DE L'ŒDÈME. DE L'HYDROPÎSIE ET DE L'ANASARQUE
Il n'y a pas de relation qui soit mieux et plus anciennement établie que celle ■de certaines hydropisies avec les maladies des reins. Rayer en fait remonter la première mention aux livres hippocra tiques d'après le passage suivant : « Les hydropisies survenant aux maladies aiguës sont toutes mauvaises, car elles ne délivrent point de la fièvre; elles font accroître les douleurs et conduisent à la mort. Certaines proviennent des flancs et des lombes; d'autre du foie. Dans les premières, les pieds deviennent enflés, et il s'y joint des diarrhées obstinées qui ne diminuent point les douleurs des flancs ni des lombes, ni ne vident point l'abdomen. » Dans un autre passage, Llippocrate indique aussi l'influence de la diminution de la sécrétion urinaire comme cause d'hydropisie.
Galien accepte l'idée d'hydropisies en relation avec les maladies des reins et suppose qu'elles se produisent lorsque le sang devient trop séreux et que les reins ne rejettent point au dehors cette sérosité. Aétius, dans un chapitre qui mérite d'être rappelé, dit que les individus atteints de l'endurcissement des reins
(') Zuivtz. VerhandlUng (1er Physiolog. G^sellschafl. zu Berlin, 1894-1895. (3) R. Lépine. La glycosurie phloridzique. Arch. de méd. exp., sept. 1901.