PRINCIPES CONTENUS DANS LE LIQUIDE INFILTRÉ
souvent par localisations circonscrites à un fragment de membre; ou bien, plus généralisé, il se montre sous la forme de nodosités plus ou moins éphémères offrant à leur niveau une élévation de la température.
A coté de L'oedème rouge on peut placer l'œdème bleu des hystériques; cet œdème vineux, cyanique, qui accompagne les troubles prononcés de l'hématose, de la circulation en retour, donne au palper une sensation de refroidissement.
Dans les séreuses on trouve un liquide clair, citrin, contenant de la fibrine en petite quantité, surtout de l'albumine aisément coagulable ; puis, le microscope décèle des cellules lymphatiques, quelques globules rouges ou blancs.
Les analyses de Becquerel et Rodier, d'Andral, de Méhu, de Drivon, de Sée, de Frerichs, de Ch. Robin, de Schuller, de Kopf ont révélé la présence de différents éléments, des phosphates de soude, de chaux, du chlorure de sodium, des carbonates sodiques; elles ont mis en lumière l'existence de l'urée, des urates, des lactates, de différentes proportions de cholestérine, de sérine, de principes albuminoïdes divers, plus abondants dans l'œdème cérébro-méningé, dans l'ascite, que dans les épanchements du péricarde, de la plèvre, de la vaginale; la fibrine peut faire défaut, bien qu'elle se rencontre assez fréquemment dans les liquides thoraciques ; tous ces produits varient, depuis l'eau qui se maintient aux environs de 992, jusqu'aux corps gras qui sont à l'état de traces; la nature plus ou moins inflammatoire du processus intervient, de même l'action du froid, l'état de l'endothélium, etc.; récemment Carrière, appelant de nouveau l'attention sur ces oscillations, a montré que l'intensité de réaction des tissus exerce une influence marquée sur la richesse en éléments figurés, plasmatiques, fibrineux.
En tout cas, cet œdème n'est pas simplement le plasma ou la lymphe; une véritable sélection préside aux phénomènes d'osmose plus ou moins modifiés par l'état des humeurs, par la vitesse, par la pression, par la composition des liquides circulants, par le jeu des parois vasculaires, surtout de la tunique interne. Je considère, en effet, en m'appuyant sur des expériences inédites, les cellules cndothéliales comme propres à intervenir soit mécaniquement, d'une manière passive, soit physiologiquement, d'une façon active, à titre de véritables éléments glandulaires; on les a par trop assimilées à un simple revêtement, il faut les élever au rang des organites d'un viscère dont les différentes parties seraient étalées.
11 est clair que les exsudats qui dérivent des injections intra- veineuses purement aqueuses n'ont pas la teneur de ceux qui surviennent à la suite d'une fluxion collatérale, d'une intervention thermique; il est non moins certain que cette teneur offre encore des variétés, quand ces exsudats dépendent d'une modification anatomique, chimique ou dynamique, attribuable à la faim, à l'inanition, à la fatigue, à une cachexie, à une ligature de veine, à une section de nerf ou à l'oblitération d'un tronc lymphatique : Ziegler, en opérant sur le museau du chien, d'autre part,