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INSUFFISANCE DES CAUSES SECONDES

server le cerveau du mal épileptique. En dehors de quelques exagérations, ces vues, dont les éléments se retrouvent dans llippocrate et Galion, étaient celles d'un profond observateur, d'un grand praticien ; elles sont aujourd'hui encore en partie vraies, car si le temps agrandit ou transforme, comme le dit Lasègue, les données de l'observation sincère et juste, par une sorte de privilège il n'en atteint pas la substance. 11 estv en effet, incontestable qu'un lien manifeste rattache cet état hémorroïdaire à des tares organiques d'ordre chimique ou nutritif, à l'eczéma, a la calvitie précoce, à la goutte, au diabète, à la lithiase hépatique ou rénale, à la migraine, etc.

Sans doute des causes accidentelles, des excitations d'origine externe, une grossesse, une trop grande constipation, un état trop sédentaire, l'application de corps chauds, irritants, etc., peuvent déterminer une congestion passagère du système veineux recto-anal, avec gonflement de quelques veines, avec de légers flux hématiques ou séreux; toutefois, il y a loin de ce mal simplement local aux véritables hémorroïdes, ayant une liaison si étroite avec certains actes qui se passent dans l'ensemble de l'organisme : il semble que les causes capables d'amener de véritables varices rectales agissent à titre d'agents occasionnels à l'égard de la diathèse prédisposante.

Celle considération est tellement vraie que, chez les individus exempts de cette diathèse, c'est-à-dire dépourvus d'un système vasculaire spécial au niveau de l'extrémité du rectum, toutes les excitations possibles localisées à l'anus pardes sangsues réitérées, par des topiques irritants de différents genres, ne réussissent jamais à faire naître de réelles tumeurs hémorroïdales, pas plus que des irritations effectuées sur la peau n'engendrent des dartres, si la peau n'est pas pour cela préparée par l'état général.

Quand au cours d'une maladie grave d'un organe interne, du poumon par exemple, on voit parallèlement au développement d'hémorroïdes une amélioration manifeste de la maladie, on est autorisé à penser qu'une partit1 des mouvements fluxionnaires destinés à cet organe malade s'est portée sur ces veines; cette dérivation provient de la mise en jeu d'une prédisposition dont le viscère atteint, grâce à un retentissement sympathique, provoque les manifestations.

Ajoutons qu'à la longue il peut survenir une phase cachectique, qui par sa physionomie rappelle en général le tableau d'une anémie profonde. — Telle est, en quelques mots, l'ancienne conception de cette diathèse hémorroïdaire.

À l'heure présente des conceptions purement anatomiques, mécaniques tendent à conquérir une bonne part du terrain ; ces vues nouvelles sont basées sur les travaux de Gosselin, sur ceux de Duret, de Qu'énu, de Hartmann, sur leurs études relatives à des plans veineux, muqueux et musculaires, à des étranglements possibles des vaisseaux dans des anneaux au moment des contractions, etc. : là comme ailleurs la vérité se tient, à l'exemple de la vertu, dans un juste milieu.

HÉMORRAGIES ET NÉVRAXE.

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