PHÉNOMÈNES SYMPTOMATIQUES DES INFECTIONS HÉMORRAGIQUES
culier de fièvre, de dépression, par Un état typhoïde peu méconnaissable; dans le second, l'aspect sera modifié par la prédominance de l'intervention symptomatique de tel ou tel viscère; c'est ainsi qu'il se produira tantôt de l'ictère grave, tantôt de l'endocardite ulcéreuse, etc.
Ces hémorragies fréquemment abondantes présentent à la généralisation une tendance marquée; quand, en outre, il y a de la fièvre, le tableau rappelle certaines intoxications, en particulier l'empoisonnement par l'arsenic, plus encore par le phosphore.
On rencontre ces types purpuriques au cours des intoxications zymotiquep bien définies, telles que la peste, etc. Ici ils font partie intégrante de la maladie, comme dans le typhus exanthématique, la méningite cérébro-spinale, le vomito negro; là ils se montrent épisodiquement chez quelques individus, dans certaines épidémies; parfois au cours des fièvres éruptives, qui constituent à cet égard des exemples connus.
Ces accidents peuvent survenir à titre de complication, alors que la nature du mal a été bien déterminée par ses prodromes, par la marche de son invasion, la forme de son éruption; ils peuvent aussi apparaître en première ligne, rendant le diagnostic très difficile sinon impossible; des faits de cet ordre étaient fréquents dans la variole, avant la découverte de la vaccine; les anciens auteurs, Morton, Sydenham, ont rapporté des observations de cet ordre ; tels rash rentrent également dans cette catégorie. — Ces pertes sont parfois plus tardives; c'est ainsi qu'une scarlatine bénigne dans ses débuts, observée au cours d'une épidémie hypertoxique, vers la fin se révèle hémorragique et très meurtrière.
Assez souvent la marche est rapide; elle rappelle le commencement des grandes pyrexies ; dans d'autres conditions elle est plus insidieuse ; des symptômes en apparence insignifiants, des signes d'embarras gastrique tiennent la première place; dans d'autres cas, enfin, les manifestations articulaires, les poussées arthritiques précèdent ou accompagnent les hémorragies : il existe un type pseudo-rhumatismal.
De même que le purpura rhumatoïde peut présenter une forme papuleuse, en quelque sorte exanthématique, ainsi le purpura infectieux est susceptible de revêtir l'aspect d'un exanthème hémorragique fébrile. N'estil pas tout indiqué de le rapprocher des éruptions bâtardes, scarlatiniformes ou morbilliformes, actuellement bien connues de la pyémie, de la diphtérie, des états puerpéraux, etc.
S'il s'agit du processus aigu, les signes avant-coureurs sont fréquemment analogues à ceux des typhus, des fièvres éruptives; on voit, par exemple, au début, survenir du malaise, de l'inappétence, de la courbature, de la céphalalgie, des frissons plus ou moins répétés, plus ou moins intenses; le malade éprouve une sensation profonde de brisement, d'anéantissement; il se plaint de douleurs lombaires, de pesanteur dans les membres. Puis, la dépression augmente; la diarrhée, parfois des vomissements surviennent; la fièvre est intense, la langue saburrale; la tendance aux pertes hématiques se traduit fréquemment par des poussées