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FOIE ET RATE. — HYPERÉMIES ET FONCTIONNEMENT EXAGÉRÉ

Bardach, Metchnikoff, Soudakicwitch, Tizzoni, Cattani, Cesaris- Deiïïél, etc., ont soutenu que la splénectomie affaiblissait la résistance, s'opposait à la réalisation de l'immunité artificielle, de cet état réfractaire conséquence de l'introduction des toxines ou des germes atténués. Par contre, Kanthack, Benario, Righi, Charrin, Foa, Scabia, etc., ont pu obtenir la vaccination chez des sujets dératés aussi bien que chez des êtres normaux; ils ont également constaté que ces sujets dératés ne succombaient ni plus rapidement, ni plus aisément que les autres.

Montuori paraît avoir décelé une des raisons de ce désaccord, en montrant qu'il importe de tenir compte de l'époque de cette ablation, de son ancienneté. De fait, en pareille matière, il convient de faire entrer en jeu des actions de suppléance, en particulier celles des ganglions, de la moelle des os; or, ces actions de suppléance varient, pour une part, avec la durée du phénomène qui nécessite leur intervention, avec la date de production de ce phénomène

Gamaléia a pensé que la fièvre dérive des hyperémies spléniques provoquées par les ferments figurés, par les actes dépendant des combats qui se livrent dans cet organe au cours des infections; ces actes, ces opérations, ces échanges détermineraient des élévations thermiques.

On ne saurait nier que de tels processus ne soient aptes à engendrer Fascension du thermomètre; toutefois, un point est acquis, c'est que des principes multiples, tel sérum de l'ascite des cirrhotiques, plus encore quelques toxines font naître des augmentations de volume du viscère abdominal, comme aussi la ligature de la veine émergente. — Un second point ressort des recherches, des explorations thermo-électriques de d'Arsonval et Charrin, c'est qu'un des maxima de la chaleur, chez des animaux rendus fébricitants à l'aide des sécrétions microbiennes, se trouve dans le foie; à vrai dire, la rate a une température plus élevée que celle du rein, des muscles ou du cerveau.

Il n'est pas rare d'observer des congestions de ce viscère développées parallèlement à des affections hépatiques : ces deux organes s'influencent réciproquement. — On a tout d'abord invoqué, pour expliquer ces faits, la stase mécanique du sang, argument qui ne peut avoir quelque valeur que dans le cas où la circulation porte est compromise, au cours de la cirrhose veineuse, par exemple; or, précisément, ces fluxions sont surtout accentuées dans d'autres modalités pathologiques de la glande biliaire, en particulier dans la sclérose hypertrophique ou encore dans la leucocythémie, dans la dégénérescence amyloïde, etc.

11 semble que, dans ces conditions, la cause infectieuse ou toxique, qui a touché l'un de ces parenchymes, a également intéressé l'autre; pour la malaria, pour la tuberculose, pour la syphilis, les choses ne se passent pas autrement; peut-être aussi, si la physiologie parvient à établir ces données, conviendra-t-il de faire intervenir certaines synergies digestives entrevues par Schiff, Ilerzen, etc. : en somme, grâce aux relations circulatoires qui conduisent dans l'un de ces parenchymes les produits que

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