‹ Traité de l'amaurose ou De la goutte-sereine ouvrage [electronic resource]Chapitre 17 sur 35 · AMAUROSES STHÉNIQUE ET ASTHÉNIQUE · texte numérisé non relu

AMAUROSES STHÉNIQUE ET ASTHÉNIQUE

se détériorant d'une manière notable, pendant et quelque temps après l'époque du flux menstruel.

Dans l'amaurose sthénique, la vue est généralement meilleure le soir que dans la matinée et durantlejour, la lumière, moins vive dans le premier cas, incommodant moins les yeux. Le contraire a lieu dans l'amaurose asthénique.

Dans la première , le sujet accuse communément des douleurs sourdes dans les orbites, au front, à la tète; il se plaint de bourdonnements d'oreilles, de vertiges. La congestion rétinienne donne parfois lieu à un éblouissement instantané , par l'effet duquel le malade ne distingue plus la couleur des objets , et peut à peine en reconnaître les formes, état qui dure plus ou moins, ordinairement plusieurs minutes. Ces caractères manquent dans la seconde.

Dans l'une comme dans l'autre , les désordres fonctionnels peuvent varier, depuis le simple trouble des perceptions, jusqu'à la cécité. Mais, dans l'amaurose sthénique , le malade est tourmenté par l'apparition de corps brillants ou incandescents, qui, surgissant même dans l'obscurité de la nuit, semblent sortir des yeux, comme d'un caillou frappé par le fer. Mackenzie nomme spectre circulatoire celui que caractérisent ces sco tomes enflammés, qui éclatent en tous sens sur le champ visuel ; il en place la cause dans la compression de la pulpe rétinienne par les vaisseaux congestionnés. Dans cette même forme de goutte-sereine, le malade est susceptible d'apercevoir également des corps noirs de toute sorte , qui s'associent fréquemment aux bluettes. L'amaurose asthénique, au contraire, exclut la myodésopsie étincelante, le sujet ne distinguant que des taches d'une coloration plus ou moins foncée.

yïi TKAlTK DE I.'aMAUROSK.

La pupille est le plus Sdufëfll dÔIitractéô, dans l'amanrose hypersthéniquc; communément même , ou remarque que la chambre antérieure est relrécie par la turgescence de l'iris, membrane émhieniiiien! \ aseulaire, el que le bulbe est tendu et rénilenl. Un voit parfois encore la sclérotique revêtir une teinte légèrement bleuâtre , Èë qui dénote une congestioti choroïdienue. La pupille est plutôt susceptible dë dilatation permanente dans l'amaurose asfhénique. Cette dilatation et l'immobilité pupillaire sont à peu près constantes à une période avancée de la maladie.

La tâche du médecin serait facile, si les caractères qui viennent d'être exposés étaient toujours aussi tranchés que nous venons de le dire. Mais , il est des cas où de la confusion règne dans les manifestations morbides, cas dans lesquels une grande habitude est nécessaire pour juger le mal et dicter les moyens à lui opposer. Onn'y arrive que par l'observation clinique. Quelquefois aussi, les conditions de l'élément nerveux de la rétine jettent, dans la production des phénomènes , un vague qui justifie l'embarras dans lequel peut se trouver le praticien.

ARTICLE IL

De la conjonctivite, de la cristalloïdite antérieure et de l'exophlhalmos, dans l'amaurose congestive. Du flottement de l'Iris, dans l'amaurose torpide.

Dans l'amblyopie et dans l'amaurose hypersthénique , le sang ne se borne pas toujours à occuper les tissus profonds du bulbe visuel; il peut souvent venir congestionner les vaisseaux superficiels, ceux de la conjonctive. C'est, d'ordinaire, parles caractères objectifs de la conjonctivite catarrhale que les phénomènes de celte corn

AMAUR09ES STIIKiMyl'l'. Kl ASt&ÉNIQUE. 99

plication se PêVèlëliti Tdlliëfôîs, dans les amauroses déjà anciennes, cl gtirtêut chez les sujets eii proie à des dérangements dans la circulation abdominale , et chez les femmes après la ménopause, il n'est pas rare d'observer une turgescence variqueuse des vaisseaux situés dans le tissu cellulaire sous-conjonctival. Assez éloignés les lins des autres, d'un rouge brun, d'un fort calibre, tortueux, cheminant principalement dans la direction des muscles droits, et s'anastomosant en grandes arcades, à quelques millimètres de la cornée, ils constituent l'injection connue dans l'ophthalmologie allemande sous le nom d' arthritique, celle qu'on rencontre dans la choroïdite et dans le glaucome. Comme symptômes physiologiques à ajouter à ceux de la maladie principale, nous trouvons de la démangeaison, du picotement, un sentiment de gravier derrière les paupières; du mucus s'amasse surle bord libre de ces voiles, qui s'en trouvent parfois agglutinés au réveil. Il faut se souvenir crue la conjonctivite simple s'accompagne fréquemment d'un certain trouble de la vision, qui s'exaspère surtout dans la soirée ; on doit donc éviter de la confondre, quand elle existe seule, avec une aniblyopie, ce que j'ai vu arriver à des pra ticiens, dans des cas chroniques. La présence de quelques uns des symptômes, déjànotés, de l'amblyopiesthénique viendra, dans de telles circonstances, dissiper tous les doutes.

La cristallotdite antérieure est une complication plus trrave, comme susceptible d'entraîner a sa suite des opacités capsulaires, des synéebies permanentes, et de disposer encore à la production d'un obscurcissement de la lentille. Ii, nua-e tftgtf, une série de fumée blanchâln> sont c,,;i,„.|ies au dcbul,sur le feuillet malade, qui „e firé^mV, dans quelques cas. ,,,,'„„ ,,njll(i||«. [fftfg ou

Page 1