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RÉACTION DU MUSCLE CONTRE LE COURANT FARAI). HT GALVAN

1» Polyomyélite ant. chronique.

Région du péroné, côté droit.

Première AnFS avec 8 Ele. 8° de Déviât deraig-,

» KaFS 10 19° 2° Paralysie traumat. du bras (période avancée). Muscles extenseurs sur l'avant-bras.

Première AnFS 18 El. 24° KaFS 10 El. 28°

3° Paralysie des nerfs de jtlusieurs muscles du bras

Muscles biceps droit.

Première AnFS 12 El. 14° » KaFB IG El. 18°

4° Névrite multiple progressive.

Muscles extenseurs à l'avant-bras.

Première AnFS » 10 El

El

Secousse lente

KaFS

Muscle vasle interne.

Première AnFS » 10 » KaFS 12

Muscle vaste externe.

Première AnFS » 12 î) KaFS 16

El.

El.

El.

El.

•TSo

Secousse lenle

Secousse lente

Secousse lenle

Secousse lente

Secousse lenle

Ce phénomène apparaîtra aussi très nettement dans les courbes cijointes que je dois à l'obligeance de mon ancien assistant M. le D'" Kast à Fribourg-en-Brisgau. Les courbes relevées dans la région du péroné nous indiquent seulement des secousses de fermeture, Ka == KaF An = AuF. La première courbe appartient à une personne saine, les deux autres proviennent d'un cas avec réaction de dégénérescence dans la région du péroné (à la suite de poliomyélite antérieure chron.) Une plus ample explication n'est pas nécessaire pour qu'on remarque la prédominance du pôle positif (An) sur le négatif (Ka), le moindre escarpement et la largeur plus grande des courbes de contraction comparées aux courbes normales.

Ce qui existe pour la AnF, existe d'une manière analogue pour la KaOS ; cette dernière croît également d'une façon relativement plus rapide que la AnOS et lui devient très vite égale, bien que la secousse d'ouverture du pôle négatif soit rarement plus grande que celle du positif (KaOS > AnOS); pourtant j'ai remarqué le fait bien des fois d'une façon tout à fait indubitable et manifeste. Cela n'est pas toujours facile à constater parce que les secousses d'ouverture qui, dans les premiers moments, s'obtiennent aussi sous une forme extra

174 ÉLECTHÛDIAGNOSTIC

oi-fiiiiairomonL vive el légère (rc-lal,iv(;iiH;iil beaucoup plus légère que la iiurnuilo), s'en \onl IjieiilôL el tlisparaisseiiL, en partie, .à cause des conlraclions toniques de fermeture, qui durent jusqu'à l'ouverture de la chaîne, en partie aussi parce que, avec la lenteur croissante des conlraclions, l(;s muscles perdent la faculté de réagir sous un excitant de courte duriie (Brenner), el l'excitant d'ouverture ne doit être que de courte durée. Celle absence des secousses d'ouverture n'i^sL du reste considérée parLeegaard que comme une exception.

Figure 22.

Courbes ()o secousses (le rermeture, «Inns une exfilation iliiectn (uni.-jolaire) des ma(ele< , à la région

.In pùioné n la jamlie. Ka = KniïP. An = AiiKS.

Kn An Kn An Ko An Kn An Kn An Ka An

1. Courbes d'une jeune fille saine. 33 Kl. KaKS notamment plus forte qu'AnFS.

2. Cas (le l'oliomyclite ant. cliron. — DR. — Courbe do la région du péroné. 33 El. — .AnFS notamment plus forte (jue KaFS.

3. Le même cà^: — Avec 40 Kleui. — Prédomiuautju de r.\ni'"j et caractère lent des ^ecousâeâ très évident.

Celle manière d'être, élévation et modification qualitative de l'excitabilité électrique, persiste dès lors sans changement, plus ou moins longtemps, 3, 6, 8 semaines.

Mais alors apparaît un affaiblissement graduel de V excitabilité galvanique, tandis que les variations qualitatives, surtout la lenteur des secousses, continuent à persister; mais des forces de courant de plus en plus fortes deviennent nécessaires pour développer ces contractions lentes.

Dan- ' is iiiriirables. cette diminution progresse toujours davantage eî on arrive [)eu à peu à rendre l'excitation des muscles on ne

HÉACTION 1)U MUSCLU CONTRE LE COURANT GAT.VAMOUE d73

peut plus difficile; la KaFS s'éteint enfin la première complèlement et il ne reste plus finalement qu'une AnFS très faible comme dernière manifestation vitale des fibres musculaires qui existent encore ; ce qui t'ait opposition avec l'extinction simple de l'excitabilité galvanique, dans laquelle la KaFS esOrdernière réaction persistanté/nësr 'années peuvent s'écouler avant que l'excitabilité galvanique disparaisse complètement du muscle dégénéré.

Pans les cas curables toutefois, avec le retour de la motililé et de Texcitabilité électrique des nerfs, les -phénomènes noimaux se rétablissent aussi feu à feu dans le muscle, plus ou moins rapidement il est vrai, suivant que le régénération se produit plus tôt ou plus tard. Mais vousne devez jamais vous attendre, avoir aussitôtaprès leretour de la conductibilité et de Texcitabilité des nerfs, les muscles revenir également à leur état normal; les transformations survenues dans les muscles ont besoin d'un certain temps pour redisparaître et ainsi vous devez vous attendre, en toutes circonstances, à ce que les signes de la réaction de dégénérescence dans les muscles durent encore un certain temps, plus ou moins long, après le retour de l'excitabilité dans les nerfs""; et il peut arriver ainsi que des secousses qualitatives normâTes soient de nouveau développées par les nerfs, tandis qu'en excitant directement les muscles, les secousses qualitatives anormales de la DR apparaissent encore. Mais c'est très graduellement — peutêtre encore durant l'accroissement d'excitabilité, mais plus souvent alors que celle-ci a déjà commencé à s'affaiblir, — que la réaction normale se rétablit, que la AnFS se réduit plus, que la lenteur des secousses cesse et qu'ainsi tout peut redevenir normal ; mais, dans la règle, l'excitabilité est, à ce moment, parvenue à un degré quantitatif essentiellement inférieur et il se passe encore longtemps avant que ta motilité se rétablisse conformément à la normale.

En ce qui touche la différence excessivement surprenante entre l'excitabilité faradique et galvanique du muscle, différence qui a donné l'impulsion initiale aux explorations les plus rigoureuses sur la DR, la cause en a été placée par Neumann dans la différence physique des deux genres de courant. Neumann a fait remarquer que, dans de semblables cas pathologiques, des courants d'une certaine durée sont seuls en état d'exciter les muscles transformés ; comme les courants faradiques, pendant leur passage, sont d'une durée tout à fait momentanée, d'une grande rapidité d'égalisation, ils restent sans effet sur le muscle affecté. Quand, à l'aide d'une disposition quelconque, on transforme le courant galvanique actif en un courant de très courte durée, ce dernier reste également complètement sans effet ; et tel est encore le cas, même avec des courants galvaniques très forts, tandis que des actions très intenses sont déjà développées par de très faibles courants

176 lÏLECTRODIAGNOSTir:

(le longue durée. Ainsi s'explique ce fait que l'on réussit souvent, à une époque délormiiiée do la paralysie, à l'aide des courants, durant un pou plus lorif^lemps, de rap|)areil de rotation magnéto-électrique (et même à l'aide du courant faradique des spirales primaires), à développer encore des contractions, tandis que les courants faradiques secondaires sont déjà complètement sans effets.

De celte façon sans doute on établirait une cause physique pour la divergence do l'cxcilabilité faradique et galvanique de ces muscles; mais la raison pour laquelle les muscles dégénérés perdent la faculté de réagir contre des courants de courte durée, tandis qu'ils répondent d'une façon plus accentuée aux courants de longue durée, reste encore tout d'abord à déterminer et constitue un problème pour la physiologie pathologique. Mais, certainement, ce sont les modifications chimiques et moléculaires liées à la dégénérescence de la substance contractile, qui doivent être invoquées, en première ligne, comme éclaircissemenl.

Mais une autre manifestation, qui surgit durant la disparition graduelle de la DR et que nous ne pouvons que brièvement mentionner ici, a certainement les rapports les plus étroits avec ces variations ; c'esf l' augmentation d'excitabilité mécanique des m.uscle<i. Je l'ai décrite en premier lieu ; Hitzig d'autre part l'a découverte tout à fait en dehors de moi, mais il l'a, par erreur, attribuée aux. nerfs. Elle peut, dans tous les cas en question, être observée d'une façon plus ou moins évidente et elle se prouve par ce fait que les muscles répondent par une contraction très nette mais lente, à une excitation mécanique quelconque, même très faible (de préférence à un coup léger et de courte durée porté avec un marteau de percussion, ou plus simplement, avec le doigt, ou une simple pression ou même l'éloignement rapide d'un corps déprimant). Cette manifestation se relie, on ne peut plus étroitement, avec l'augmentation de l'excitabilité galvanique, mais elle se produit d'ordinaire plus tardivement et, dans la règle, s'évanouit aussi un peu plus tôt que celle-là, mais dans des cas favorables, elle peut être observée durant des semaines et des mois.

Ici se termine la description, si je puis m'exprimer ainsi, des manifestations capitales et typiques de la réaction complète de dégénérescence ; si, dans tous les cas, elles ne présentent pas exactement la môme marche, cela s'explique de soi par les circonstances propres qui existent dans la réalité ; c'est ce qui ressortira d'une façon encore plus positive des particularités de l'exposition ultérieure. Nous avons affaire, en pathologie, non à des expériences simples et nettes mais à une multiplicité extraordinaire de phénomènes qui sont susceptibles de la gradation et de la complication la plus diverse. C'est là ce que vous no devez jamais perdre de vue.

RÉACTION DE DÉGÉNÉHESCENCE

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