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HÉMOPTYSIE ET ARTHRITISME

robies; dès lors il n'est pas surprenant d'enregistrer l'intervention des mêmes réactions nerveuses, des mêmes agents, froid, chaleur, choc, pression, aération, lumière, émotions, facteurs psychiques, etc.; tous ces agents favorisent l'éclosion des maladies de nutrition, des diathèscs, aussi bien que celle des infections; or, au cours de ces processus, entre autres accidents on voit se produire ces désordres hémorragiques.

Quand ces accidents dérivent crime affection diathésique, leur siège est loin d'être exclusivement cutané; ces états dyscrasiques savent réaliser l'épistaxis, le melsena, l'hématémèse, l'hématurie, l'hématomyélie, les peilcs sanguines buccales, nerveuses, sensorielles, séreuses, muqueuses, etc.; à cet égard leur action vaut les influences qui dérivent d'une pathogénie infectieuse.

11 n'y a pas encore bien longtemps, pour le plus grand nombre des médecins, aujourd'hui encore pour beaucoup d'entre eux, toute hémoptysie vraie survenant sans lièvre, avec quelques symptômes localisés au sommet des poumons, relevait de la tuberculose pulmonaire; elle devait faire porter pour un temps plus ou moins éloigné un pronostic fatal.

Cependant un certain nombre d'auteurs ont publié des observations établissant que quelques-unes de ces hémoptysies n'ont parfois provoqué aueiiii désordre fâcheux; elles se sont reproduites à plusieurs reprises s;ins laisser de trace, sans exercer, en un mot, aucune influence sur la santé : Graves, Gendrin, Trastour, Dauvergne, Collin, Huchard, Sénac, le professeur Potain ont cité des exemples prouvant que la genèse de certains crachements de sang peut être à la l igueur exempte de relation avec la bacillose.

Le début de ces phénomènes est presque toujours brusque; dans la plupart des observations, c'est après un refroidissement, après l'ingestion d'eau glacée, etc., que survient le premier désordre, ordinairement pendant la nuit.

Le malade est pris brusquement d'une hémorragie souvent fort abondante, qui peut se répéter pendant plusieurs jours, s'accompagnant de sueurs froides, d'anxiété, de dyspnée, d'une perturbation morale d'autant plus intense que le malade se considère comme tuberculeux; l'auscultation tôt ou tard décèle un foyer de râles crépitants, soit aux sommets ou aux bases, soit plutôt dans l'aisselle.

Cependant ces hémoptysies se reproduisent quelquefois périodiquement, alors que dans l'intervalle des poussées congestives l'oreille ne décèle aucun bruit anomal. — On s'étonne, puis on s'aperçoit que le malade appartient à une famille d'arthritiques, qu'il a lui-même présenté des manifestations ; ouest conduit à croire qu'il s'est agi là d'extravasations hématiques liées à ce qu'on appelait la diathèse congestive, se manifestant ici par des hémoptysies, comme elle se traduit ailleurs par des épistaxis, des métrorragics ou des hémorroïdes ; mais le processus choisit avant tout les viscères thoraciques ; il est rare dans le névraxe, le rein, le tube digestif, le foie, la rate, les muscles.

DIATHÈSE ËEMORROÏDATRE. —

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