APRÈS 1 HEURE
A PU il; S 3 lieures ^/^
APRÈS i8 HEURES
Selles typhiques ^
Sublimé à 1 pour 1000 adtlitionné do 5 pour 1000 d'acide chlorhydrique. . .
Chlorure de chaux à 5 pour 100
On voit que le lait de chaux seul a stérilisé les selles typhiques dans la proportion de 4 pour 1 000 de chaux, et que la désinfection était obtenue déjà au bout d'une demi-heure, tandis que le même résultat n'a été atteint ni par l'addition du chlorure de chaux dans la proportion de 1 pour 1 000, ni par celle du sublimé dans la proportion de 1 pour 50000, soit pur, soit mêlé à l'acide chlorhydrique, suivant la méthode de Laplace (').
(') La chaux vive, mélangée en fragments avec les matières fécales liquides, se délite mal; elle agit moins bien et surtout bien plus lentement que le lait de chaux. La chaux étcMnlc, pulvérulente, ne convient pas plus, parce qu'elle se pelotonne dans les selles diarrhéiques et que le mélange ne se fait jamais intimement. La chaux éteinte a l'avantage de se conserver bien mieux que la chaux vive, et c'est elle qui, dans la pratique courante, devra servir à préparer le mélange. Voici la meilleure façon d'avoir toujours à sa disjjosilion du lait de chaux actif. On fait se déliter de la chaux de bonne qualité, en l'arrosant peu à peu avec la moitié de son poids d'eau. Ouand la délitescence est effectuée, on met la poudre dans un récipient soigneusement bouché et placé en un endroit sec. Comme un kilogramme de chaux, qui a absorbé 500 grammes d'eau pour se déliter, a acquis un volume de 2"', 200, il suffit de le délayer dans le double de son volume d'eau, soit 4'", 400, pour avoir un lait de chaux à 20 pour 100. Ce licpiide doit être employé tout frais; on i)eut le conserver pendant quelques jours, à la condition de le maintenir dans un vase bouché. Le lait de chaux avec lequel nous avons fait nos expériences datait de trois jours. Lorsqu'on n'est ]ias sûr de la qualité du lait de chaux qu'on a à sa disposition, on peut l'essayer en l'ajoutant aux matières à désinfecter jus(]u'à ce que le mélange bleuisse nettement le papier de tournesol.
Il suffit, lorsqu'on veut désinfecter des selles typhiques, de verser sur elles une proportion de ce lait de chaux égale en volume à 2 pour 100.
Il n'est pas nécessaire de ménager beaucoup le liquide désinfectant, atlendu qu'à Paris le kilogramme de chaux vive coûte 0 fr. 05 et qu'avec cette faible somme on ijeut désinfecter 250 litres de matières. On ne peut stériliser par ce procédé que les selles liquides. Lorsqu'on aura à désinfecter une fosse dans lat[uelle auront été vidées des selles typhiques, il suffira de verser, par le haut, le lait de chaux dans la proportion indiquée. Si les matières de la fosse sont en putréfaction, il se dégagera d'abord des torrents d'ammoniaque que la chaux déplace de ses combinaisons salines, et une partie de la chaux sera perdue pour la désinfection. On brasse le liquide avec une perche pour faciliter le départ de l'ammoniaque et pour rendre le mélange homogène. On verse le lait de chaux jusipi'à ce (ju'on obtienne une réaction nettement alcaline au papier de tournesol.
De l'eau d'égout en nature que nous avons additionnée de 1 pour 100 de ce lait de chaux
lA CHANTEMESSE 1
FIÈVRE TYPHOÏDE
D'après H. Vincent (') le chlorure de chaux additionné de 1 pour 100 d"acide chlorhydrique, et surtout le sulfate de cuivre, acidifié par l'acide sulfurique, seraient d'excellents agents de désinfection des selles typhoïdiques.