LEUCOCYTES DU SANG NORMAL
Notre pratique personnelle nous a amenés à employer les procédés combinés suivants :
1° Fixation par l'alcool-éther. coloration par l'hématéine-éosine. Permet surtout l'étude des noyaux et la recherche des cellules éosinophiles ;
c2° Fixation par les vapeurs de sublimé iodé; coloration par le triacide. Permet surtout l'étude des leucocytes à granulations neutrophiles; nécessaire pour la recherche des myélocytes.
5° Fixation par l'acide chromique; coloration par la thionine ou le bleu de Unna. Permet la recherche des leucocytes à granulations ou à protoplasma basophiles.
Les leucocytes du sang normal se divisent en deux grandes catégories : 1° Les leucocytes mononucléaires dont le protoplasma ne contient
jamais de granulations; 2° les leucocytes polynucléaires qui sont toujours
granuleux.
Les leucocytes mononucléaires se présentent sous des aspects multiples : les uns, auxquels on peut réserver le nom de lymphocytes, un peu plus volumineux qu'un globule rouge, ont un noyau arrondi ou légèrement réniforme, fixant fortement les colorants basiques, entouré d'une très mince couche de protoplasma plus fortement coloré que le noyau sur les préparations au bleu de méthylène (Ehrlich), prenant une coloration lilas, moins foncée que celle du noyau, sur les préparations à l'hématéine-éosine.
Les autres, qu'on désigne sous le nom de gros et moyens mononucléaires, ont un noyau vésiculeux arrondi, ovale ou réniforme, fixant moins fortement les colorants basiques que ne le faisait le noyau des lymphocytes; ce noyau est entouré d'un protoplasma assez abondant, se teintant en lilastrès clair par l'hématéine-éosine.
Les leucocytes polynucléaires, qui seraient plus justement appelés pôlylobés, sont caractérisés par leur noyau irrégulier, formé de masses de nucléine que relient entre elles des filaments chromatiques très ténus et par un protoplasma chargé de granulations.
Suivant la réaction chromatique de ces granulations, on distingue :
1° Les leucocytes polynucléaires à granulations neutrophiles qui ont un noyau fortement coloré et un protoplasma semé de fines granulations visibles seulement après l'action d'un mélange en proportion convenable de couleurs acide et basique, tel que le réalise le triacide d'Ehrlich; ce réactif colore les granulations en rouge violet.
2° Les leucocytes polynucléaires à granulations éosinophiles dont le noyau est moins fortement coloré que celui des précédents et dont le pro toplasma contient de grosses granulations arrondies, à double contour, fortement réfringentes, colorées en rose par l'éosine, en rouge violet clair par le triacide.
5° Les leucocytes polynucléaires à granulations basophiles (mastzellen d'Ehrlich), dont le noyau est souvent bilobé et le protoplasma creusé de
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vacuoles claires, réfringentes, dans l'intervalle desquelles sont des granulations clairsemées qui ne se colorent que par certaines couleurs basiques telles que la thionine ou le bleu polychrome de Unna, avec lesquelles elles prennent une teinte métachromatique violet rouge foncé.
Il existe aussi, suivant Ehrlich, dans le sang normal, des formes de transition entre les leucocytes mononucléaires et les polynucléaires; cette variété de cellules est pourvue d'un noyau incurvé et quelquefois même divisé en deux lobes; son protoplasma présente quelquefois de rares granulations neutrophiles.
Dans le sang des sujets malades on peut encore trouver des formes leucocytaires différentes :
1° Des leucocytes mononucléaires à protoplasma fortement basophile : les uns ont un noyau central, les autres ont un noyau excentrique, arrondi, avec des granulations chromatiques disposées en rayons de roue; ils ressemblent axHLplasmazellen de Unna; les plus volumineuses de ces cellules ont été désignées par Tiirck sous le nom de « cellules cV irritât ion ».
2° Des leucocytes mononucléaires à protoplasma chargé de granulations neutrophiles, éosinophiles, ou même basophiles, semblables à ceux que l'on rencontre dans la moelle des os, et que pour cette raison on désigne souvent sous le nom de myélocytes.
Le sang des sujets normaux contient en moyenne 6000 globules blancs par millimètre cube, avec des variations de 4000 à 7000. Le nombre des leucocytes est plus élevé chez le nouveau-né et chez le vieillard.
A l'état normal, la proportion des diverses formes de leucocytes contenus dans 1 millimètre cube de sang oscille dans d'étroites limites; il y a, suivant l'expression de Leredde et Lœper('), « équilibre leucocytaire ».
Les leucocytes polynucléaires à granulations neutrophiles constituent la véritable cellule du sang; leur nombre est d'environ 06 pour 100. Les leucocytes mononucléaires représentent 52 à 55 pour 100. Les leucocytes polynucléaires à granulations éosinophiles 1 à 2 pour 100. Les mastzellen 0,5 pour 100.
On peut estimer qu'il existe un état pathologique toutes les fois qu'il y a en circulation chez l'adulte plus de 70 pour 100, ou moins de 60 pour 100 de leucocytes polynucléaires ; plus de 40, ou moins de 50 pour 100 de leucocytes mononucléaires; pas d'éosinophiles, ou plus de 5 pour 100 d'éosinophiles (Leredde et Bezançon) (2).
Chez l'enfant, il y a inversion de la formule leucocytaire; au moment de la naissance, le chiffre des polynucléaires ne dépasse pas 20 pour 100 ; il augmente progressivement dans la suite, arrive à 50 pour 100 à l'âge de trois ans, et n'atteint que plus tard le chiffre de l'adulte. Chez le vieillard, il y aurait plutôt excès de polynucléaires.
Lekedde et Lœi»er, L'équilibre leucocytaire. Presse médicale, 25 mars 1899. (2) Leredde et Bezançon, Principales formes cellulaires du tissu conjonctif et du sang. Presse médicale, 25 nov. 1898.
HYPERLEUCOCYTOSE.
— POLYNUCLÉOSE.
II n'entre pas dans le cadre de eet article d'étudier la formule hémoleucocytaire de chaque maladie infectieuse (*). Nous voulons seulement essayer de dégager des études analytiques très nombreuses qui ont été laites dans ces dernières années les lois générales de la leucocytose au cours des maladies infectieuses et de montrer le parti qu'on en peut tirer pour le diagnostic et le pronostic de ces maladies.
La plupart des maladies infectieuses s'accompagnent d'une augmentation du nombre des globules blancs dans le sang, d'une hyperleucocytose. L'augmentation porte surtout sur les leucocytes polynucléaires : il y a polynucléose.
Cette hyperleucocytose polynucléaire s'observe dans les inflammations localisées, telles que les phlegmons du tissu cellulaire, les suppurations chaudes des parenchymes et des séreuses et dans les états inflammatoires qui, comme l'érysipèle, la pneumonie, la diphtérie (5), le rhuma tisme articulaire aigu (4), etc., s'accompagnent localement d'une exsudation abondante de fibrine et d'une diapédèse intense de leucocytes. Cette hyperleucocytose avec polynucléose s'observe aussi dans la scarlatine, dans certaines septicémies.
Le nombre des leucocytes varie en moyenne, dans ces états pathologiques, entre 15000 et 25000 par millimètre cube. Il peut, dans certains cas exceptionnels, atteindre un chiffre extrêmement élevé : on a vu 40000 et même 115000 leucocytes dans un cas de pneumonie (Lœhr) (ù), 50 000 leucocytes dans certains cas d'abcès du foie (Boinet) (6) ; 50 000 à 40 000 leucocytes dans la scarlatine (Kotschetkoff) (7).
Dans tous ces cas, le chiffre relatif des polynucléaires est fortement au-dessus de la normale; au lieu de 66 pour 100, il s'élève à 80, 90 et même 95 pour 100 dans certains cas de pneumonie. La proportion est à peu près la même dans l'érysipèle. Elle est souvent encore plus élevée dans la scarlatine, où elle peut atteindre 98 pour 100.
Dans la diphtérie, le chiffre des leucocytes polynucléaires atteint 70 à 85 pour 100; dans le rhumatisme, 80 pour 100; dans la blennorragie, 66 à 78 pour 100; dans les suppurations chaudes, 70 à 75 pour 100.
Certaines maladies infectieuses s'accompagnent bien de leucocytose, mais l'augmentation du nombre des globules blancs porte, non sur les polynucléaires, mais sur les mononucléaires, il y a mononucléose. Cette mononucléose est l'apanage des oreillons (Sacquépée) (s) et de la coque-
(1) Josuk, Formule hcmoleucocy taire de quelques maladies infectieuses. Gaz. des hôpitaux, 15 dec. 1900.
(2) Griesinger, Virchow's Arckiv, 1853. — Malassez, Soc. anat., 21 février 1873. — Tuffier et Milian, Soc. anat., oct. 1901.
(3) Gilbert, Traité de médecine. Art. maladie du sang.
(4) Achard et Lœper, Les globules blancs dans le rhumatisme. Soc.de biologie, lcv déc. 1901 . (3) Lœhr, Berlin. Min. Woch., 1893, n» 5G.
(«) Boinet, Soc. de biologie, 22 déc. 1900.
(7) KoTsciitTKOFF, Centrait. /'. allgem. PathoL, 1892, Bd. III, n°ll.
(8) Sacquépée, Formule hémolcucocylaire des oreillons. Arch. de liiêd. expérimenta jan» vier 1901.
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luche (Meunier) (*); elle se voit à la première période de la syphilis, tandis que, clans la suite, il y aurait tantôt mononucléose, tantôt polynueléose (2) ; on observe aussi la mononucléose dans certaines phases de l'évolution de la tuberculose (dans les cas d'épanchements tuberculeux des séreuses; à la période moyenne de l'infection dans la tuberculose pulmonaire chronique, tandis qu'au début et à la période de caséifieation on observerait au contraire de la polynucléose, d'après Achard et Lœper (s).
La mononucléose peut être accompagnée de l'apparition dans le sang de formes leucocytaires anormales, de myélocytes granuleux : tel est le cas dans la variole, la varicelle.
Dans la variole, le nombre des globules blancs varie de 6000 à 55 000 par millimètre cube; l'hyperleucocytose est plus marquée dans les formes suppurées que dans les formes hémorragiques (Courmont et Montagard) (''). Les mononucléaires du sang varioleux, d'après Weil (s), sont au nombre de 58 à 00 pour 100; ce sont : des grands et des moyens mononucléaires (45 pour 100); quelques lymphocytes; des mononucléaires à protoplasma fortement basophile (plasmazellen, cellules d'irritation de Tùrck, dans la proportion de 6 à 7 pour 100; des leucocytes mononucléaires à protoplasma chargé de granulations ncutrophiles, éosinophiles ou basophiles (5 à 4 pour 100).
Dais la varicelle, on peut voir aussi des formes anormales; mais les myélocytes granuleux sont beaucoup' moins abondants que dans la variole (Tùrck, Nobécourt etMerklen) (G).
L'hyperleucocytose fait défaut dans certaines septicémies suraiguës et surtout dans le typhus, la fièvre typhoïde, la malaria, la granulie, la rougeole (7), maladies dans lesquelles' manque aussi la réaction fibrineuse. Dans ces maladies on observe même souvent une diminution du nombre des globules blancs, une hypoleucocytose, une leucopénie.
L abaissement du chiffre des leucocytes porte surtout sur les polynucléaires, de sorte qu'il y a mononucléose relative, et quelquefois absolue :
(*) Meunier, Archives d>; médecine des enfouis, avril 1808. — Dans ces derniers temps, M. Carrière (Soc. de biologie, 1er lévrier 1902) a repris l'étude de la formule hcmoleucoeytaire de la coqueluche et est arrivé à des conclusions opposées à celles de Meunier. Pour lui, la coqueluche s'accompagne d'une hyperleucocytose moyenne (10000 à 28 000 leucocytes par millimètre cube de sang) et d une polynucléose, le maximum de l'hyperleucocytose polynucléaire est atteint à la période d'état de la maladie; à la (in de la maladie, on constate une éosinophilie. Cette formule permettrait, suivant Carrière, de distinguer la coqueluche de l'adcnopathie trachcobronchique qui s'accompagne au contraire d'une mononucléose. Les observations personnelles que nous avons recueillies corroborent les résultats de Meunier.
("2) Sabrazès et M.vtiiis. Soc. de biologie, 1902. — Mathts, Thèse de Bordeaux, 1902.
(5) Achard et Lœper, Les globules blancs dans la tuberculose. Soc. debiol.. 8 déc. 1000. (4) Courmont et Montagahd, Soc. de biologie, 16 juin 1000.
(*) E. Weil, Soc. de biologie, 25 juin 1000 et Thèse de Paris, 1001.
(6) Tùrck, Klin. Untersuch. ûber d. Ver hait. d. Blutes. Leipsig, 1898. — Nobécouht et Merklen, Les leucocytes dans la varicelle. Journal de physiologie et de palh. générale, 1901, p. 428.
(7) Renaud, Valeur diagnostique et pronostique de la leucocylose dans la rougeole. Thèse de Lausanne, 1900. — Courmont, Montagard et Peiiu. La leucocylose dans la rougeole. Soc. mêd. des hôpitaux, 26 juillet 1901.
LEUCOPÉNIE.
cette formule leucocytaire s'observe dans la malaria et dans la fièvre typhoïde.
Dans la malaria, il y a, d'une façon générale, leucopénie pendant et entre les accès; cette leucopénie atteint un degré plus marqué que dans toute autre maladie; le nombre des leucocytes peut tomber au-dessous de 1000 par millimètre cube. 11 semble cependant, d'après les recherches de Vincent, qu'il se produise au début de l'accès, pendant le stade de frisson, une hyperleucocytose parfois considérable, bientôt suivie d'un abaissement très marqué du nombre des leucocytes pendant la période de chaleur ou à la fin de l'accès.
D'après la plupart des auteurs, Bastianelli et Vincent (l) en particulier, l'augmentation du nombre des leucocytes, au début de l'accès, porte sur les lymphocytes et les mononucléaires; à la fin de l'accès et entre les accès, une légère lymphocytose persiste. Tùrck (') admet aussi la mononucléose dans l'intervalle des accès, mais il pense que l'accès aigu s'accompagne d'une polynucléose.
La lièvre typhoïde, à tous ses stades, s'accompagne de leucopénie; Hayem (r>) a vu le nombre des globules blancs tomber à 2000 et même à 1000. La formule leucocytaire subit des variations en rapport avec les périodes de la maladie : à une courte phase de polynucléose signalée au début par Chantemesse et Millet (4), Courmont et Barbaroux succède une phase de mononucléose qui persiste encore pendant la convalescence.
Dans le cours des maladies infectieuses, la leucocytose semble avoir, ainsi que l'avait déjà bien indiqué M. Ilayem, une marche parallèle à celle de la maladie ; la courbe de la leucocytose suit, dans les grandes lignes, celle de la température. L'hyperleucocytose débute d'une façon précoce, se poursuit pendant la période d'état, atteint son summum à l'acmé de la maladie et tombe plus ou moins rapidement au moment de la défervescencc.
La pneumonie, maladie cà évolution bien cyclique, fournit un exemple très typique de cette évolution parallèle de la courbe leucocytaire et de l'infection. Dès le frisson, le nombre des globules blancs s'élève d'emblée à 18 ou 24 000, pour se maintenir à peu près au même taux pendant la période d'état de la maladie; la leucocytose serait cependant, d'après Lœpcr(c), toujours plus élevée le premier jour que les jours suivants, comme l'est souvent aussi la température, pour atteindre un nouveau maximum la veille ou le jour même de la défervescence.
Dans les pneumonies à évolution régulière, à défervescence brusque, le nombre des leucocytes s'abaisse rapidement au moment de la crise,
(*) Vincent, Annales de l'Inst. Pasteur. 1887.
(2) Ti rck, Klinische Untersuch. uber d. Verhalten d. Blutes. Leipsig, 1808. (r>) Hayem, Du sang et de ses altérations aiiatomiques.
(4) Chantemesse et Millet, Traite' de médecine, t. IL Art. Fièvre typhoïde.
(r>) Coubmont et Barraroux, Journal de physiol. et de path. générale, juillet 1900.
(6) Lœper, Arch. de médecine expérimenta nov. 1800.
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pour revenir à la normale le lendemain du jour de la défervescenec. Dans les pneumonies à évolution lente, la crise leucocytaire fait défaut ou n'est qu'ébauchée, et se produit irrégulièrement, par fractions, par décharges successives.
L'évolution de la leucocytose est tout à fait comparable dans Férysipèle ; il y a de même concordance entre la courbe thermique et la courbe leucocytaire ; le maximum du nombre des leucocytes est atteint au moment de l'acmé fébrile; rabaissement du chiffre des leucocytes se fait en même temps que l'abaissement de la température et le précède même dans quelques cas (Chantemesse et ReyX1).
Il en est de même dans les suppurations chaudes. La leucocytose suit la marche de la suppuration, augmente avec elle et s'abaisse brusquement lorsque le pus est évacué au dehors.
Dans les maladies infectieuses qui, comme le rhumatisme articulaire aigu, la diphtérie, les angines, les oreillons, la blennorragie, etc., n'ont pas une marche absolument cyclique, l'évolution de la courbe leucocytaire suit assez exactement celle de la température.
La scarlatine se rapproche de ces maladies par les caractères de sa courbe leucocytaire; le nombre des globules blancs atteint son fastigium deux à trois jours après la disparition de l'éruption (Kotschetkoff) ; mais le retour à l'état leucocytaire normal est plus lent à se faire.
Dans toutes les maladies que nous venons de citer, l'hyperleucocytose s'accompagne d'une polynucléose qui est souvent très intense (85 à 95 pour 100 dans la pneumonie, par exemple); et qui disparaît, comme riiyperleucocytose, au moment de la convalescence.
Dans les maladies qui s'accompagnent d'hyperleucocytose ou d'hypoleucocytose avec mononucléose, la courbe leucocytaire ne paraît pas suivre aussi exactement la marche de la température que dans les maladies à polynucléose.
Dans la variole, la leucocytose apparaît dès le début; elle est surtout intense au moment de la vésiculation, reste ensuite stationnaire, puis augmente ou diminue légèrement au moment de la pustulation.
Dans la fièvre typhoïde, l'hypoleucocytose, légère dans le cours de la première semaine, va en s'accentuant pendant toute la période d'état de la maladie; elle persiste longtemps pendant la convalescence.
D'une façon générale, les maladies chroniques, telles que la tuberculose, la syphilis, la malaria, ne possèdent pas de courbe leucocytaire à évolution régulière. La formule leucocytaire varie, en effet, avec les étapes de la maladie, qui échappent elles-mêmes à toute règle ; l'état du sang n'est pas le même pendant les périodes d'accalmie et de recrudescence.
Dans la tuberculose pulmonaire chronique, il y a le plus souvent une hyperleucocytose ; cependant le chiffre des globules blancs peut se trouver normal, soit au premier stade de la maladie, soit même au stade des
(*) Chantemesse et Rey, Tresse médicale. 1er juillet 1899.