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TOTAUX

00 et au-dessus

Totaux

C'est donc de 10 à 50 ans que la maladie débute le plus souvent (à peu près (') Guillain. Thèse de Paris, 1002, et Soc. de ueurol., 15 mai 1002.

(S) Alexandiîoff et Minor. .S'oc. de neurol. el de psych. de Moscou, 25 février 1896. — Roxii. l/iid., 17 décembre 1899.

SYRINGOMYÉLIE.

i/ô des cas). 85 pour lOO se produisent entre 11 et 4(1 ans'^ el 15 pour 100 seulement de 1 à 10 ans et au-dessus de 60 ans. A propos de cette proportion très restreinte des débuts dans la première période de la vie, il est bon d'ajouter qu'ont été exclus de ce tableau tous les cas accompagnés de spina-bifida. S'ils y eussent été compris, le nombre des cas à début précoce eût été beaucoup plus considérable.

11 existe en effet toute une série de faits dans les([uels la maladie s'est manifestée dans les premières années ou même a été congénitale, et dont bon nombre sont compliqués de spina-bifida. C'est l'étude de ces cas qui a donné naissance à la théorie crnbryogéiiélique de la syringomyélie, d'après laquelle celleci serait une alTeclion congénitale due à une anomalie de développement du canal central de la moelle.

D'après les travaux de Leyden, Hoffmann, Scl)ultze, Schlesinger, Dui'our('), il y aurait en effet lieu de considérer l'anomalie de développement du canal central de la moelle comme une cause assez fréquente de la syringomyélie. Autour de cette anomalie se développerait ensuite un processus soit irritatif, soit de nature gliomateuse, pouvant débuter plus ou moins tôt ou tard. Zapperl(') a pu ainsi, par l'examen de 200 moelles d'enfants nouveau-nés et de foetus, voir un canal central congénitalement hydromyélique s'entourer ensuite d'une prolifération névroglique. Il est certain qu'en faveur de cette théorie plaident évidemment tous les cas à début congénital ou dans l'enfance, et ceux compliqués d'une anomalie de développemenl comme le spina-bifida et ils sont loin d'être rares.

Il en est de même, en faveur de la théorie embryogénétique, des cas de syringomyélie hérédilaire (Nalbandoff : mère et fils) ("'), de syringomyélie familiale (Verhoogen et van der Velden ; trois frères et sœurs) (''), de syriiiynniyélie à la fois /lé- ' réilitaire et familiale (Ferrannini : mère et trois fils)('^); Preobrajensky : père et deux filles) C). Il est vrai que certains auteurs, en particulier en ce qui concerne la syringomyélie familiale, contestent qu'il s'agisse de syringomyélie vraie (Déjerine et Thomas)., Mais peut-être toutes les incertitudes et tous les malentendus au sujet tant de Fanatomie pathologique que de l'étiologie et de la pathotogénie de cette affection cesseront-ils le jour où des connaissances nouvelles ou des moyens d'investigation plus étendus permettront de préciser nettement ce que l'on doit entendre, sinon cliniquement du moins anatomiquement, par ce terme actuellement trop vague encore et trop compréhensif de syringomyélie.

Traitement. — D'après ce que nous avons dit en parlant des symptômes, de l'évolution et du pronostic, on peut prévoir que le traitement ne sera toujours que palliatif.

Le traitement général consistera principalement dans l'administration de l'iodure de potassium, du nitrate d'argent, du phosphore de zinc, des bromures et aussi dans l'emploi des toniques (fer, arsenic, etc.). L'hydrothérapie pourra être employée avec avantage dans certains cas.

(') DuFOUR. Revue ueuroL, 1898. p. 02.

(-) Zai'pkrt. Wiei2. klin. Wocli., 10 octol^rc 1001.

(^) Nalbandoff. Soc. de ne.urol. de Moscou, 24 septembre 180'.l.

(M Verhoogen et van der Velden. Ann. de la Soc. des se. méd. de Bruxelles, 1804, t. lit. (•') Ferrannini. Rif. med.. 1894.

('■) PnEOP.RAJENSKV. Soc. cic ticurol. et de psijcli. de Moscou, 17 décembre 1809.

[P. MARIE et G GUINON.^

MALADIES INTRINSÈQUES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Localement on fera de la révulsion le long de la région spinale, mais avec certaines précautions, à cause de la production des troubles trophiques cutanés. On emploiera pour cela les pointes de feu superficielles et l'on évitera avec soin les vésicatoires et surtout les cautères, qui peuvent donner lieu à des ulcérations rebelles et destructives.

L'atrophie musculaire sera combattue par l'électrisation.

Chipault(') a obtenu, de bons résultats de l'élongation permanente de la moelle dans le traitement de la syringomyélie, en ce qui concerne la disparition des douleurs rachidiennes et la rétrocession des troubles sensitifs et trophiques.

Certains troubles trophiques, panaris, ulcérations cutanées, demandent une attention et des soins tout particuliers en raison des complications septicémiques graves auxquelles ils exposent les malades.

Chez les syringomyéliques, on fera bien de s'abstenir, autant que possible, des interventions chirurgicales. Ces malades sont en effet très peu résistants et l'on a signalé plusieurs cas de mort à la suite d'opérations chirurgicales. Cette même absence de résistance, cette susceptibilité des syringomyéliques devra être toujours présente à la mémoire du médecin, dans le cas de maladies intercurrentes, infectieuses ou autres, qui emportent bien souvent les malades.

(') Chipault. XIII' Congres internai, de méd. Section de neurologie. Paris, août 1900.

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