PHÉNOMÈNES DIVERS
d'application; elles agissent suivant certains facteurs, l'âge pour les saignements de nez de l'adolescence, le sexe pour les règles ou les écoulements supplémentaires ; elles agissent également en raison de l'état des organes atteints, de l'athérome, du défaut d'élasticité des tuniques vasculaires.
Les affections viscérales, les ulcères, les néoplasmes, les tuberculoses, les collections hydatiques, aussi bien que les processus inflammatoires, congestifs, gangreneux facilitent la sortie du sang; de même la teneur hématique, l'état des parois des capillaires, les conditions de la circulation, etc., tous ces éléments rendent plus aisées, plus considérables ces extravasations. — Dans le tube digestif, on doit compter avec le rôle des stomatites, du scorbut, du cancer de l'estomac, de Vulcus rôtundum gastrique, œsophagien, pylorique; on doit aussi se souvenir des pertes de substances dues à la dothiénentérie, à la dysenterie, à la bacillose, à l'urémie, aux parasites, à la syphilis, aux intoxications. — Au niveau du rein on rencontre les mêmes facteurs ; on a surtout affaire à ces sortes de traumatismes internes attribuables aux calculs, aux sables, à ces concrétions spéciales aux nouveau-nés, à ces agents générateurs de la tubulhématie ; cette maladie fait intervenir l'âge, comme le font intervenir certaines épistaxis assez faciles à expliquer si l'on tient compte de la friabilité, de la vascularisation de la muqueuse.
S'il s'agit d'affections locales, plaies, contusions, ruptures, déchirures, s'il s'agit de chutes, de chocs, d'atteintes par des instruments divers, etc., l'agent qui intervient directement est le plus souvent seul à entrer en jeu; toutefois, il n'est pas rare de voir s'ajouter des éléments généraux, hémoglobinhémie, infection, empoisonnement, diathèse, altérations inflammatoires, maladies du foie, du cœur, des reins, du névraxe, des viscères hématopoïétiques, etc.
Le siège, l'intensité de la cause, l'importance des vaisseaux intéressés, la fonction de l'organe, des tissus compromis, la nature du facteur étiologique, le terrain frappé, etc., tous ces éléments entrent en ligne de compte dans la genèse des symptômes, de l'évolution, de la marche, de la conséquence des pertes sanguines.
Un épanchement intra-pulmonaire ou pleural occasionnera une hémoptysie, une pneumorragie, suivie de dyspnée, de point de côté, d'angoisse, de broncho-pneumonie, de pleurésie. — Un foyer cérébral médullaire entraînera des perturbations motrices, sensitives, sensorielles, trophiques, etc. — Une extra vasation hépatique, gastrique, pancréatique, amènera des réactions inflammatoires de ces viscères, des désordres biliaires, digestifs, glycémiques, de l'hématémèse, du melœna ; de son côté une irruption intra-rénale causera de l'hématurie, dans la bacillose, par exemple, quelquefois une colique due au caillot cheminant dans l'uretère. — Le muscle infiltré de sang est le siège de perturbations fonctionnelles, en particulier au point de vue des mouvements. Le placenta, si souvent déchiré par les nappes hérnatiques, laisse passer les poisons, les
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