PATHOGÉNIE
LA FIEVRE
rein. M. Lépine en a fait la preuve en injectant au chien l'extrait aqueux de rein normal écrasé à froid dans la solution salée à 0,7 pour 100.
C'est en procédant de la même façon sur le lapin ou par l'injection à l'homme qu'on a pu prouver l'action thermogène du corps thyroïde
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Fis- 7.
Muscle pris une heure après la mort.
(Charrin et Bouchard), des capsules surrénales (Charrin), du poumon, du foie (Rouquès), du tissu musculaire (*). En injectant à un lapin du bouillon de viande ordinaire qui n'est qu'un extrait de muscle, Charrin et Ruffer ont obtenu, avec 15 centimètres cubes par kilogramme, un accès de lièvre qui dura neuf heures. M. Roger, injectant l'eau de lavage à froid d'un
muscle frais pris immédiatement
après la mort, obtient une élévation de température qui atteint 1°,5 et qui dure cinq heures (fi g.
Pris une heure après la mort, le muscle donne une ascension pareille, mais plus prolongée (fig.
Soumis à la faradisation après la mort de l'animal, il donne une élévation et une durée moindres {fig. 8).
Urine. — L'urine peut être considérée comme réunissant les propriétés physiologiques des organes précédents. Toutefois elle a une action hypothermisante qui n'appartient qu'à elle. Mais M. Roger a découvert que cet effet n'est que passager et qu'il fait place à une hyperthermie secondaire qui est souvent très marquée et persiste pendant plusieurs
(*) Les propriétés thermogènes du liquide testiculaire -affirmées par M. Daremberg sont contestées par M. Hénocque.