VARIÉTÉS DES PARASITES
gica ; il aurait même décelé ce microbe chez des enfants qui ne présentaient aucune extra vasation, fait qui implique la nécessité de l'intervention du terrain. — Penzold a signalé des microphytes dans les humeurs des purpuriques ; Watson-Cheyne, au sein des divers organes d'un individu mort de purpura infectieux, trouve des colonies de bacilles; chez un autre des amas streptococciques obstruaient les vaisseaux.
Wickam Legg, examinant le sang d'un malade, n'y voit pas de microbe durant la vie; cependant, à l'autopsie, il découvre quelques germes sphériques dans les villosités intestinales, dans les vaisseaux du foie, jusque dans les cellules hépatiques. Néanmoins, l'auteur fait peu de cas de la présence de ces bactéries; il se fonde surtout, pour nier l'origine infectieuse de la maladie, sur l'absence de parasites pendant la vie. — Keher déclare avoir rencontré, chez un purpurique atteint (rime amygdalite gangreneuse, des coques oblitérant les capillaires; avec le contenu des vaisseaux pris sur le cadavre il obtint des colonies qui ne liquéfiaient pas la gélatine: une tentative d'inoculation de celte culture à un rat demeura sans résultat .
Ceci, Hlava oui observé des bactéries dans la circulation de deux malades morls à la suite d'affections qui s'étaient accompagnées d'hémorragies multiples; ils ont pu obtenir ces perles sanguines tant sur des lapins (pie sur des grenouilles, en injectant le liquide exlravasé; des inoculations en série ont également réussi. — Dans un cas, Hlava a isolé un streptocoque; avec le sang d'un des lapins utilisés il a inoculé des animaux de même espèce qui ont présenté des accidents semblables; il a, d'autre part, produit des hémorragies sur une grenouille contaminée; mais, dans ces milieux, dans ces bouillons impurs il y avait à la fois un microcoque cl mi bacille; pourtant, en examinant les différents organes, on a vu prédominer des streptocoques. — Pour ces deux malades de Ceci et Hlava, le diagnostic n'était pas certain; on ne put savoir s'il s'agissait (l'une scarlatine, d'une variole hémorragique ou d'un purpura; aussi les laits de Pétrone ont-ils peut-être plus de valeur, en ce sens que ses constatations ont porté sur le vivant; toutefois, il semble (pie ses cultures qui contenaient des organismes arrondis mélangés à des bacillaires aient encore manqué de pureté, à inoins qu'il ne se soit agi d'un agent très polymorphe.
Martin de Gimard a cultivé des microcoques recueillis avant la mort ou immédiatement après; sur le vivant, dans des vésicules hémorragiques voisines de taches purpuriques, Charrin a rencontré l'aureus. De fait, dans ces conditions, bien d'autres parasites, parmi eux les plus vulgaires, peuvent être isolés.
Los états infectieux, à forme hémorragique, purpurique, revêtent des types multiples; ils se développent dans différentes circonstances : le poison peut agir sur l'ensemble de l'économie ou bien porter de préférence son action sur un organe. Dans le premier cas, la nature infectieuse de la maladie ne fera pas de doute; le processus se traduira par un état parti-
[A. CHARRIN. ]