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HÉMORRAGIE DE LA PROTUBÉRANCE

raidie et son siège. Quand le malade ne succombe pas, ces troubles sont fréquemment transitoires. La dysarthrie et la dysphagie ne sont pas rares.

Dans cerlains cas isolés, comme celui de Elsholz, des hémorragies mortelles de la protubérance n'ont donné lieu à aucune paralysie des membres ni à des convulsions. Seuls certains nerfs crâniens (facial, abducens) ont été atteints. Dans une observation publiée par CoUeville (') de diplégies associées des sixième, septième et quatrième paires crâniennes consécutives à un traumatisme, il semble bien qu'il s'agisse aussi d'hémorragies dans le domaine des artères des noyaux bulbo-protubérantiels.

Des paralydes des mouvements associés des yeu.r sont parfois constatées avec l'hémiplégie alterne. Le fait est noté dans l'observation de Samuel Gee et H. Tooth (^).

Parfois s'observent l'albuminurie et la glycosurie.

Évolution. — Certaines hémorragies protubérantielles laisseni comme reliquat une hémiplégie accompagnée ou non de la paralysie de certains nerfs crâniens. Toutefois les hémorragies de la protubérance sont infiniment plus graves que les hémorragies du cerveau. La rupture du foyer dans le ventricule se traduit en cliniquepar des convulsionsgénéralisées, des vomissements très fréquents, une forte élévation de la température, du myosis, du rythme de Cheyne-Stokes. La mort survient en très peu de temps.

Même en l'absence d'inondation du ventricule ou de compression du bulbe, la terminaison fatale est souvent rapide. Dans bien des cas la mort survient quelques heures après l'ictus; Von Monakow suppose qu'il y a paralysie des centres vitaux du bulbe par voie réflexe. Dans une statistique de Bode sur 78 cas d'hémorragies protubérantielles, 48 fois la mort survint en 24 heures. Elle peut toutefois être plus tardive. Ainsi un malade de Martin Cohn ("•) ne mourui que le sixièmajour, un malade de Joffroy(*) que le dix-septième jour.

Quand les hémorragies protubérantielles occasionnent avant la mort des convulsions violentes et généralisées, Joffroy a remarqué que la rigidité cadavérique et la putréfaction du cadavre étaient rapides.

Diagnostic. — En présence des symptômes d'une hémorragie intracràniennc récente, il est parfois très difficile de diagnostiquer le siège protubérantiel de la lésion. Les convulsions, le myosis sont sans doute en faveur decetle localisation, mais seule la constatation d'une paralysie alterne du type Millard-tiubler permettra d'être affirmatif.

Plus tard, devant un syndrome protubérantiel, il faudra faire un diagnostic étiologique, savoirs ils'agitd'une hémorragie, d'un ramollissement, d'une tumeur. Dans le cas de ramollissement souvent le début est précédé de prodromes et par conséquent moins brusque; l'évolution des tumeurs est lente et progressive, accompagnée parfois des signes d'hypertension intracràniennc. On trouvera d'ailleurs dans les chapitres consacrés à ces diverses affections les éléments détaillés d'un diagnostic différentiel.

{') CoLLEviLLE. Sui' UH cas (ic diplégics nssociécs des 6", 7' el 4" paiics (•ràiiiennes. Gaz. Iiebd. de méd. el de clnr., 1X99. ji. lIO.j. (*) Samuel ('ir;i; et H. Tootii. Haemon-hnge into Pons, Brain, IXilX, I, p. 1. ("'j Martin Cohn. Ueber Ponsblutungen. Arcit. /'. Psi/cli., 1901, XX.XI\', |). (ilO. ('') Joffroy. Loc. cil.

IGEORGES GUILLAm ]

PATHOLOGIE DE LA PROTUBÉRANCE ANNULAIRE

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