ËTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE GÉNÉRALES DES BRONCHITES
La bronchite est une maladie très commune. On l'observe avec une égale fréquence chez l'enfant, chez l'adulte et chez le vieillard.
Au point de vue clinique, on divise les bronchites en bronchites aigiies et en bronchites chroniques. Cette division, très importante en pratique, ne saurait servir pour l'étude des causes. Ce qui fait l'acuité ou la chronicité d'une bronchite, c'est tantôt la durée d'action du facteur étiologique, tantôt les c[ualités de l'organisme sur lequel elle s'est développée. Mais une même cause peut se retrouver à l'origine d'une bronchite aiguë et à l'origine d'une bronchite chronique.
Les investigations poursuivies par la bactériologie tendent à prouver que dans toutes les bronchites, les microbes jouent un rôle important, et il est certain que dans quelques-unes ils jouent un rôle essentiel. C'est à ce point de vue qu'il faut désormais envisager l'étiologie des bronchites.
Nous diviserons les bronchites en deux groupes, suivant qu'elles se rattachent à une infection spécifique ou à une infection non spécifique. Les infections spécifiques sont celles dont les symptômes et les lésions sont caractéristiques, i toujours les mêmes, et ne peuvent être engendrés par une autre maladie. Les
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MALADIES DES BRONCHES
infections non spécifiques (communes ou septiques) créent des lésions d'inflammation ou de dégénérescence communes et des symptômes de réaction banale, les unes et les autres n'étant pas assez caractérisés pour qu'on puisse reconnaître le microbe qui les a provoqués sans examen bactériologique. Bien qu'entre ces deux formes d'infections, il y ait des faits de passages qui empêchent de considérer leur séparation comme absolue, il n'en est pas moins vrai qu'en l'état actuel de la science, cette distinction est la seule rationnelle. Tandis que les infections spécifiques sont toujours le résultat prochain ou éloigné de la contagion, les infections non spécifiques sont tantôt le résultat de l'auto-infection, tantôt celui de la contagion. Le tableau suivant représente la classification des bronchites fondée sur ces principes.
' par infection I spécifique :
Br. spécifiques (sont toujours
le résultat prochain ou éloigné de la contagion)
par infection non spécifique :
Br. communes (dues principalement aux pneumocoques
et aux streptocoques)
Bronchite de la grippe.
— de la coqueluche.
— de la rougeole.
— de la diphtérie.
— du charbon.
— de la peste.
— de la tuberculose.
— de la variole.
— de l impaludisme.
— de la morve.
— de la syphilis.
/ par infection endogène ( auto-infection).
Refroidissement.
Br. spécifiques antérieures.
Affections chroniques du poumon, de la
plèvre et du médiastin.
Inhalations de substances irritantes (poussières ou gaz délétères).
Intoxications (Iode, brome, cantharide).
, , , , , , Cardiopathie, préalablement Albuminurie, altérée par . Affections gastro-intestinales.
Dyscrasies (asthme, fièvre des foins, urticaire, goutte, arthritisme, lymphatisme).
États adynamiques (fièvre typhoïde, maladies aiguës de longue durée, cachexies).
( Auto-infection sur place; muqueuse
Auto-infection à distance.
par
infection \ contagion par ectogène )
auto-infection descendante.
Affections des 1' Pyodermites.
voies.
, . , .. ( Bronchites d'origine gasauto-infection t,o.iniestinale, metasiatique. ^ ^'origine septicémique.
inhalation.