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BACTÉRIES ET CELLULES

des processus de cet ordre; parfois on découvre un certain degré d'épanchement ; les mouvements des articulations provoquent une souffrance que la palpation réveille, surtout au niveau des ligaments ; la fièvre assez légère atteint 58 à 58°, 5.

C'est dans des conditions identiques, avec des poussées œdémateuses semblables, que se produisent lesérythèmes aussi bien noueux que papuleux. — Aux phénomènes connus s'ajoutent des nodosités, qui l'ont une légère saillie rouge, rosée le premier jour, livide le second; elles sont un peu aplaties, du volume d'une noix, d'une noisette; elles disparaissent, laissant une tache ecchymotique qui indique par ses dimensions, la situation, le siège, l'étendue qu'occupait cette nodosité.

Le type caractérisé par des papules offre quelques particularités; il est plus passager, plus voisin du purpura pseudo-exanthématique de Laget, du purpura urticans.

En même temps que ces poussées œdémateuses, on enregistre parfois des vomissements bilieux, des douleurs épi gastriques, de la diarrhée : en somme, l'économie entière est touchée.

Les causes occasionnelles sont variées. — Souvent c'est le froid, l'humidité, souvent aussi la fatigue, le surmenage; il semble que le processus médullaire nerveux qui dirige, qui localise les poussées périphériques, congestives, œdémateuses, arthropathiques, purpuriques, puisse être provoqué par l'intervention de l'un de ces facteurs ou encore par celle d'une émotion morale.

On pourrait allonger la liste de ces causes occasionnelles, poursuivre l'étude de ces réactions nerveuses qui, sous l'influence de facteurs physiques, chimiques, toxiques, etc., préparent les évolutions cellulaires anormales, évolutions réalisées soit par des parasites, soit, par des éléments anatomiques de l'économie. Les analogies offertes par ces deux groupes de cellules expliquent et ces relations étiologiques et la similitude d'action d'une unique cause; ces analogies sont, d'ailleurs, nombreuses.

Rappelons que les formes sphériques, bacillaires, spirillaires, etc., se rencontrent tant chez les germes que du côté de nos tissus ; rappelons qu'au sein des organites des deux catégories le noyau est présent ou fait défaut. D'autre part, la composition du protoplasma comporte, chez les uns et les autres, des granulations protéiques sensibles à des réactifs en partie communs, dans les deux cas fixés plus vivement si l'état est normal. — La reproduction de ces différents êtres a lieu par des procédés analogues; leur nutrition est similaire; leurs sécrétions douées de propriétés comparables engendrent la diarrhée, les convulsions, des variations thermiques, etc. ; elles comprennent des pigments, des alcaloïdes, des albumines, des diastases, etc» — Dans le nombre de ces sécrétions, les principes spécifiques ne sont pas les plus abondants; ce qui domine, ce sont les produits ordinaires de la vie, c'est l'urée, l'acide carbonique, ce sont les éléments ammoniacaux. Dès lors, il n'est pas surprenant de constater, dans ces deux groupes de cellules, et des aérobies et des anaé*

[A. CHARRIN.]

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