L'ÉVOLUTION DE LA FIÈVRE
mépris pour cette doctrine grossière, mais le vitalisme a disparu* emportant avec lui la doctrine de l'esseiltialité. Il n'y a pas vingt ans qu'on ne parle plus d'essentialité, mais l'organicisme qui paraissait victorieux, n'a cependant pas été triomphant. Non, la lièvre essentielle n'existe pas, mais la lièvre n'est pas non plus le symptôme d une inflammation puisqu'elle traduit une intoxication.
Voilà à quoi aboutit cette querelle qui a duré un siècle. On se battait dans les ténèbres, la notion d'infection a apporté quelques clartés; la lumière s'est faite complètement quand on a su que les microbes fabriquent des substances pyrétogènes.
Dès lors, que l'infection fasse ou non l'infection locale, toute fièvre infectieuse est une fièvre toxique et indépendante, dans son origine au moins, de l'inflammation locale » (Bouchard).