‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 41 sur 210 · NERFS · texte numérisé non relu

NERFS

APPARITION de la K;iFS avec

APPARITION de la ire KaDS> (Tét) avec

Nei'f fi'onlal droit . ..

— gauclie.

Nerf access. droit. . .

— gauche.

Nerf cubital droit. . .

— gauche.

Nerf péron. droit. . .

— gaiiehe.

8 éléments — 16° 6 élémenis— 18»

6 élémenis— 7° 6 élémenis— 8° 6 élémenis— 3° 6 éléments— So 8 éléments— 7° 8 éléments— 8»

12 élémenis— 32°

10 élémenis— 29" 12 éléments— 29»

12 éléments— 31° 14 éléments— 28»

14 éléments— 27° 14 éléments— 29"

11 élémenis— 28°

Vous obtiendrez des protocoles d'examen pareils chez la plupart des individus sains, d'un âge moyen ; mais je ne vous cacherai pas que des divergences plus grandes ne sont pas précisément rares ; le nerf frontal surtout se comporte d'une manière très variable etje crois qu'il vaut mieux l'exclure de cet examen d'une manière générale, il'aulant plus qu'il n'est pas toujours facile d'établir chez lui la KaDS — Par contre, si l'on passe en revue un plus grand nombre de protocoles d'examen réguliers, on trouvera que les trois autres couples de nerfs se comportent d'une manière assez constante: les cubitaux et les péroniers particulièrement se comportent presque toujours de môme chez des individus bien portants, de sorte que les déviations de l'aiguille, à la KaS tombent chez eux dans les premiers degrés (la résistance au courant élant 150) ; celles du KaFTe entre 25 et 35 degrés.

Assez constante est aussi la différence de 20-25 degrés entre les nombres pour la KaF et KaD, en général ; l'examen de la KaDS fournit un point d'appui assez positif pour connaître le degré actuel de l'excitation galvanique.

Au reste, on peut encore absolument, comme on l'a fait pour KaF et KaD, examiner les autres agents d'excitation sous le rapport de la quantité et rechercher à quelles forces de courant se produisent chez les difi'érenls nerfs, la première AnFS, AnOS et KaOS. Le processus est identique ; je vous ai déjà communiqué les résultats de celte exploration, pour différents nerfs (voir plus haut 5" leçon, page 77). Je puis donc vous renvoyer à ce tableau.

ÉLEOTRODIAGNOSTIC

Ce que j'ai dil auparavant sur roxploralioii ({iianLilalive l'aradiqae s'apjilique aussi, et mieux encore peul-CLre à ia reciierdie galvanique. La méliiode ollVc de grandes dinicuUés el des causes d'erreur et, bien des fois, malgré LouLes les peines qu'on se donne, la recherche n'aboutit à aucun résultat satisfaisant. Cependant jusrpi'ici je ne connais pas de méthode meilleure pour déterminer l'excitabilité quantitative; elle fournit du moins quelques résultats utilisables et comparables, .sûrs en quelque sorte. Ici encore il importe beaucoup, chose très naturelle, que l'on sache profiter de la méthode d'une manière régulière et exacte, appliquer convenablement Icg électrodes, localiser avec soin au point le plus excitable, observer avec habileté les contractions minima, etc. Tout cela ne peut se développer que par de fréquents exercices, si l'on veut arriver à une certitude approximative.

Si vous avez examiné, d'un bout à l'autre, avec les méthodes décrites jusqu'à ce jour, l'excitabilité faradique et galvanique, et cela demande une demi-heure ou trois quarts d'heure, même à un (jbservaleur expérimenté et dans de bonnes conditions, vous aurez acquis, tant bien que mal, une idée de ce qu'est l'excitabilité quantitative du système nerveux moteur. Vous pourrez ensuite étudier de même les muscles ; mais, pour le moment, cette dernière question est d'une importance secondaire.

En tous cas, il vous faut examiner s'il n'y a pas ici d'anomalies dans la loi des contractions, dans le mode des contractions, dans la forme de la coutraclion, etc. Gela a une grande importance pratique ; aussi me faut-il encore ajouter quelques mots sur :

La méthode de la détermination de l'excitabilité qualitative des nerfs et des muscles.

On n'est pas encore arrivé à déterminer, par le courant faradique, l'excitabilité qualitative. Pai' contre Vexpluration qualitative de l'excitabililé (jalvanique est delà plus haute importance, particulièrement pour le-; muscles ; car des divergences, relatives à la loi de secousse et à la forme des secousses, jouent un rôle prépondérant dans l'élec- Irsdiagnostic.

Il s'agit ici de déterminer la loi de secousse, isolément pour chaque nerf et muscle ; de voir si les contractions se succèdent régulièrement par série; si elles ont leur force ordinaire; si elles sont modifiées dans leur forme, leur durée et Itur écoulement. En général il faut appliquer ici la méthode qui a servi pour déterminer ia loi de secousse, c'est-à-dire la recherche polaire avec foules les précau-

MÉTHODE d'exploration POUR l/œiL 143

tiens dont nous avons parlé plus haut. Ici encore on a besoin d'une grande habitude et expérience et d'une certaine dextérité dans le maniement des appareils. Il importe surtout que vous vous orientiez bien pour chaque nerf du corps, au point de vue de ses particularités, qui peuvent tromper le commençant ; j'ai déjà dit de quoi il s'agit ici à propos de chaque nerfdistinct (voir plus haut page 77). Pour les muscles, il s'agit surtout d'explorer le mode de secousse, le développement prompt ou lent de la secousse, la prépondérance de tel ou tel agent moteur d'excitation ; dans tous les cas douteux, il est utile de prendre comme terme de comparaison les muscles homonymes chez des personnes saines. Dans toutes ces études, on ne peut obtenir la certitude nécessaire qu'à force de s'exercer et de se procurer une grande expérience pratique.

Pour certains détails plus délicats, pour la détermination du mode de secousse dans certains petits muscles atrophiés ou dans des nerfs dont l'excitabihté a baissé considérablement, il faut quelquefois recourir à des méthodes d'exploration particulières, afin d'écarter des actions parallèles involontaires et perturbatrices, et d'obtenir, d'une manière aussi isolée que possible, les effets de courant dont on a besoin. Les méthodes nécessaires pour cela se trouveront spontanément à l'aide des lois de la physique. Au reste, à l'occasion, je reviendrai sur cette question. Passons à la

Méthode d'exploration électrique pour l'œil

et nous verrons, à n'en pas douter, que Brenner lui a donné toute la perfection désirable. Ici encore on procède strictement d'après la méthode polaire, simplement en posant l'électrode différente «moyenne» ou « petite » sur les paupières fermées (ou bien aussi sur les tempes ou sur le front), tandis que l'électrode indifférente « grande » ferme la chaîne sur le sternum. Au reste, j'ai cru qu'il était avantageux, pour la clarté et la netteté des sensations optiques et galvaniques d'appliquer sur la nuque l'électrode indifférente ; on peut aussi opérer de la sorte. On procède ensuite de la manière ordinaire à l'examen, pour la KaF et 0 ainsi que pour l'AnF et 0 sur chacun des yeux. La force de courant, nécessaire à cela, est ordinairement très faible. Il suffît de quatre ou six ou au plus huit éléments.

Cette exploration est souvent difficile, parce que l'observation des individus sur eux-mêmes est parfois insuffisante, pour saisir et préciser les sensations de lumière et de couleur, mais l'expérimentateur finitpar atteindre son but, à force de chercher avec circonspection et en in struisant convenablemer)t le sujet de l'expérience. Ce résultat est encore Erb. — Électrolhérapie, in

1 ^li ftU'CrnODIAG.NOSTIC

facilité quand on procède à l'investigation dans une chambre à demi obscure et, naturellement, sur les yeux toujours fermés.

Par suite de la grande excilabililé de la rétine, il est parfcjis difficile, dans des cas d'affeclion imilatcrale, d'éviter les sensations de lumière, produites par des traînées de courant sur l'autre œil uon armé, en d'autres termes, de les séparer des sensations de l'œil étudié par l'observateur. En pareil cas, il ne faut pas appliquer sur le sternum l'électrode B ; ou l'applique comme « petite » électrode, sur la tempe du môme côté, une autre électrode, « petite» aussi, est placée sur les paupières fermées, comme électrode d'excitation. De la sorte, on atteindra généralement son but et l'on obtiendra, du moins grâce à des intensités médiocres de courants, une réaction, complètement isolée, de l'œil ainsi étudié. La

Méthode d'exploration de l'oreille

a aussi été exposée d'une manière systématique, pour la première fois, par Brenner. Mais la méthode, employée d'abord presque exclusivement par Brenner, consistait à diriger le courant, aussi concentré et aussi sûr que possible dans l'oreille et vers les nerfs auditifs, de telle façon que l'électrode différente était introduite, sous diverses formes dans le conduit auditif extérieur rempli d'eau ou d'une solution saline et protégé en partie par de petits entonnoirs en verre ou en caoutchouc, quelquefois aussi par des bonnets d'éponge. Ritter introduisait dans chaque oreille un fil conducteur, et il opérait alors avec des courants d'une force incroj^able. Mais c'est de Brenner seul que provient aussi la découverte de l'exploration polaire, pour l'oreille et l'élaboration d'une méthode d'exploration aussi satisfaisante aux points de vue scientifique que technique, méthode que je vous ai déjà décrite. Il est vrai que, par l'introduction du pôle différent dans le conduit auditif externe, la recherche est devenue extraordinairement douloureuse et presque intolérable ; en outre, quand on a rempli le conduit auditif avec de l'eau, on provoque des bruits parallèles et perturbateurs, qui augmentent beaucoup les difficultés de l'observation de soi-même.

.J"ai donc modifié la partie technique de la méthode, de manière à placer immédiatement devant l'oreille, comme électrode d'excitation, une électrode moyenne, bien trempée, de telle façon qu'elle couvre encore tout le tragus et le comprime un peu vers l'intérieur, sans toutefois fermer entièrement le conduit auditif; ce procédé a été assez généralement adopté comme « mode d'exploration externe ». L'électrode B peut dès lors être fixée au sternum. On peut aussi l'appliquer sur la main qui n'est pas du môme côté que l'oreille qu'on examine ; mais ce qu'il y a de plus facile à faire pour arriver au but, c'est de

MÉTUODE DEXPT.OlUTION l'OUH l'OHH:! LLIÎ 147

rappliquer sur Ja nuque, soit à cause de la faible résistance au courant, dans cet endroit, soit parce que l'on peut mieux diriger sur ce point les traînées du courant les plus denses. J'ai déjà expliqué ce que l'on fait ensuite; j'ai dit comment on produit les fermetures delà Ka, lorsque grandit la force du courant; comment, dans l'intervalle, on examine les autres agents d'excitation et comment, dans des cas particulièrement difficiles, on force l'excitation au moyen de changements des pôles positif et négatif. Permettez-moi seulement de vous donner encore quelques conseils pratiques, surtout en ce qui concerne les difficultés de l'exploration des personnes bien portantes.

Repos, patience et beaucoup d'habitude voilà les conditions indispensables ; des séances réitérées sont souvent nécessaires pour habituer les personnes que l'on explore aux actions parallèles, diverses et désagréables. Un avis bien compréhensible, sur ce à quoi elles doivent particulièrement faire attention, facilite beaucoup le succès. Il faut d'abord commencer par de faibles courants dont on augmente peu à peu l'intensité. On facilite particulièrement l'apparition de la KaF- Réaction, quand on a fait agir préalablement AnD. Ensuite, plus tôt on fait suivre l'AnO de la KaF, plus on effectue avec rapidité le changement, à l'aide du commutateur des courants, plus tôt et plus fortement agit la fermeture du pôle négatif; dans cette opération, on fera bien d'intercaler l'appareil de Brenner. L'obtention de l'AnO-Réaction est facilitée par une durée plus longue de la fermeture. Mais le plus sûr moyen de l'obtenir, c'est d'introduire peu à peu, pendant An!) les forces de courants les plus grandes que l'on puisse supporter, [)ui3 d'ouvrir subitement la chaîne. J'ai obtenu souvent de bons résultats, après avoir fait quelques essais avec l'électrode B sur la main, en l'appliquant sur la nuque et en continuant l'opération. L'examen galvanique, des personnes ayant des maux d'oreilles présente oi'dinairement des difficultés bien moindres.

Méthode d'exploration pour le g-oût.

Si vous voulez procéder à l'étude galvanique du goût, vous n'avez qu'à appuyer les deux pôles sur vos joues, c'est-à-dire à faire passer le courant transversalement par la cavité buccale, et à vous faire expliquer par les personnnes qui subissent l'épreuve, les différentes sensations qui se manifestent nettement et qui varient selon la joue droite et la joue gauche. Pour des explorations plus exactement localisées, on peut également utiliser la méthode polaire. On pose sur différentes parties de la langue, du gosier, des joues une « fine » électrode-éponge, d'une forme appropriée, ayant une poignée avec interrupteur. L'électrode posée, on étudie la KaF et KaD, AnF et AnD.

ÉLECTRODIAGNOSTIC

Enfin Neunnann a indiqué une excellente méthode pour l'étude de la localisation compliHe du goût : h un catliéler élastique ou à une barre de verre sont fixés, bien isolés, les deux fils polaires de telle façon que leurs deux extrémités, garnies de petits boutons, proéminent librement, l'une à côté de l'autre, à une distance de 2 à 3 millimètres. Armée de de 1 à 2 éléments, cette électrode double est un excellent moyen pour sonder toute la cavité buccale, en des point limités, et de provoquer ainsi une sensation galvanique de goût. Si on la met sur la langue, on ressent, h côté d'une brûlure légère un picotement et une sensation nettementaccentuée (saline, acide et métallique). Il faut appeler l'attention des personnes, que l'on opère, sur cette double sensation. C'est ainsi que l'on peut constater aisément et sûrement les limites qui séparent les corps savoureux d'avec les corps insipides, de môme que les différences pathologiques de la sensation du goût qui peuvent exister sur les deux moitiés de la langue.

J'en reviens enfin à 1'

Examen électrique de la sensibilité de la peau.

Naturellement on n'a pas laissé échapper un moyen, aussi commode que le courant électrique, d'apprécier la sensibilité de la peau. A vrai dire, on ne s'est pas toujours rappelé qu'au moyen des courants électriques, on peut examiner sur la peau deux sortes de phénomènes: d'abord l'excitabilité électrique des nerfs de la peau eux-mêmes et de leurs terminaisons, comme nous le faisons pour les nerfs moteurs, par conséquent la loi sensible de secousse ; ensuite la façon dont la peau se comporte comme organe sensible à l'égard de l'excitation électrique qui produit sur la peau une sensation spécifique, à ranger au nombre de ce qu'on appelle les sensations communes.

On peut se demander si, à cet égard, on a raison d'essayer d'apprécier, au moyen de l'électricité, « la sensibilité absolue » de la peau et de l'utiliser en quelque sorte comme la mesure générale du degré de son excitabilité sensorielle; de graves objections surgissent contre ces théories. La peau considérée comme organe des sens, ne peut être étudiée qu'avec les excitants qui lui sont adéquates ; or ceux-ci sont pour la peau, les attouchements, la pression, les températures plus ou moins élevées et les degrés extrêmes de ces excitants qui provoquent la douleur. Or on peut discuter la question de savoir si l'électricité peut être comptée parmi ces excitants « adéquates » de la peau. Personne ne s'avisera de vouloir étudier, à l'aide du courant électrique, l'acuité de la vue, le sentiment des couleurs, la sensibilité à la lumière ; nous pouvons cependant très bien utiliser le courant électrique pour étudier excitabilité « électrique » de l'appareil nerveux visuel. En effet, il en

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