TRAITEMENT AVEC DES COUR. GALVAN. FAIBLES CONTINUS 25T
« moyennes » et « grandes » ) ; elles doivent être nainces et nexibles, nottoyées et polies, cavant chaque application, et elles doivent être fixées au moyen d'emplâtres ou de compresses aux endroits désirés, auxquels leur courbure doit correspondre. Leur action devient plus intense, quand on place dessous un petit linge blanc humecté d'eau salée ou acidulée et qui doit toujours rester humide. Il est à remarquer que, dans cette opération, le zinc représente le pôle positif et le cuivre le pôle négatif. D'autres plaques métalliques quelconques peuvent être employées à la confection de ces « éléments simples ».
Pour obtenir des effets thérapeutiques, il faut porter ces plaques tous les jours, pendant plusieurs heures (2, 6, 12 et même plus), on peut même les garder pendant des journées et des semaines entières. Si la peau est très sensible, il peut se former, sous les plaques, des inflammations et des abcès purulents ; dans ce cas, il faut souvent changer l'endroit d'application et diminuer la durée de l'emploi.
Le port de ces petits apppareils fut trouvé utile par Ciniselli, dans des névralgies, des paralysies, des maux de tête, etc. Ces plaques sont d"un prix très modéré ; on peut aisément leur donner la forme et les dimensions voulues ; on les garde même durant le travail.
Une autre méthode, en principe tout à fait analogue aux précédentes, de l'usage de courants galvaniques faibles mais continus a été essayée, sur une large échelle par Le Fort et proclamée très efficace. Elle consiste dans l'application d'un courant de 2, 3 et au plus 4 éléments galvaniques (Pile Trouvé-Callot : élément de zinc et de cuivre, sans diaphragme ou les petits éléments de papier de Trouvé, ou n'importe quel autre élément d'une durée suffisante). Ce courant est introduit dans la partie malade, à l'aide des électrodes ordinaires et il doit fonctionner continuellement pendant des jours et des semaines ou avec des courtes interruptions, éventuellement, rien que pendant la nuit. Ce qui vaudrait le mieux dans ce but, ce sont des électrodes en étain' très flexibles, d'une grandeur moyenne, que l'on recouvre de cuir et que l'on humecte d'eau salée ; pour les tenir humides, on les recouvre de papier caoutchouc et on les consolide avec du diachylon ou des bandes.
Le Fort regarde ces faibles courants comme indiqués particulièrement pour toutes les paralysies, toutes les parésies avec atrophie simple ou graisseuse des muscles, dans les paralysies réflexes, à la suite de contusions, partout oii la nutrition des muscles est mauvaise et enfin aussi dans des contractures. Ses résultats ont été incontestablement très bons et il se peut bien que, grâce à cette méthode, on puisse remplacer de nombreuses applications usuelles du courant galvanique.
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ÉLIÎCTHOTUKKAI'IE GIÏNKKALIi
Vullat a esiayé ceLle méthode conlro les atrophies, les parésies et les paralysies des muscles, si nombreuses à la suite des affections articulaires et il en rapporte on effet des rt'isult.ils rem.irquaijles. Après peu de jours ou de semaines, il se maiiiCeste dc'Jù une amélioration et la guérison de ces cas est, dit-on, plus rapide qu'avec tout autre traitement. On commence à l'employer, lorsque la période indammatoire aiguë est terminée et a fait place à un état plus chronique ou quand cet état existe à ftrhiri. Vallat recommande, i-ègle générale, lo direction descendante du courant. Plus lard on peu ajouter à cette méthode la faradisation des muscles ; mais seule, cette faradisation est bien moins efficace.
Dès la première publication de Ciniselli, je me suis proposé d'essayer plus souvent l'emploi de ces courants faibles mais continus ; j'ai recommandé l'élément simple à beaucoup de malades et j'en ai obtenu quelques résultats. Un collègue souffrant d'une crampe des écrivains se sentait mieux pendant le jour, quand il portait l'élément. Qand il y avait douleur à la tête, insomnie, je l'ai souvent employé avec succès, en l'appliquant à la tête; mais cela donnait surtout de bons résultats, dans plusieurs cas de névrosthénie hystérique poussée à un haut degré chez des femmes délicates, et accompagnée de faiblesse musculaire très considérable : je leur faisais porter l'élément sur le dos, tous les jours pendant quelques heures. Si seulement il n'était pas si difQcile de distinguer ce que fait l'influence psychique. Dans un cas de tremblement sénile, je trouvai que le courant faible mais continu (de 4 éléments) était utile ; j'ai aussi employé le procédé Le Fort, dans plusieurs cas d'atrophie du triceps après des inflammations de l'articulation du genou ; dans un de ces cas, j'ai eu un succès marqué.
Ce procédé me parait donc mériter des épreuves ultérieures et objectives ; mais jusqu'à quel point, peut-on le mettre en parallèle avec la « chaîne de Pulvermacher » dite, électrique, que l'on porte depuis et avec d'autres chaînes, au moyen des quelles, Hiffelsheim entre autres paraît avoir fait de nombreuses expériences. Ces dispositions et d'autres semblables, telles que par exemple les petites colonnes de M. Mayer fournissent-elles des courants réellement continus et suffisamment utilisables ? Ce sont là des questions sur lesquelles je ne saurais émettre aucun jugement, car je ne les connais pas, et elles jouent un trop grand rôle dans la thérapeutique profane et le charlatanisme.
Je ne crois pas devoir approfondir ici les manifestations de la mélalloscopie que, de diflerents côtés, l'on a cherché à ramener à des courants électriques très faibliv-;.
PRINCIPES GÉNÉRAUX ÉLECTROTUÉRAPEUTIQUES