DE LA KÔPI.OPIE
petite dimension, le soir surtout ou à un derrti-jour. Il est urgent alors de leur donner des verres convexes. Nous connaissons un presbyte, aujourd'hui âgé de plus de soixante-dix ans , et qui porte des lunettes pour lire et pour écrire , depuis trente années. C'est à leur usage qu'il rapporte d'avoir conservé sa faculté visuelle dans l'état d'intégrité où elle se trouve. Bien qu'un œil soit atteint, chez lui , d'amaurose depuis l'enfance , il peut lire de l'autre, et sans lunettes, l'impression la plus fine. Mais pour retirer ces avantages de l'emploi des verres , il faut commencer par un numéro aussi faible que possible, qui pourra être légèrement teinté en bleu pour les travaux du soir. M. Henry, opticien distingué, m'a dit avoir remarqué que , chez les gens journellement exposés au feu, les cuisiniers, les forgerons, les serruriers, le 96 s'était presque toujours montré insuffisant au début; force a été de commencer par le 80 ou le 72. Cette disposition ne dépendrait-elle pas d'un aplatissement plus fort de l'œil chez ces individus, par suite d'une sorte de dessèchement auquel est soumise la face antérieure du bulbe visuel ?
Il est d'autres causes de kopiopie d'une constatation plus facile, et qui ne doiventpas être passées sous silence.
Nous donnons dans ce moment des soins au neveu d'un illustre amiral , chez qui cet inconvénient est lié à une conjonctivite chronique. Il n'offre ni myodésopsie , ni photopsie, ni diplopie ; il ne craint que peu la lumière ; sa vue se trouble seulement au bout d'un temps fort court, par l'application à des travaux de peinture, sous l'influence desquels une exaspération survient dans la congestion sanguine. J'ajouterai que j'ai également rencontré de simples conjonctivites qu'accompagnaient des