CHAPITRE V ABCÈS DU BULBE
Les abcès du bulbe sont extrêmement rares. Les quelques observations publiées appartiennent à Meynert, Eisenlohr('), Lorenz. Dogliotti (-), Cassirer(^). Dans le cas de Eisenlohr, l'abcès consécutif à une suppuration pulmonaire siégeait dans le côté gauche du bulbe à la hauteur de l'aile grise et se prolongeait par un diverticulum jusqu'au niveau de la deuxième racine cervicale. L'abcès du bulbe observé par Dogliotti était consécutif à un panaris, cet abcès avait la grosseur d'une amande, il était situé surtout dans la moitié droite du bulbe, s'étendait depuis le tiers inférieur du quatrième ventricule jusqu'au point d'émergence des racines postérieures du premier nerf dorsal. Le pus s'échappait par une fissure vers le bec du calamus scriptorius. L'ensemencement du pus de l'abcès, comme du liquide céphalo-rachidien trouble recueilli pendant la vie du sujet, donna du staphylocoque doré.
L'abcès observé par Cassirer semble s'être développé au cours d'une appendicite. Cet abcès entourait les noyaux d'origine et les filets du facial et s'étendait jusqu'à la protubéi'ance annulaire.
(') Eisenlohr. Deutsche med. Woch., 1892, p. 111. ■ (-) Dogliotti. Abcès à staphylocoques de la moelle allongée. Gaz-zeLla inedica di Torino, 1890, n° i3, p. 841.
('") Cassirer. Abcess der Medulla oblongatn. Bcrlincr Gcsells.f. P.ti/ch. inid yervenkrankhfilen, 8 juillet 1901. — Neurologischei Centralblatl. 1901, p. 729. — Cassirer. Ueber metastalische Abszesse im Zenlralnervetisystem. Arch. f. Psijch., 1902, XXXN l.