‹ Traité de médecine ... [electronic resource] (volume 3)Chapitre 68 sur 153 · RAMOLLISSEMENT DE LA PROTUBÉRANCE THROMBOSE DU TRONC BASILAIRE · texte numérisé non relu

RAMOLLISSEMENT DE LA PROTUBÉRANCE THROMBOSE DU TRONC BASILAIRE

Les foyers de ramollissement protubérantiels sont créés par l'oblitération du tronc basilaire ou de ses branches.

La thrombose du tronc basilaire a été étudiée par de nombreux auteurs parmi lesquels il faut citer : Hayem, Senator, Eichhorst, Leyden, Ch. Bastian, Hallopeau, JofïVoy et Létienne, Iliesco.

Étiologie. Les ramollissements par embolie sont exceptionnels. En effet le tronc basilaire a une surface de section supérieure à celle de l'une des artères vertébrales ; aussi les caillots migrateurs sont préalablement arrêtés dans ces dernières artères; toutefois, dans le cas d'embolie de l'artère vertébrale, des caillots de néo-formation peuvent atteindre et oblitérer le tronc basilaire.

Les thromboses du tronc basilaire sont très souvent causées par la syphilis. Fréquemment aussi il s'agit d'individus polyscléreux dans le.s antécédents desquels on retrouve des intoxications ou des maladies infectieuses, somme toute les causes bien connues des artérites cérébrales.

Les ramollissements miliaires, les foyers de désintégration lacunaire intraprotubéranliels se rencontrent principalement chez les malades âgés.

Anatomie pathologique. — Le tronc basilaire thrombosé se présente sur la table d'autopsie sous la forme d'un cordon dur, rigide. On ne constate plus l'apparenci? translucide normale du vaisseau. Si le caillot est ancien et fibrineux l'artère a une coloration blanchâtre, si au contraire il est de date récente elle se montre noirâtre uu violacée.

On ne peut assigner un lieu d'élection au point de départ de la thrombose. Tantôt elle naît à la partie moyenne du tronc basilaire, tantôt à l'une de ses extrémités. Cependant c'est surtout au niveau des éperons, soit au lieu de confluence des deux vertébrales, soit au point de naissance des deux cérébrales postérieures que les concrétions fibrineuses semblent avoir tendance à se former de préférence.

Dans beaucoup d'observations les auteurs signalent l'existence d'un caillot de date ancienne fortement adhérent à la paroi de l'artère, puis en avant et en arrière de ce caillot des coagulations secondaires qui se sont superposées; celles-ci sont molles, cruoriques, de formation récente. Cette superposition peut expliquer les cas nombreux où des prodromes de peu d'importance ont existé durant des semaines ou des mois et où brusquement ont débuté des accidents rapidement mortels (Iliesco).

Le siège yèt l'étendue des foyers de i-amollissement que l'on constate quand la mort n'a pas été trop rapide sont très variables. Parfois tout l'étage antérieur du pont est détruit sur une certaine hauteur, soit d'un seul côté, soit des deux

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