TRAITEMENT GALVAN. DES POINTS DE PRESSION ET DE DOULEUR
de pression dans les plexus nerveux ou dans d'autres endroits des trajets nerveux et il a trouvé confirmées ses expériences antérieures concernant l'action eETicace du pôle positif sur ces points ; il en est de même des névralgies, de la crampe des écrivains, du spasme facial, de la migraine, du hoquet, etc. Il conseille de commencer toujours le traitement, avec de faibles courants (de 4 à 8 éléments), ces courants étant souvent plus efiicaces que des courants plus forts.
Rosenbach trouva, au moyen de l'exploration électrique, très propre à la découverte de ces points de douleur toute une série de points dans la chorea minor (sur la colonne vertébrale, le cou, différents endroits de la poitrine), ici encore le traitement galvanique parut produire des résultats excellents.
Tout récemment Brenner a aussi parlé de semblables points douloureux sur la colonne vertébrale, dans la scialique, le tabès, etc. ; il en constate l'existence au moyen du courant galvanique, en descendant lentement avec le pôle négatif le long de la colonne vertébrale, le courant ayant une force qui excite nettement la peau, mais sans causer de douleur. Dans des endroits déterminés qui souvent ne sont pas plus douloureux, quand on les presse, que des parties saines, les malades se contractent vivement, à cause d'une sensation de douleur intense, sans que le galvanomètre indique ordinairement, en ces endroits, une forte déclinaison de l'aiguille ; ces endroits sont souvent en rapport très direct avec le siège des douleurs névralgiques ou lancinantes, surtout quand il s'agit de douleurs en ceinture. Leur traitement logique à l'aide du pôle posilif fait disparaître peu à peu ces sensations douloureuses et amène ordinairement la fin de la névralgie, de la douleur en ceinture ainsi qu'une notable amélioration dans le tabès. M. Meyer a vu des faits semblables dans deux cas de tabès. Voigt aussi a vu et traité avec succès de semblables points douloureux galvaniques sur la colonne vertébrale, chez quelques tabétiques.
Moi-même, jusqu'ici n'ai constaté que dans des cas tout à faits isolés, des manifestations semblables et très souvent j'ai cherché infructueusement ces points de pression et de douleur. Dans un cas récent de tabès, j'ai remarqué que le phénomène se manifesta nettement et que le résultat du traitement galvanique fut très satisfaisant. Peut-être le traitement électrique de Holst. appliqué avec succès a l'hyperesthésie ovarienne chez les hystériques, peut-il se ranger dans la catégorie qui nous occupe.
En tout cas ces faits sont très intéressants et susceptibles de provoquer des études ultérieures; mais pour le moment, ils échappent encore complèlemeni à une interprétation plus exacte ; une explication satisfaisante de l'apparition des points douloureux, provenant de la pression et des courants électriques, ne peut pas encore être donnée
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ici, et encore moins nno explication de leurs rapports avec l'étal palliologiqiio principal et avec l'action thérapeutique remarquable de leur traitement galvanique. Kn tout cas, il est indubitable que, dans des cas nombreux, le li-aitemeul de ces points de pression et de douleur est d'une utilité incontestable et ils mériteront certainement à l'avenir d'être pris en soigneuse considération. Je veux encore indiquer comme indispensable que les points de douleur galvanique ne soient déterminés qu'à l'aide du galvanomètre, comme l'a fait déjà Bi'enner.
La meilleure méthode de traitement de ces points paraît être \! action stable exercée sur eux par le pôle positif, avec un courant faible ou médiocrement intense. Le pôle négatif peut, durant cette opération, être appliqué indifféremment à tel ou tel endroit ou à des points de douleur plus périphériques, suivant les circonstances du cas ; la durée de l'application doit être d'une à cinq minutes. Naturellement on peut
Figure 27.
Simple élémenL, d'après Cîiiisolli. a =: plaque <lc zine, sur- le devant : b ^ plaque de cuivre, sur l'arrièr**. Ratlacliement au moyen d'un fil de cuivre plus ou moias long et rev^-lu d'une gaine, e = endroit de la soudure ; d = petit bouton autour duquel s'enlace le 111, pour livitor les raptures qui sont trop fréqueDles-.
ajouter à cette application tous les procédés électrothérapeutiques ultérieurement possibles.
2° L'autre méthode à mentionner encore ici est celle que quelques savants proposent et qui en partie a été employée sur une vaste échelle ; cest un traitement avec des courants galvaniques, 1res faibles, mais ayant une longue action continue. Je parle de courants de 1, 2. 3 et au plus 4 éléments, qui sont introduits dans la partie malade, soit que les métaux producteurs du courant sont eux-mêmes directement appliqués sur la peau ou au moyen d'électrodes convenables et doivent ainsi fonctionner continuellement pendant une série d'heures, de jours et de semaines.
Ciniselii a probablement été, parmi les moderne? (les recherches antérieures avec de semblables couples simples datent déjà de la jeunesse du galvanisme), le premier qui ait recommandé l'application d'un semblable « élément simple » (d'une couple de disques de zinc et de cuivre, relié à l'aide d'un fil isolé, voir ci-contre la fig. 2.) sur la peau, pour la guérison de différentes affections nerveuses. Ces plaques peuvent être de diverses grandeurs (à peu près comme nos électrodes