‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 194 sur 210 · DILATATION · texte numérisé non relu

DILATATION

servent avec prétlileclien du couranl faradique et ce dernier me semble aussi, personnellement, convenir beaucoup mieux, pour le but que l'on doit ici se proposer, c'est-à-dire d'exciter les fibres musculaires listes de l'estomac à se contracter périslaltiquement avec plus d'énergie. Furstner place une électrode à l'hypochondre gauche, l'autre dans la région stomacale et meut cette dernière avec une forte pression, depuis le cardia jusqu'au pylore, le courant étant énergique. — Neftel dispose les deux électrodes sur divers points diamétralement opposés de la surface de l'estomac dilaté et fait ainsi passer 10 ou 20 fois par divers diamètres, des courants d'induction grossissants ; ou bien il fait agir de très forts courants, à 13 ou 20 reprises, durant quelques secondes seulement. — Oka et Harada placent l'An, dans la région du cardia, la Ka est promenée sur la région de l'estomac en la comprimant par intervalles, durant dix minutes, de préférence avant le principal repas.

Eu égard aux conditions anatomiques, voici ce qui me paraît le plus convenable : une grande électrode étant placée au dos, tout contre les apophyses épineuses, à gauche, a la hauteur du cardia, on louche, avec l'autre électrode un peu plus petite, tout d'abord l'épigastre, puis successivement les autres points de toute la surface de l'estomac ; que les courants faradiques soient forts, afin qu'il se produise de vives contractions des muscles abdominaux. Avec le courant faradique, on applique TAn sur lé dos, la Ka à l'estomac d'une manière labile. Durée de séance 3-8 minutes; séances quotidiennes. 11 paraît surtout convenable de faire les séances aussitôt après le lavage de l'estomac pratiqué immédiatement avant.

Vous aurez rarement l'occasion d'appliquer à l'intérieur une électrode au mo3^en d'une sonde pharyngienne appropriée; ce qu'il y a de certain, c'est que les expériences faites jusqu'ici ne sont pas absolument en faveur de cette opération.

Par contre, il nie semble qu'une proposition, faite récemment par de Watteville ' en faveur de la « galvano-faradisation », c'est-à-dire de l'action simultanée du courant faradique et du courant galvanique sur les parties excitantes, parait être pleine de promesses pour les formes morbides qui nous occupent ici. La spirale secondaire de l'appareil d'induction est intercalée dans le circuit du courant de la chaîne galvanique, de telle sorte que le courant d'ouverture s'écoule dans la même direction que le courant galvanique. On gagne à cela, que la force excitante du courant faradique agit partout où l'action modifiante du courant galvanique se manifeste, et ce total de l'action delà Ka du courant galvanique, élevant F excitabilité, avec l'action excitante

'. De Walleville. De la galvano-faradisation. Mcndels Neiirol. Cenli'alb. 1882. No 12.

GIH .MAI.ADIKS DES OHGANJiS IiU MùUVKMENT, Etc.

de l'An du couranl faradiqiie, promet des sucf-ès pat liciiiicr.s dans Irtn éUits ici en question d'atonie et de faiblesse des muscles de l'estomac. Ce procodé mérite donc beaucoup d'être une fois mis à l'épreuve dans ces cas : à part cela, la métiiode d'application est tout à fait la même que celle dans laquelle on emploie le courant faradique ou le courant galvanique tout seul (l'An sur le dos). Très vraisemblablemenl. ce procédé sera plus actif que l'application également praticable, alternante ou successive du courant galvanirpie et flu courant faradique.

J'ajouterai que, dans de semblables cas d'alonie de l'estomac, on ne ferait pas mal d'esseiyer la galvanisation du vague et du symp ithiqiie au cou et dans la région d'émergence des splanchniques au sympal bique dorsal (de la o° à la 10"= vertèbre dorsale).

Mais des expériences thérapeutiques ultérieures pourront seules apporter de la lumière sur ces faits, et ils sont nombreux, vu i intéi-el croissant qu'inspirent de nos jours les afï'eclions nerveuses de l'estomac.

L'électrolhérapie, dans les maladies de ri7iteslin, se meut tout à fait dans la même direction que pour les affections de l'estomac; ici encore, ce sont surtout les perturbations fonctionnelles et nerveuses de l'intestin, qui sont devenues l'objet d'expériences thérapeutiques.

L'enlévopalhie nerveuse, qui l'orme ordinairement une manifestation partielle de la dyspepsie nerveuse et qui se manifeste d'une manière semblable, et seulement un peu difTéi'enle, à cause de la localisation, est traitée, d'après les indications de Burkart, Fr. Richter, Stein, etc., exactement de la même manière et avec le même succès que la d3'spepsie nerveuse. L'application du courant devra naturellement avoir surtout en vue les intestins et les plexus hypogastriques du sympathique.

J'ai déjà fait ressortir précédemment (27" Leçon, p. -468) que Venléml- Qie nerveuse est accessible à un traitement électrique et j'ai dit, en même temps, que, en particulier pour la colique de plomb, on pouvait agir favorablement, au moj^en du courant faradique, non seulement sur la douleur, mais encore sur la constipation.

Mais ce qui est le plus important est incontestablement l'emploi de l'électricité pour exciter les mouvements péristalliques intestinaux, dans tous les élats possibles d'atonie ]im\u' h la parali/sie totale des muscles intestinaux. Ces états pathologiques très nombreux et Irès pénibles constituent évidemment des all'ections favorables pour le traitement électrique; mais il faut ici distinguer deux espèces de formes :

V L'occlusion de l'intestin par une accumulation de matière.'; fécales. On voit, par exemple, après une constipation plus ou moins opiniâtre.

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