‹ Traité de l'amaurose ou De la goutte-sereine ouvrage [electronic resource]Chapitre 5 sur 35 · NÉCESSITÉ DE S'ÉCARTER DE LA ROUTINE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DE S'ÉCARTER DE LA ROUTINE

disposantes ou efficientes des accidents, et dont, la cessation seconde très avantageusement la guérison. Les amauroses ne résistent souvent avec une opiniâtreté désespérante, aux remèdes que l'on peut employer pour les combattre, que parce que les malades qui en sont affligés sont voués par la nécessité au soin de pourvoir à leur subsistance, plusieurs même à celle de leur famille, d'où, il résulte que les effets de nos médications sont annihilés, et le plus fréquemment surpassés par l'abus incessant de l'organe. Le cordonnier, qui travaille au globe ; l'horloger, qui contemple des objets petits et brillants avec sa loupe ; l'ouvrière , qui se livre à de minutieux travaux d'aiguille; le peintre, sans cesse occupé à étudier les effets variés des couleurs et de la lumière, ne guériront jamais tant que le repos ne viendra pas réparer le tort causé par la fatigue. Je suis persuadé que beaucoup d'amblyopies se dissiperaient par de simples soins hygiéniques et par la précaution surtout de ne point fatiguer les yeux à la lumière artificielle. Nous avons vu bien des malades chez lesquels une amélioration , survenue après les loisirs du dimanche, était abolie par les travaux subséquents. On ne saurait assez proscrire la chandelle, dont la fumée fétide irrite l'organe visuel, et dont la flamme vacillante, inégale, peu abondante, lui est plus pernicieuse encore. Si nous en croyons le géomètre Bouguer, citation que nous empruntons à M. Reveillé-Parise (1), la force de la lumière du soleil esta celle de la lumière d'une chandelle, qui éclaire à 12 pieds de distance, comme ll,66/i est à 1. On a expérimenté, ajoute-t-il, que vingt chandelles allumées dans un lieu

(1) Reveilué-Paiuse, Hygiène oculaire, chap. ix.

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