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CHAPITRE III HÉMORRAGIE BULBAIRE

Les hémorragies limitées au bulbe racliidien sont rares. Très souvent, il s'agil de foyers protubérantiels se prolongeant dans la moelle allongée.

Les causes des hémorragies du bulbe sont les mêmes que celles des hémorragies cérébrales : arlérites chroniques, athérome, etc. Les efforts violents, les accès de colère, les conditions susceptibles d élever la tension artérielle peuveni favoriser la rupture de vaisseaux altérés.

.Des hémorragies du bulbe se rencontrent parfois dans les maladies infectieuses, les intoxications, l'urémie. Maygrier et Chavane, Bar et d'autres auteurs ont observé des hémorragies du bulbe dans l éclampsie. Durant l'accouchement laborieux, il se produit parfois des hémorragies bulbaires et des hématomyélies chez les nouveau-nés.

Charrin et Leri(-) ont observé des hémorragies dans la protubérance, le bulbe

(') Walle\ber(;. Analomi^cher Befund in einem als aciite Riilbarnn'cclion (Eml)olic' (1er Art. cerebeilar posL inf. sin.) beschriebenen Fallo. Arch. /'. Psi/i-h.. XXXIX. iflOL

(-) Charrun et LEiti. I^ésions des centres nerveux des nouveau-nés issus de mères malades (mécanisme el conséquences). Acailrmic des srienres. 1(1 mars l'JOr).

HÉMORRAGIE BULBAIRE.

r.ir,

et la moelle des nouveau-nés issus de femmes atteintes de différentes maladies infectieuses (tuberculose, pneumonie, bronchite). Ces lésions sont à rapprociier, ainsi que le font remarquer Charrin et Leri, des altérations du foie et du rein qui sont créées, sous Tinfluence des mômes conditions étiologiques, par l intervention des poisons microbiens hémorragipares ou des principes toxiques provenant des cellules maternelles et fœtales déviées par l'infection de leur type nutritif normal. Les constatations de Charrin et Leri sont très intéressantes au point de vue de la pathologie générale, car ces différentes hémorragies semblent être le point de départ de certaines afleclions du névraxe qui se développent plus ou moins tardivement dans l'existence.

Les traumatismes sur le crâne peuvent déterminer des hémorragies du bulbe. Westphal, Duret, en donnant à des animaux des coups sur la tête en ont expérimentalement produit, ce dernier auteur a attiré l'attention sur le rôle du choc céphalo-rachidien. Les hémorragies bulbaires post-traumatiques existent aussi chez l'homme ; pour certains cliniciens, elles seraient une des causes possibles du diabète sucré ou insipide que Ton observe parfois après des accidents plus ou moins violents.

Durant l'évolution de la syringomyélie ou mieux de la syringobulbie, on peut observer des paralysies bulbaires apoplectiformes consécutives à des hémorragies.

Schlesinger a relaté une observation de paralysie bulbaire aiguë par suite de l'abaissement subit de la pression atmosphérique chez un ouvrier ayant travaillé dans un caisson.

Symptômes. — Très souvent l'hémorragie bulbaire amène la mori instantanée ou extrêmement rapide.

Dans d'autres cas, la mort arrive progressivement après quelques heures ou quelques jours comme dans les observations de Mesnet, de Leyden, de Sclnvalbe. Le début est brusque, apoplectiforme, avec perte de connaissance. Dans un cas de Senator, une hémorragie a déterminé une paralysie bulbaire aiguë sans perte de connaissance. Quand le malade a repris conscience on observe souvent, avec une hémiplégie simple ou double, des signes de localisation bulbaire : paralysie du facial inférieur, de la langue, du larynx. Quand les signes bulbaires sont unilatéraux, ils siègent du même côté que la lésion, tandis que l'hémiplégie est croisée (Erb). La respiration est irrégulière, parfois prend le rythme de Cheyne-Stokes; les battements du cœur sont aussi modifiés. Les vomissements, le hoquet, la polyurie, la glycosurie peuvent se voir. Erb, Leyden ont constaté une haute élévation de la température, tandis Cjue Lemcke a observé de l'hypothermie. La mort survient le plus souvent parles troubles de la respiration ou par « pneumonie de déglutition ».

Quand la mort n'est pas rapide, le malade peut présenter les signes de la paralysie bulbaire chronique.

Le diagnostic des hémorragies bulbaires est très difficile dans les cas d apoplexie foudroyante, car les grosses hémorragies de la protubérance ou les hémorragies cérébrales avec rupture dans les ventricules donnent une symptomatologie identique. Quand la mort n'est pas rapide, on reconnaîtra facilement le syndrome bulbaire qui permettra de faire un diagnostic de localisation. -

TRAITÉ DE MÉDECINE, 2° édit. — IX.

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ATHOLOGIE DU BULBE.

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