‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 32 sur 210 · SIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SIXIÈME LEÇON

SoMMAiHE : Éleclt'ophi/siologie des nei'/'s de la .lensiùilité et du cerveau. — Nerfs sensibles de la pcaii et leur loi de secousse. — Nerfs musculaires sensibles. — Nerf optique cl la réline. — Nerf acoustique et appareil nerveux de l'ouïe. — Nerfs du g-oût. — Nerfs de l'odoral.

Dans ma dernière leçon, je vous ai esquissé l'état de no.s connai.çsances sur l'excitation électrique des nerfs moteurs et des muscles ; je puis donc à l'occasion des actions physiologiques des courants électriques sur les autres nerfs, ainsi que sur d'autres parties du corps humain, me résumer d'une manière assez brève.

Par comparaison avec ce que nous savons sur les nerfs moteurs, les notions que nous possédons sur la façon dont les nerfs de la sensibilité et du ce7'veau se comportent kV égard des courants électriques ne paraissent encore renfermer, que beaucoup de lacunes.

Quand il s'agit des nerfs sensibles de la peau, nous rencontrons d'abord la question bien plus pressante de savoir si le courant galvanique les excite par son écoulement continu, ou seulement par ses fluctuations de densilé. Ce qu'il y a de certain, c'est que par l'application des pôles sur la peau, alors que la force du courant est suffisante, on éprouve une sensation continue, un picotement particulier, une chaleur qui se convertira bientôt en une brûlure uniforme, qui peut s'élever jusqu'à la douleur la pins vive. Une grande partie de cette sensation, particulièrement la brûlure uniforme, peut bien provenir de l'action excitante des corps chimiques que rélectrol)'se dégage sur la peau, et qui déterminent une brûlure comme la pâte de moutarde et d'autres rubéfiants ; mais une autre partie de celle sensation est sans doute l'action directe du courant sur les organes sensibles de la peau. Comment expUquer ce phénomène, c'est là une question sur laquelle les physiologistes ne sont pas tout à fait d'accord ; beaucoup d'entre eux se rangent à l'idée que les organes sensibles des extrémités réagissent sur le courant autrement que les voies de conductibilité, qu'ils sont excités, non seulement par des fluctuations de densité, mais encore par des états continus, par l'écoulement intarissable du courant, et y répondent par une sensation. Ce qui combat jusqu'à un certain point cette opinion, c'est que, même pendant une excitation continue d'un tronc nerveux, les voies de conductibilité par exemple, on ressent une sensation excentrique et continue, dans la région de diffusion du courant. En réalité, lorsqu'on commence l'expérience, par exemple,

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