LES HÉMORRAGIES ET LES DIVERS PROCESSUS MORBIDES
Hémorragies et maladies nerveuses. — Affections médullaires ; le tabès; cordons de la moelle. — Névrites. — Hémisphères. — Actions réciproques. — Hémorragies des extrémités.
Hémorragies et maladies toxiques, viscérales, etc. — Hémorragies et intoxications. — Auto-intoxications. — Dyscrasies. — Affections du sang ; anémies; scorbut; épidémie.
— Hémophilie. — Hérédité. Hémorragies et affections viscérales. — Lésions
locales. — Causes directes ; agents physiques. — Associations étiologiques. — Age ; sexe; grossesse. — État anatomique. Variété au point de vue du siège, de l'intensité, etc., de ces désordres. — Les muqueuses; les séreuses. Hémorragies
et infections. — Hémorragies et inflammations. — Hémorragies et réactions nerveuses.
— Actions de réciprocité.
Les causes directes. — Les causes secondes. — Les causes préparatoires. Lésions
des organes, des tissus. — Néoplasme; ulcérations; lithiase. — Affections diverses, locales, générales. « Causes souvent multiples. — Mobilité des signes, des phénomènes, de l'évolution, des conséquences des hémorragies. — Rôle du siège, du terrain,
du viscère, du tissu, etc. Les suites des hémorragies. — Le mécanisme de la
mort.
Les hémorragies peuvent s'observer au cours des affections qui intéressent le système nerveux centra] ou périphérique; elles se rencontrent, soit dans les cas où il s'agit de lésions portant sur le cerveau ou la moelle, soit dans ceux où les altérations siègent sur des filets détachés, sur des troncs isolés.
Weir-Mittchell a vu des pétéchies se développer chez des femmes anémiques souffrant de douleurs névralgiques, de crampes musculaires; il n'hésite pas à rattacher ces pétéchies à l'influence des nerfs; Faisans, dans son travail sur les extra vasations sanguines dépendant du névraxe, rapporte trois observations qu'il est aisé de classer dans cette catégorie. — Dans ces trois cas le sciatique a été atteint; les premiers symptômes se sont bornés soit ù des douleurs offrant des points classiques de recrudescence, soit à des phénomènes d'hyperesthésie, de contractions fibrillaires, soit à quelques troubles trophiques portant sur les os ou les ongles; puis, on a vu survenir, dans les zones malades, des ecchymoses plus ou moins nombreuses, plus ou moins étendues, naissant sans aucune cause externe, sans choc, occupant en général un territoire pincé en amont des régions les plus douloureuses; ces ecchymoses, d'une façon générale, suivaient le trajet des troncs atteints de névralgie ou de névrite.
[A. CHARRIN ]
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