CONCRÉTIONS
microscope on reconnaît qu'il est constitué par le tissu de l'organe et par le sang coagulé. Les éléments les plus délicats, tels que le tissu nerveux, les épitbéliums rénaux, sont les premiers atteints. Ils s'atrophient, mais conservent encore leurs formes et sont rcconnaissables au microscope ; le protoplasma se coagule et ensuite se résout en granulations ou en masses hyalines.
Le sang subit les modifications que nous avons vues dans les foyers hémorragiques. Les capillaires sont remplis par les granulations graisseuses et pigmentaircs résultant de la destruction des globules sanguins. Le tissu conjonctif, les os, les cartilages sont épargnés pendant longtemps et se trouvent presque intacts dans les foyers nécrosés.
A la périphérie, les vaisseaux: perméables appartenant aux territoires vasculaires voisins sont largement dilatés et apparaissent distendus par le sang. Le sang même a pu, en certains points, sortir des vaisseaux et former de petits foyers d'hémorragie interstitielle. Les globules blancs infiltrent le tissu conjonctif. Les éléments cellulaires sont en état de dégénérescence graisseuse. Lu même temps on constate l'existence d'un tissu conjonctif et do vaisseaux de nouvelle formation qui pénètrent dans l'intérieur de l'infarctus, tandis que les capsules d'enveloppe s'épaississent. L'infarctus p;tsso par différentes phases. La coloration rouge du début s'atténue, l'infarctus prend une teinte jaunâtre ; sa consistance augmente. A l'infarctus rouge a succédé l' infarctus jaune qui lui-même se transforme en se ramollissant. A celle troisième période les parties centrales subissent les premières la liquéfaction et le travail de destruction s'étend à toutes les parties nécrosées en même temps que la l égion d'abord tuméfiée se rétracte au point de former une dépression à la surface de l'organe.
L'infarctus ramolli peut être résorbé et disparaître complètement, laissant à sa place un tissu cicatriciel éloilé, seul vestige de l'infarctus guéri. Il peut aussi donner naissance à un kyste ou encore s'incruster de sels calcaires. En résumé, l'infarctus subit les mêmes transformations que le foyer hémorragique.
Les mêmes modes de terminaison (résorption, liquéfaction, putréfaction) s'observent à la suite de la caséification de l'infarctus.