‹ Traité de médecine ... [electronic resource] (volume 3)Chapitre 111 sur 153 · MALADIES EXTRINSÈQUES · texte numérisé non relu

MALADIES EXTRINSÈQUES

DE LA MOELLE ÉPINIËRE

Par GEORGES GUINON

COMPRESSION DE LA MOELLE. — TUTEURS DE LA MOELLE, DES MÉNINGES ET DU CANAL RACHIDIEN

Nous réunirons dans un nième article ces divers cliapitres de la pathologie spinale. Ils se confondent en effet nettement entre eux, et il est impossible de décrire les tumeurs des méninges sans parler des signes qui les caractérisent et qui sont précisément ceux de la compression de la moelle.

Protégée qu'elle est par ses enveloppes osseuses et membraneuses, la moelle ne peut être comprimée que dans des conditions toutes particulières. Les agents extérieurs n'auront que peu ou pas d'influence sur elle, à moins qu'ils n'agissent avec une grande violence ; mais alors on est en présence bien plus souvent de blessures que de compression de la moelle. Cette dernière peut cependant être réalisée par le traumatisme, lorsque celui-ci produit une fracture ou une luxation d'une ou de plusieurs vertèbres, qui viennent brusquement, soit en totalité, soit sous forme de fragments d'os, faire saillie dans le canal vertébral et comprimer plus ou moins violemment la moelle.

Mais on comprend que cette sorte de compression de l'organe diffère totalement de la compression qui résulte par exemple de la présence et de l'accroissement graduel d'une tumeur dans l'intérieur du canal rachidien. Les symptômes de cette dernière sont également tout à fait différent des autres. Aussi décrit-on deux formes de compression de la moelle: la compression lente et la compression brusque.

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