‹ Traité de médecine ... [electronic resource] (volume 5)Chapitre 78 sur 155 · URÉMIE CONVULSIVE · texte numérisé non relu

URÉMIE CONVULSIVE

Cette forme, très fréquemment observée dans les néphrites aiguës surtout chez les enfants, apparaît aussi à titre d'accident mortel dans le cours des néphrites chroniques de l'adulte.

Les observations où la mort est survenue à la suite à'une seule attaque sont rares. Presque toujours les attaques, d'abord éloignées, se rapprochent et deviennent plus menaçantes. Dans l'intervalle de deux crises, le malade, tout en restant plus ou moins abattu, répond aux questions qui lui sont faites et peut donner des renseignements sur sa santé antérieure. Mais, la violence des crises peut être assez forte pour terrasser le malade dès le troisième ou le quatrième accès.

Si la mort n'arrive qu'après deux ou trois jours dans de violentes attaques,

(') E. Dupré. De l'aphasie urémique. Congrès de Lyon, 1894. (*) Chauffard. Art. Rein, in Tr. Brouardel-Gilbert, 1898. (r') H. Rendu. Soc. mcd. des hôp., 1*90. (.'*) P. Brouardel. La mort et la mort subite, 1895.

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MALADIES DU REIN ET DES CAPSULES SURRÉNALES

le malade ne manifeste aucun signe d'intelligence ; ce n'est pas tout d'abord le coma vrai, mais un état d'hébétude tel que les excitations les plus violentes ne déterminent que des mouvements réflexes absolument inconscients.

A mesure que se déroulent ces phénomènes, la température s'élève et peut dépasser 40 degrés. L'ascension thermique, qui peut manquer si la mort arrive dès les premières crises, ne fait jamais défaut quand l'état de mal convulsif dure plusieurs jours (Bartels, Rosenstein).

L'attaque éclamptique rappelle, dans ses principaux traits, la véritable crise d'épilepsie, mais la plupart du temps l'accès est incomplet ou modifié. On a cependant signalé la chute, suivie de la phase tonique, de la flexion forcée du pouce dans la main, des mouvements cloniques désordonnés, enfin de la phase de torpeur terminale.

Le cri initial, et la morsure de la langue s'observent moins souvent, sauf dans l'éclampsie puerpérale.

Les convulsions peuvent être d'emblée cloniques, ou tétaniques (Jaccoud), ou ataxiques avec ou sans phénomènes délirants.

Nous avons vu précédemment que l'urémie pouvait se traduire par le coma interrompu par des crises d'épilepsie jacksùmenne. C'est une variété rare de convulsion, notée dans une observation de Chauffard, avec cette particularité que les attaques débutaient tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Ce défaut de fixité serait certainement en faveur de l'origine purement fonctionnelle, c'està-dire non organique de la crise convulsive.

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