DÉTÉRIORATIONS DE LA PEAU; LÉSIONS GLANDULAIRES
mons sont congestionnés on même atélectasiés ; rarement il existe soit un foyer de pneumonie ou de broncho-pneumonie, soit des infarctus, etc.
Les ecchymoses sous-péricardiques sont communes; il est, au contraire, assez rare de rencontrer des lésions du cœur; par contre, les altérations du foie, de la rate ou des reins font exceptionnellement défaut.
Au niveau de ces plaques de purpura, Y épidémie est parfois normal, m, lis le derme est infiltré; les vaisseaux des papilles sont démesurément dilatés, de telle sorte qu'une anse apparaît transformée en une ectasie sphérique : artères, veinules, tout est également distendu. — Entre les faisceaux de tissu connectif sous-cutané existent des rangées, des accumulations de globules rouges disposés sous forme soit de lignes parallèles, soit de figures étoilées, suivant (pie ces faisceaux, dans leur enchevêtrement, sont sectionnés perpendiculairement ou non à leur direction. — Dans la partie centrale de la tache, les vaisseaux capillaires sont colossalement élargis; ils atteignent là un diamètre de 5/10 de millimètre, c'est-à-dire 15, 20 ou 30 fois plus considérable qu'à l'état normal. — On sait l'évolution des épanchements, leur résorption, la fonte moléculaire du coagulum, le rôle des leucocytes, la genèse des cicatrices dont Janvier, à certains points de vue, a repris l'étude, le dépôt dos pigments, l'apparition des teintes successives, etc.
Wickam Legg, dans une observation de purpura, a noté cette distension; sur la planche qui est annexée a s;i communication on peut voir une dilatation des canaux papillaires, dilatation suffisamment prononcée pour rendre possible le passage simultané de trois hématies. Il y a donc ordinairement ectasie des artérioles du derme, au niveau connue autour de ces taches; mais la lésion principale se trouve dans le tissu cellulaire.
C'est dans ce tissu cellulaire (pie les hémorragies sont les plus nombreuses; elles peuvent se localiser dans ce territoire ou pénétrer comme l'onl indiqué Balzer, Wickam Legg, dans une glande sudoripare; celte localisation lient peut-être à l'action des germes qui choisissent ces glandes à titre de voie d'introduction, car on sait par les recherches de Brunner, d'Eiselsberg, de Juliani, de Wasmuth, de Babes, etc., que la peau est quelquefois traversée par des parasites qui s'engagent dans ces tubes.
L'épiderme, dans la plupart des cas, se trouve soulevé par le sérum hématique; la coloration des vésicules, leur contenu prouvent bien qu'il s'agit de sang infiltré. D'ailleurs, les examens faits par Cornil sont absolument démonstratifs ; cet auteur a, en effet, décelé dans ces vésicules un plasma qui tient en suspension une quantité considérable de globules rouges ou blancs.
Si les infiltrations hématiques épidermiques peuvent avoir pour origine une hémorragie placée entre les glandes, ce n'est pas une raison pour (pi il ne puisse se produire des extravasations dues à la rupture des anses papillaires. Quand il y ;i épanchemenl de sang entre le corps muqueux de Malpighi et ces papilles dénudées, sans qu'il y ait à ce niveau de conduits glandulaires (rancune sorte, on ne saurait faire autrement (pie
[A. CHARRIN.]
MODIFICATIONS VISCÉRALES.