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TU ÉR APE t î TIQUE GÉN ÉRALE .
péralc, 1 invasion microbienne reste localisée pendant un certain temps dans la muqueuse utérine et le plan musculaire adjacent. Dans la seconde, qui correspondrait à un cas d'infection puerpérale plus avancée, consécutive à un accouchement datant de douze jours, s'accompagnant d'ictère généralisé, de plaques gangreneuses sur le sein droit, de plaques érythémateuses étendues sur la cuisse gauche et sur l'abdomen, de larges phlyctènes sur la cuisse droite, l'examen du sang permit de constater des cocci donnant sur l'agar des colonies blanches très pures et de longs bacilles rectilignes. La sérosité des phlyetènes colorée en jaune par les pigments biliaires contenait des petits cocci très fins et très petits, ainsi <pic quelques rares bacilles.
Pinard et Varnier ont institué, en pareil cas, avec un certain succès, une irrigation continue qui lait passer en vingt-quatre heures, dans la cavité utérine, 600 litres de liquide antiseptique à 58 degrés.
Quand l'infection puerpérale résiste à ce lavage continu et à des injections de sérum anti-streptococcique, l'hystérectomie vaginale est alors indiquée : cette opération peut, en enlevant le foyer infectieux, augmenter les chances de guérison, si toutefois une infection plus ou trop généralisée ne s'est pas encore produite.
Le sublimé, à la dose de 0,25 pour 1000, est un assez bon désinfectant ; le biiodure, en solution à 0,5,0 pour 1000, dissous à l'aide d une égale quantité d'iodure de potassium, est recommandable. Charpentier préconise le sulfate de cuivre. A l'instigation de Bouchard, Pinard a essayé le naphtol, qui a le double avantage d'être peu toxique et suffisamment antiseptique et d'offrir douze fois moins de danger d'intoxication que le sublimé.
Antisepsie des organes uvinaires. — L'antisepsie abortive de Vurèthre échoue une fois sur deux ou trois. Elle peut être obtenue au moyen d'une solution de nitrate d'argent, de protargol, de permanganate de potasse. Pour l'antisepsie curative, on utilise les substances précédentes à doses inoins élevées (nitrate d'argent 0,05 pour 100, chlorure de zinc 0,02 pour 100, sulfate de zinc 0,10 pour 100, acide borique 3 pour 100, acide salicylique et sulfate de quinine en solutions saturées, eau naphtolée à 0,2 et 0,4 pour 100).
11 faut surtout éviter l'infection vésieale, qui se produit très facilement. La multiplication des germes infectieux dans l'urine se fait avec une grande rapidité, et une bactérie peut donner naissance à des milliards de microorganismes en vingt-quatre heures. Certains agents infectieux, comme le micrococcus urese, peuvent provoquer des accidents rapides et graves, remonter dans les uretères et, sans l'addition d'une cause de stagnation urinaire, provoquer la néphrite infectieuse ascendante.
Il ne faut jamais oublier que le principal mode d'infection vésieale consiste dans l'emploi d'instruments insuffisamment désinfectés et que tout cathétérisme doit être précédé et accompagné des plus grandes précautions antiseptiques .
LES 1RA1TEMENTS SPÉCIFIQUES ET LES MÉDICATIONS
La cystite infectieuse sera combattue par les instillations de nitrate d'argent à 1 pour 100 (Mercier), par les injections d'acide borique à 4 pour 100, de naphtol à la dose de 0,c2 à 1 pour 1000 d'eau additionnée de glycérine et d'alcool (Guyon).
Dans tous ces cas et surtout lorsque l'infection microbienne a atteint les calices et les reins, l'antisepsie interne sera obtenue avec du salol, des baumes (santal, copahu, cubèbe, térébenthine), de l'acide benzoïque, des benzoates, de l'acide borique, des borates à l'intérieur.
L'antisepsie de la bouche, du pharynx, de Y estomac, de Yintestin, a une grande importance thérapeutique.
La bouche contient, en effet, un grand nombre d'espèces bactériennes. Vignal en a isolé vingt. Certaines sont pathogènes et peuvent servir, comme le pneumocoque, le bacille de la diphtérie, de point de départ à une infection secondaire plus étendue. Dans certaines affections, comme la rougeole, les micro-organismes de la bouche peuvent acquérir une certaine virulence et provoquer du noma. Chez deux de nos petits malades, cette complication a été la cause principale de la mort. L'antisepsie buccale est capitale dans la fièvre typhoïde, la stomatite ulcéromembraneuse, le scorbut, la diphtérie, etc. Elle permet d'éviter la gingivite expulsivc chez les diabétiques et chez les arthritiques. Elle met à l'abri de la carie dentaire. L'un de nous a été frappé de la beauté et de l'état de conservation des dents chez les peuplades primitives de l'Afrique orientale et de l'Asie, qui ne font entrer dans leur alimentation qu'une très petite quantité de viande. Du reste, ces naturels prennent un soin tout particulier de leur dentition. Les Somalis frottent journellement et pendant longtemps leurs dents avec l'extrémité dune branche végétale; les Annamites laquent leurs dents et mâchent du bétel dans la composition duquel entrent des substances antiseptiques et astringentes. Le mastic de Chio est en honneur dans le Levant comme substance masticatoire.
L'antisepsie buccale évitera encore les parotidites et les amygdalites infectieuses, qui atteignent parfois un haut degré de gravité.
L'emploi du sérum antidiphtérique a diminué l'importance des antiseptiques que l'on employait contre les fausses membranes. Cependant l'usage de gargarismes antiseptiques donne de bons résultats; il favorise l'élimination des fausses membranes et détruit ou amoindrit la virulence des micro-organismes surajoutés.
V antisepsie du tube digestif est la première conquête dans les essais de désinfection du milieu intérieur (Bouchard). Elle est fort utile dans la dyspepsie, la dilatation de l'estomac, l'indigestion ; indispensable dans les ulcérations cancéreuses ou autres de l'estomac, dans les maladies ulcéreuses de l'intestin, dans la fièvre typhoïde, la dysenterie, les ulcéralions tuberculeuses, dans les gangrènes de la muqueuse intestinale d'origine embolique, dans l'obstruction simple, dans les ulcérations toxiques du gros intestin, dans la typhlite, l'entérite membraneuse, la constipa-
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THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE
tion habituelle. Cette antisepsie doit précéder les opérations que Ton pratique sur le rectum. Elle est également indiquée dans les maladies qui risquent de faire pénétrer du pus dans les voies digestives (fractures compliquées du maxillaire, cancer de la langue, gommes et abcès du pharynx, ulcération de l'œsophage, nécrose et cancer du larynx, gangrène pulmonaire, bronchites fétides, pleurésies suppurées et kystes du foie s'ouvrant dans les voies digestives). Elle doit encore être employée contre l'auto-intoxication qui est favorisée par les maladies du foie et des reins. Elle est utile dans la fièvre, l'asphyxie chronique, l'urémie, l'albuminurie dyspeptique ; elle produit de bons résultats dans les affections de la peau (acné et furonculose, urticaire, liées aux fermentations du tube digestif, certains eczémas), elle améliore certaines variétés de rhumatisme déformant, les céphalées habituelles des dyspeptiques.
On réalise Yantisepsie stomacale par les vomitifs, les purgatifs, le lavage avec de l'eau boriquée, le nàphtol [i associé ou non au salicylate de bismuth, une solution de 4 grammes d'acide chlorhydrique du commerce par litre d'eau (Bouchard), le calomel, le sulfure noir de mercure, le sulfure de carbone en solution aqueuse (Dujardin-Beaumetz), le charbon végétal à haute dose.
On lutte contre les fermentations intestinales par la diététique (lait, etc.), les purgatifs salins, les purgatifs qui ont une action antiseptique (calomel), les antiseptiques intestinaux, à doses fractionnées et capables de gêner le développement des microbes (salol, bétol, sousnitrate et salicylate de bismuth, naphtol et surtout benzonaphtol (Gilbert), lin tableau de M. Bouchard (loc. cit.) résume la valeur réelle de chaque antiseptique intestinal, qui doit posséder les propriétés suivantes : être insoluble et n'être absorbé que graduellement le long de son parcours, être en poudre ténue pour multiplier les surfaces de contact, être administré à doses fractionnées et souvent répétées.
D'après Gilbert, le régime lacté ferait tomber le chiffre des microbes des fèces à 1/71 0 du chiffre normal; le benzonaphtol réduirait ces germes de 50 pour 100 ; la purgation saline réaliserait une désinfection courte, mais presque complète, du tube digestif : Y asepsie intestinale ne serait pas un vain mot.
Antisepsie des voies aériennes. — Le larynx peut être infecté par les microbes provenant de l'air inspiré, contenus dans les aliments ou pouvant s'introduire dans les voies aériennes pendant le vomissement. Ce dernier mode d'infection est fréquent chez les paralytiques généraux qui, à la dernière période, conservent assez longtemps les aliments dans le pharynx sans arriver à les déglutir. Le larynx est encore le siège de fausses membranes diphtériques, de tuberculose parfois initiale; mais le plus souvent cette dernière infection est secondaire et consécutive au passage des crachats. Signalons encore une complication grave de la fièvre typhoïde : le laryngo-typhus qui s'accompagne assez souvent de nécrose des parties molles et cartilagineuses. On essaiera de réaliser l'antisepsie
LES TRAITEMENTS SPÉCIFIQUES ET LES MÉDICATIONS
du larynx par des attouchements directs, par des frottements avec des tampons imbibés d'acide phénique, de créosote, d'acide lactique. Ce dernier médicament est surtout employé dans la phtisie laryngée. Les pulvérisations, les vaporisations avec du naphtol, du menthol, des substances antiseptiques, rendront aussi quelques services.
L'antisepsie des bronches et des poumons peut être en partie obtenue par les injections intra-trachéales (menthol et diverses substances balsamiques et antiseptiques) ; par les pulvérisations, les vaporisations, les bumages de divers produits (créosote, essence de térébenthine, d'eucalyptus, acide sulfhydrique, acide fluorhydrique, mercure-méthyle, biiodure de mercure en solution dans l'eau à la faveur d'un iodure alcalin (ttuefî et Miquel), borate de soude, benzoate de soude, acide phénique,. naphtol [j, ozone, etc.). On a observé des résultats avantageux dans la bronchite fétide, dans la gangrène pulmonaire. Mais la tuberculose n'a guère été améliorée par ces moyens locaux qui, dit Bouchard, cessent d avoir îa moindre action à 1/1 0e de millimètre au-dessous de la surface touchée par la substance antiseptique. Les injections interstitielles dans l'épaisseur du poumon doivent être abandonnées.
Antisepsie des cavités séreuses. — Bouchard conseille aussi de laisser dans la plèvre, après l'empyème, un antiseptique insoluble, finement pulvérisé et fréquemment renouvelé; de pratiquer des injections d'éther iodoformé dans les articulations malades à la suite d'une blennorragie ou à l'occasion d'un pseudo-rhumatisme infectieux. 11 a pu éviter l'empyème en injectant du naphtol dans deux cas de pleurésie purulente dont le contenu ne fut pas évacué.
Dans les cas d'épanchements du péricarde, des bourses séreuses, de la tunique vaginale, on appliquera les mêmes règles. L'évacuation du liquide purulent ou infecté sera suivi de lavages antiseptiques.
Si le péritoine contient du pus ou des agents infectieux venant de l'intestin ou de l'utérus, il faut le nettoyer avec des substances antiseptiques; si la péritonite est limitée, il faut simplement immobiliser avec 0,10 et même 0/20 centigrammes d'extrait thébaïque l'intestin dont les mouvements disséminent les germes pathogènes, ne donner que quelques boissons glacées ou mieux les remplacer par de petits fragments de glace. Les injections de morphine mélangée à l'atropine sont aussi fort utiles dans les cas de péritonite. Cette immobilisation de l'intestin est indispensable dans les perforations intestinales. L'antisepsie intestinale est encore indiquée dans toutes les obstructions, avant toutes les opérations chirurgicales ou obstétricales et même dans l'accouchement simple.
L'antisepsie générale est possible; on peut, dit Bouchard, tuer le microbe sans tuer le malade; mais le plus souvent on diminue le nombre et la virulence des agents infectieux. La plupart des spécifiques sont des antiseptiques (mercure, quinine, etc.). La recherche du meilleur antiseptique applicable à chacun des agents pathogènes est l'œuvre la plus urgente qui s'impose au temps présent.
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THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE
Médication des troubles di; la nutrition. — Ils peuvent résulter de l'innéité, de l'hérédité, des ingesta, des troubles des grands appareils, de l'action nerveuse centrale et périphérique. Ils sont divisés, suivant leur durée, en diathèses, aptitudes, opportunités morbides. La thérapeutique générale (') de ces troubles de la nutrition comprend, en premier lieu, la diététique, c'est-à-dire l'art de diriger l'alimentation, qui était fort en honneur dans l'ancienne Grèce (Asclépiade, Pythagore, Hippocrate, Chrypippe, Praxagore) et qui était étudiée avec soin par Erasistrate, Celse, Arétée, Oribase, Alexandre de Tralles, la médecine arabe, l'école de Salerne, etc.
La diététique varie suivant la diathèse, arthritique ou scrofuleuse, contre Laquelle elle esl dirigée. De plus, les indications changeront selon la nature du terrain organique : le terrain arthritique est surminéralisé, riche en chlorures aux dépens de la soude et de la magnésie hyperàcide. Le terrain scrofuleux, au contraire, est déminéralisé, pauvre en chlorures aux dépens de la chaux et de la polasse hypo-acide; suivant les cas, on aura recours à la suralimentation, à la cure de régénération, à la cure de réduction, cura famis des anciens, au régime lacté, au régime arabique, au régime de reconstitution, au régime d entretien définitif.
La nutrition peut encore être modifiée par l'intermédiaire du système nerveux, qui peul être mis en jeu, soit [, par des incitations centrales, soi I II, par des incitations périphériques.
I. Les premières peuvent être provoquées : par les médicaments. Si les troubles de la nutrition consistent en une accélération des échanges, il convient de les modérer par des aliments d'épargne, de l'arsenic, de la valériane, du bromure; s'ils tiennent, au contraire, à un ralentissement du processus nutritif, les sels de Vichy, de Carlsbad, l'iodure de potassium ou de sodium à faibles doses, les stimulants cutanés, le massage, les frictions sèches sont nettement indiqués. On peut encore citer comme médicaments susceptibles d'entraîner ces incitations nerveuses centrales : la strychnine, la quinine, l'ergot, l'émétine, la piloearpine, la digitale, la saignée. On diminuera l'acidité de l'arthritisme par les alcalins; lalcalinité humorale, dit Duclaux, active les oxydations, l'acidité les diminue. L'hypoacidité sera, au contraire, augmentée par le tannin, les phénols, et en particulier la créosote, les amers, les acides minéraux, et principalement l'acide phosphorique. On a espéré ainsi mettre le terrain tuberculeux dans des conditions capables de lui donner la résistance du sol arthritique vis-à-vis du bacille de Koch et de ses toxines.
Pour faciliter le rejet des matières incomplètement oxydées, on donnera des dissolvants de l'acide urique (lithine, pipérazine), des substances facilitant les oxydations (benzoate de soude). On a vanté tout récemment
(') Bouchard, Maladies par ralentissement de la nutrition, et Cours de pathologie et de thérapeutique générales à la Faculté de Paris, 1884. — Le Gendre, Thérapeutique générale «les troubles de la nutrition. Traité de médecine, t. [, p. '2i)i. — Dujardin-Beaimetz, L'Iujgiène alimentaire, 1887. — G. Sée, Dh régime alimentaire, 1887.
LES TRAITEMENTS SPÉCIFIQUES ET LES MÉDICATIONS
les propriétés oxydantes des sels de vanadium, qui se manifestent sur les hases organiques et même sur les alcaloïdes, les toxines, les ptomaïnes. On a recommandé ces médicaments dans les maladies par ralentissement de la nutrition, telles que la goutte, la gravelle, l'arthritisme, le diabète; ils exciteraient l'activité des cellules de l'organisme. Ils ont été surtout employés contre la phtisie. Cependant l'un de nous n'en a pas retiré les avantages attribués à ces substances qui, dans certains cas, ont nettement fa vorisé la production ou le retour d'hémoptysies.
Le cacodylate de sonde est un médicament nouveau dans lequel l'arsenic a perdu sa causticité et presque toute sa toxicité, puisqu'on a pu en donner 1 gramme, en vingt-quatre heures, par la voie stomacale; cette quantité correspond à il centigrammes d'arsenic. La médication cacodyïique est la médication de choix lorsque Larsenic doit être administré à haute dose et pendant longtemps. Le cacodylatc de soude, dit le pro tesseur Renaut, est un modérateur nervin et un agent d'épargne. Employé en injections rectales ou sous-cutanées, il est utile dans la tuberculose curable, le diabète, la chlorose, l'anémie, la scrofule, les affections cutanées, les états cachectiques, les diathèses. D'après Gautier, il fait tomber lentement, mais régulièrement, la fièvre chez les tuberculeux. La médication cacMylique, ajoute A. Robin, estime médication excitatrice de la nutrition et de rhématose. Sous son influence, le nombre des globules rouges augmente par poussées; aussi y a-t-il avantage à ne donner le cacodylate de soude par la voie stomacale que deux jours consécutifs avec une interruption d'un jour. De cette façon, il est bien toléré et son action sur l'accroissement globulaire est aussi effective. La médication cacodylique favorise l'assimilation ou plutôt lutte contre la désassimilation énergique ; elle convient aux cas de diabète dans lesquels l'intensité des oxydations intestinales est trop grande; elle fait baisser brusquement et d'une façon notable le sucre, l'urée et l'acétone (*).
On peut exercer une excellente action indirecte sur les troubles de la nutrition en influençant le système nerveux central par des incitations psychiques (2). Elles ne sont pas à négliger et il est superflu d'insister sur le rôle que l'action morale du médecin, la confiance, les encouragements, le contentement, le calme, la quiétude, la certitude de guérir, les distractions, les voyages, les jouissances artistiques, etc., peuvent avoir sur la guérison de certaines maladies. Il faut, comme dit Pindare dans ses Mythiques. « charmer la douleur par des paroles douces et consolantes ». I est de notion courante que la tristesse favorise le développement de la lithiase biliaire et qu'une émotion vive ou un chagrin profond peut être la cause occasionnelle du diabète, surtout chez des individus prédisposés. On sait l'importance du traitement psychique dans les accidents hysté-
(*) Récemment, Gautier a montré la supériorité de l'arrhénal (méthylarséniatc bisodique), <jui a l'avantage d'être mieux toléré par l'estomac et de provoquer moins de troubles digestifs.
(*) Crocq, La psychothérapie. Rev. méd., Paris, 1901, X, 132-153, 182-183, 195-197. — Buttebsach, Psychische Thérapie. Deutsclys KUn. Wien und Berlin, 1901. Lief, II, I, 125-144.
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I l I ÉRAPEUTIQUE GÉJS ÉK AIE
riques et de la recherche de l'idée qui a présidé à ces manifestations. Lorsque cette idée dominante est retrouvée, on peut alors agir sur la genèse des associations cérébrales soit à l'état de veille, soit dans le sommeil hypnotique. Mais il ne faut jamais oublier que l'hypnose doit être réservée pour les cas graves et ne doit pas être faite sans le consentement du sujet et devant témoin, s'il s'agit d'une femme. Enfin, la suggestion à l'état de veille donne encore de bons résultats.
11. De plus, les troubles de la nutrition peuvent être modifiés par des incitations nerveuses périphériques, qui s'exercent soit sur des surfaces de sensibilité obtuse, telles que la muqueuse intestinale (purgatifs), la muqueuse des voies respiratoires (fumée de papier nitré), soit au moyen de stimulations cutanées, qui sont mises enjeu par les agents thérapeutiques physiques suivants : excitation de la peau par les flagellations, les frictions, la révulsion (sinapisme, teinture d'iode, térébenthine, vésicatoire, pointes de feu, marteau de Mayor, moxa), l'électricité, l'hydrothérapie, la lumière, le changement d'altitude ou de climat, les eaux minérales, etc.
Les agents physiques (') sont les dynamophores naturels de tout ce qui vit; ils constituent autant de stimulants physiologiques nécessaires à l'entretien de la vie (Guimbail); ils permettent de remplir les indications suivantes résumées dans les aphorismes bien connus du professeur Landouzy : « Robustifier le terrain bacillisable ; mettre l'organisme en état de fournir à ses rations de défense (activité phagocytaire), d'entretien, de développement et de travail ; — activer la fonction respiratoire pour élever le coefficient d'oxydation; — activer la nutrition. » En outre, ces agents physiques permettent d'obtenir l'excitation tonique de l'axe nerveux, ils calment l'irritabilité de la cellule ou de la dynamogénie, suivant les cas, grâce au phénomène de l'interférence nerveuse; enfin, ils jouent un certain rôle antiseptique en favorisant la phagocytose, en agissant sur la pression sanguine et sur les émonctoires, en sollicitant la fonction cellulaire, un des principaux moyens de défense de l'organisme malade.
Êlectrothérapie. — Elle détermine des actions variables qui ont été appliquées au traitement des maladies de l'appareil locomoteur, aux sécrétions glandulaires et à la thérapeutique splanchnique. Ce sont le courant variable, Y alternatif de haute et de basse fréquence, qui sont surtout employés pour obtenir ces effets vaso-moteurs directs ou réflexes et, par suite, des phénomènes d'hyperémie ou de drainage, de dérivation (Tripier). Le courant faradique est indiqué lorsqu'on veut provoquer soit le réflexe musculaire, soit une révulsion par irritation directe.
L'électrothérapie appliquée sous forme de courant continu exerce une
(') Guimbail, La thérapeutique par les agents physiques. Paris, 1900. — Larat, Traité pratique d'électricité médicale. Paris, PaielT, 1901. — Goldscheider et Jacob. Handbuch (1er physikalischen Thérapie. Leipsig, 1902. 9
LES TRAITEMENTS SPÉCIFIQUES ET LES MÉDICATIONS
action moléculaire trophique; les applications générales de l'énergie électrique parviennent encore à modifier favorablement les processus généraux trophiques, à relever le taux général des oxydations, à diminuer 'la déperdition urinaire de l'acide phosphorique, à ralentir le processus de dénutrition exagérée des organes riches en phosphore, à faciliter l'assimilation des phosphates alimentaires, la circulation, etc.
Les courants polyphasés ont l'avantage de posséder une grande puissance de pénétration à travers les tissus vivants; d'après Guimhail, ce sont les courants de choix contre l'asthénie des fibres musculaires de la vie organique ; ils diminuent la réflectivité générale de l'organisme, calment les douleurs vagues, l'hyperesthésie, améliorent la neurasthénie, •et leur application systématique sur les segments médullaires appropriés a donné quelques résultats dans les cas de troubles génitaux, de dysménorrhée, de paralysie infantile, spinale aiguë de l'adulte, labio-glossolaryngée.
Les courants alternatifs de haute fréquence à décharge oscillante, qui accélèrent les combustions organiques (d'Arsonval, Bergonié), rendent dans les cas de ralentissement et de déviation de la nutrition des services qui ont été exagérés, comme l'un de nous l'a indiqué dans une communication à la Société de Biologie (juillet 1898); Guimbail arrive aux mêmes conclusions. Cependant Apostoli considère les hautes fréquences comme le médicament de la cellule et comme un modificateur très puissant de la nutrition générale; à ces divers titres, elles doivent être employées contre certains troubles de la nutrition (diabète, albuminurie, phosphaturie, quelques manifestations de la goutte, diathèse arthritique). D'après d'Arsonval et Charrin, les toxines sont atténuées par le passage des hautes fréquences; elles deviennent immunisantes et vaccinatrices et augmentent ainsi la résistance des animaux ou des insectes. Ces données sont confirmées par les expériences de Marinier, Bonornc et Viala, Dubois, Phisalix. Guimbail recommande ces courants contre les dyspepsies intestinales, les effets nocifs du coli-bacille, la toxémie stereorale et l'autointoxication qui en résulte. Foveau de Courmelles vante l'action de l'alternatif à haute tension en gynécologie. En applications locales dans les maladies de la peau et des muqueuses, d'origine parasitaire ou bactérienne (telles que le molluscum, le lupus, la pelade, l'eczéma, le psoriasis), il produit de bons résultats (Oudin) soit par son action parasiticide, soit par des modifications vaso-motrices de la circulation. Les courants de haute fréquence n'ont été que d'une médiocre utilité dans les cas de lithiases rénale ou biliaire, d'hystérie, de neurasthénie. On a signalé encore leurs bons effets dans la névrite périphérique d'origine traumatique, dans le chancre mou (Coignet), dans la fissure à l'anus, les hémorroïdes (Doumer). Enfin, les propriétés analgésiques et spasmo-frénatrices de ces courants ont facilité la réduction d'une luxation de l'épaule (Sudnik) et trouveront probablement de nouvelles applications thérapeutiques.
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Tfl ÉR APEU TIQUE GÉNÉRALE .
L'agent électrique appliqué localement sous forme de courants faradiques et, mieux, de courant galvanique, peut exercer une action révulsive et sédative. La faradisation au pinceau calme les douleurs, les névralgies, la colique de plomb. Les coliques hépatiques sont soulagées au movcn de la Faradisation épigastrique avec des tampons humides. D une manière générale, les courants faibles élèvent l'excitabilité, tandis que les courants intenses la calment. La direction du courant a une moins grande importance que Faction polaire. Il est bon de traiter directement les points dits de pression, les points névralgiques. Des courants faibles sont utiles dans les névralgies et les douleurs symptomatiques d'une affection centrale, ainsi que dans les phénomènes d'hyperexcitabilité motrice (crampes des écrivains, contractures dites essentielles, tics douloureux). Les convulsions toniques et cloniques bénéficient de la faradisation des muscles antagonistes (Duchenne), de la galvanisalion discontinue, parfois de la galvanisation continue avec courant faible des muselés rigides.
U électrisation statique diminue les douleurs des hystériques et des neurasthéniques. Le souffle électrique a des effets sédatifs dans les névralgies. L'action trophique de l'électricité trouve son indication dans les maladies du système nerveux avec lésions matérielles, dans les maladies des nerfs et des muscles, dans les affections subaiguës et chroniques des muqueuses, de l'appareil lymphatique, dans les maladies des articulations, de la peau, ele. Hayem, à qui nous empr untons ces détails, conseille de faire passer un courant continu d'intensité suffisante à travers la région malade, sans s'inquiéter du sens du courant. La galvanisation cervicale du grand sympathique a été pratiquée dans l'hémiplégie d'origine centrale, les névralgies du trijumeau, les paralysies et contractures des muscles de la face, la névro-rétinite et l'atrophie des nerfs optiques, dans la maladie de Basedow, Tépilepsie.
La franklinisaiion a pour but d'atteindre l'axe cérébro-spinal en excitant les nerfs centripètes et les muscles; elle donne un courant de haute tension, sans quantité, variable ou permanent; elle produit des effets thérapeutiques généraux qui peuvent se diviser en sédatifs, excitants, trophiques. Le bain électro-statique est le traitement par excellence de l'hystérie, des névroses; il calme l'élément douloureux et diminue l'insomnie dans la neurasthénie, dont la pression artérielle est exagérée (Guimbail). Le bain négatif est plus sédatif et a des effets antispasmodiques plus accusés. D'après Apostoli, la franklinisation est surtout utile lorsque l'hystérie est associée à la neurasthénie; elle améliore aussi la plupart des neuropathies, la chorée, la paralysie agitante, le vertige épileptique, les contractures et les spasmes des fibres striées et. des fibres lisses, les névralgies, la gastralgie hystérique, l'anémie et la dyspepsie d'ordre névropathique, la sciatique, les douleurs dentaires. Lcffïuvation statique a modifié favorablement la dermatite iodoformée, l'acné miliaire, ponctuée, pustuleuse, rosacée, le zona, l'eczéma (Doumer), le psoriasis,
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le prurit et, <'ii particulier, le prurit vulvaire, l'impétigo, les ulcères chroniques de là jambe. Le courant franklinien borne son excitation à chaque muscle ; il est très utile dans les paralysies; il peut être appliqué, en pareil cas, sous forme de souille, cffluvation, étincelle, chocs, courants induits; il agit non seulement sur les paralysies d'origine organique, mais aussi sur les paralysies hystériques et les amyosthénies profondes. Signalons encore la faradisation généralisée de Beard el Rockwell, quia été recommandée dans la neurasthénie el les épuisements consécutifs aux longues convalescences.
Les effets de l'électrisation statique sur la tension artérielle expliquent son action favorable sur les troubles de la menstruation; ils peuvent même être profitables aux enfants arriérés, anormaux ou imbéciles; ils accélèrent doucement et progressivement les phénomènes <l<i la nutrition, et Vigoureux regarde la franklinisation comme le spécifique du ralentissement nutritif et surtout de l'arthritisme et de ses manifestations habituelles. D'après Apostoii, Guimbail, elle s'applique mieux aux troubles nutritifs d'origine hystérique, aux étais voisins «le la cachexie et aux cas d'artério-sclérose irrémédiable dans lesquels l'abaissement de la tension artérielle par les courants de haute fréquence devient dangereux.
Le courant statique induit, ou courant de Boudet, de Morton, a amélioré certaines dermatoses, plusieurs affections microbiennes el inflammatoires des organes génitaux de la femme (Weil), des contractures tardives chez les hémiplégiques (Régnier) ; il a diminué l'incontinence d'urine, l'atonie, la dilatation habituelle de l'estomac; il augmente aussi l'intensité, la hauteur et le timbre de la voix (Moutier et Granicr).
Mentionnons aussi la galvanisation générale de Vàter von Ariens, centrale de Beard, parâcentrale de Vàter, qui oui donné quelques résultats dans les névroses, les troubles de l;i nutrition de longue durée avec profonde déchéance organique. La galvanisation générale convient aux affections du système nerveux central; la galvanisation centrale est utile dans les ('lais neurasthéniques; la faradisation agit surtout sur la peau, les masses musculaires et exerce une action tonique sur I organisme entier.
Le bain hydro-électrique à courant alternatif sinusoïdal a une action analgésique marquée, il [diminue les troubles de la sensibilité d'origine soil, neuropathique, soit toxique, soit centrale; c'est un sédatif de la douleur surtout dans les affections des organes pelviens chez la femme, dans les névralgies et dans toutes les affections à forme douloureuse, paroxystique ou continue. Suivant les électriciens, ces applications électriques combattent avantageusement les troubles nutritifs graves, par ralentissement de la nutrition; les étais diathésiques, l'arthritisme, le rhumatisme déformant, la goutte chronique, la dyspepsie rebelle, I»1 lymphatisme et leurs multiples manifestations cliniques, ainsi que l'anémie, la chlorose, les désordres de la menstruation, les accidents congestifs qui accompagnent les affections des organes pelviens chez la
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femme, l'hypertrophie de la prostate. On a vanté leur efficacité dans les maladies de l'enfance (hystérie, chorée, ncrvosisme, paralysie infantile r incontinence nocturne d'urine, rachitisme), dans les diverses névroses en général. L'application du courant alternatif dans le bain modifie très heureusement les maladies de la peau, qu'il s'agisse de toxidermie ou de neuro-dermatose et en particulier l'eczéma, 1 urticaire, les syphilides, l'herpès, le psoriasis, L'acné et les ulcères variqueux des jambes (Gautier et Larat). 11 est encore fort utile dans la chorée, l'athétose, les myopathies, l'atrophie localisée ou générale, les paralysies d'origine centrale, la diathèse de contracture chez les hystériques, les tremblements, les spaismes, le relâchement et la paresse des fibres lisses viscérales. Le bain électrique relève la nutrition générale, active l'appétit, améliore le sommeil, tend à faire augmenter le poids du corps; il exerce une action tonique sur les centres encéphalo-inédullaires épuisés ; il améliore la neurasthénie, l'impuissance, soulage le tabétique ; agit favorablement dans les cas de tremblement d'ordre toxique, dans la paralysie agitante, la paralysie infantile, la paralysie faciale. En somme, la multiplicité de ces indications thérapeutiques s'explique par l'action de ce courant alternatif sinusoïdal sur les nerfs de la sensibilité, les nerfs trophiques des réflexes musculaires et le système nerveux central.
On a essayé d'obtenir l'introduction de certains médicaments à travers la peau intacte à l'aide du courant de pile (Munk, Richardson, Onimus, Laurel). Edison a proposé d'employer cette méthode pour dissoudre les toplîus de la goutte; il réussit à faire passer dans la circulation générale une proportion notable de lithine. Imbert de la Touche a traité le rhumatisme et la goutte par la cataphorèse. En utilisant toute la surface cutanée, Gaertner et Ehrmann sont parvenus à faire, absorber dans des bains, contenant 4 grammes de sublimé, une notable quantité de ce sel. Gautier a utilisé sur place les produits de la décomposition électro-chimique des médicaments; il a traité ainsi des abcès simples, tuberculeux, le lupus, ractinomycose de la face, l'arthrite fongueuse, le sycosis, etc. Enfin l'action de l'électricité sur les microbes n'a pas encore pu être appliquée avantageusement en thérapeutique.
La galvanh-caustique chimique, ou chimie-caustie voltaïque de Tripier, a été employée dans le traitement des anévrysmes, le goitre, le rétrécissement des voies lacrymales, etc. L'électrolyse avec destruction des tissus a donné des résultats dans les rétrécissements de l'urèthre, dit col utérin, dans certaines fistules, dans quelques tumeurs malignes. On trouvera dans les traités spéciaux les données relatives à la cautérisation tubulaire de Tripier, au traitement gynécologique d'Apostoli, à la gaivano-thermie , etc.
La thérapeutique physique utilise avec avantage l'emploi d'une série de procédés physiques, tels que les mouvements actifs, passifs, la mécanothérapie. Ce traitement physique, dit Goldscheider, agit surtout par des excitations périphériques se propageant par ondes dans diverses
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directions. Par voie réflexe, elles peuvent, suivant les cas, renforcer ou affaiblir le processus nerveux. Le thermo-massage a une action d'inhibition, tandis que la faradisation, les mouvements passifs, le jet d'eau chaude, ont des effets inverses qui renforcent la fonction nerveuse.
Hydrothérapie. — Les applications froides provoquent, d'après Uayeml1), des effets locaux et surtout des effets éloignés qui entraînent : 1° des modifications dans la répartition du sang; 2° l'augmentation de la vitesse du cours du sang et une élévation de la pression sanguine; 5° la fréquence et parfois l'irrégularité des battements cardiaques; 4° la production d'une respiration saccadée, irrégulière et même de l'oppression ; 5° l'abaissement non immédiat de la température. Quant aux effets secondaires ou réactionnels, ils consistent : 1° en phénomènes vasculaires consécutifs aux applications localisées, aux applications généralisées ; 2° en phénomènes secondaires relatifs à la pression sanguine, au cœur, à la respiration; 5° en phénomènes secondaires se rapportant aux variations de température. Les effets consécutifs aux applications froides peuvent être résumés ainsi: la répartition du sang est modifiée; il se produit une dilatation périphérique et une décongestion profonde; la pression sanguine est abaissée lentement et graduellement, le cœur se ralentit, puis reprend graduellement le nombre de ses battements normaux; la température périphérique s'élève, la température centrale s'abaisse, puis revient à la normale, enfin le système nerveux subit une action rafraîchissante et sthénique.
Les effets tardifs des applications froides sont multiples : parfois la température s'élève; cette contre-réaction est la règle chez les fébricitants soumis à la balnéation froide. On peut observer aussi une pseudofièvre hydrothérapique, un accroissement de la consommation des matières hydro-carbonées au sein des masses musculaires, une oxydation plus active des matières albuminoides, une augmentation de l'excrétion de l'urée, de l'acide urique, des chlorures, une diminution de l'acide in ique et des phosphates, un rétablissement de l'équilibre des grandes fonctions, un effet sthénique, une diminution de la sensibilité au froid, une modification avantageuse des vices de la nutrition générale. Les lavements d'eau froide abaissent la température, ralentissent le pouls, augmentent la tension artérielle, agissent sur la sécrétion biliaire ou augmentent simplement l'excrétion de la bile par suite d'une excitation réflexe des contractions de la vésicule biliaire; de là leur utilité dans ie traitement de l'ictère catarrhal.
Les applications chaudes ne déterminent pas des effets inverses. Elles donnent lieu à une vaso-constriction suivie d'une vaso-dilatation avec anémie profonde; elles augmentent la pression sanguine qui diminue ensuite, accélèrent les battements du cœur, entraînent la sudation et l'accélération des mouvements respiratoires et la dyspnée de chaleur,
(*) Haye», Les agents physiques et naturels. Leçons de thérapeutique. Paris, 1894.
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élèvenl la température centrale et périphérique; elles diminuent les sécrétions intestinales cl urinaire, arrêtent les hémorragies par contraction réflexe des fibres lisses, calment l'irritabilité nerveuse, provoquent des effets sédatifs et exagèrent les oxydations respiratoires, la désasshnilation des matières albuminoïdes, l'élimination de l'urée.
Les procédés hydrothérapiques avec percussion sont les douches froides générales et locales comme la douche de pluie, à colonnes, à laines concentriques, en nappe, en cercle, en jet mobile. Parmi les douches locales on peut citer la douche hépatique, splénique, vertébrale, épigastrique, hypogastrique, le bain de siège à eau courante, la douche des pieds, le bain de pied à eau courante et la douche ascendante. Les applications sans percussion sont les allusions, lotions, épongements, drap mouillé, maillot humide, piscine, bain froid ou progressivement refroidi, demibain, allusions réfrigérantes, enveloppement froid, arrosement, bains de siège à eau dormante, serpentins et sacs.
Les applications chaudes sont utilisées sous forme de douches générales, partielles, locales; de maillot sec, humide et demi-maillot; de bains tempérés ou chauds, d'étuve humide, sèche, à la lampe, bains en caisse; douches de vapeur, écossaise, révulsive, sédative et. tonique, alternative; bains russe, romain, turc.
Les indications de l'hydrothérapie sont nombreuses. Les médications antipyrétique, sthénique, antiphlogistique, hémostatique, les maladies de la nutrition, du système nerveux, la douleur, peuvent en tirer un réel avantage. La réfrigération est contre-indiquée dans les maladies du cœur et des vaisseaux, des reins, la tuberculose, les affections organiques (*).
L'hydrothérapie agit en provoquant des modifications parallèles et de même nature (froid ou chaleur) et en déterminant des phénomènes réactionnels d'excitation. 'Cette seconde action est bien plus importante (pie la soustraction ou l'addition de calorique; elle entraîne des réactions de défense qui sont le point de départ (factions locales et d'actions à distance, soit dans des régions homologues du corps, soit dans des zones éloignées ou centrales. Cette excitation cutanée donne lieu à des réflexes qui modifient la circulation et la thermogenèse. La réaction doit se faire spontanément. Les douches froides, chaudes, tièdes, écossaises, agissent par la sensation et l'excitation qu'elles produisent. Les hypotendus, dit Guimbail, se trouvent toujours mieux d'applications froides, tandis (pie les hypertendus s'accommodent bien de l'eau chaude. L'état de la tension artérielle doit fixer le degré de la thermalité.
La frigothérapie, imaginée par Raoul Pictet, n'est pas employée. Il est, en effet, dangereux de plonger les malades dans le puits frigorifique.
L' aérothérapie, les bains (Vair comprimé, activent légèrement la nutrition générale, augmentent les forces et l'embonpoint, accroissent
[l) Voir aussi : Los mouvcmenls mécaniques cl la mécanothérapié. — La médication par l'exercice. — Hygiène de l'exercice chez les enfants et les jeunes gens, par Ferxand Laukaxge. Paris, Félix Àlcan, 18i)9, etc.
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la vigueur des muscles et surtout des muscles respiratoires et exercent une action sédative sur le système nerveux. Par leurs effets mécaniques, les bains d'air comprimé diminuent dans les inflammations aiguës ou chroniques des bronches l'hyperémie pulmonaire, et les sécrétions des muqueuses respiratoires, facilitent la résorption des exsudats, principalement des exsudats pleuraux, augmentent la capacité respiratoire dans l'emphysème, le catarrhe chronique, la pneumonie chronique et dans certaines formes de phtisie. Grâce à leurs effets chimiques, ces bains d'air comprimé accroissent l'absorption de l'oxygène et sont par conséquent utiles dans les états asphyxiques et dyspnéiques ; ils stimulent les oxydations et les échanges et sont ainsi indiqués dans l'obésité, le diabète, l'arthritisme et certaines convalescences. L'affaiblissement du myocarde, les maladies des reins, du foie, de l'intestin, de la moelle, les affections subaiguës des organes respiratoires, la fièvre, constituent autant de contre-indications.
La lumière (!) a un pouvoir microbicide bien connu; déplus, elle met la cellule animale dans un meilleur état de résistance à l'infection, ainsi que le prouvent les recherches de MM. de Renzi etMasella; elle excite la nutrition cellulaire, la dynamogénie nerveuse, la diffusion de l'oxygène dans l'économie. Ce sont les rayons les plus réfrangibles du spectre, qui sont doués de l'action antiseptique maximum. Finsen a montré que la concentration des rayons augmente l'action bactéricide de la lumière. Son passage à travers des rideaux, des vitres rouges, peut diminuer la purulence des pustules varioliques, hâter leur dessèchement et éviter les cicatrices que laisse habituellement cette éruption.
Finsen (~) a obtenu de bons résultats en concentrant sur le lupus les rayons solaires les plus réfrangibles. La lumière bleue qui a traversé une solution de bleu de méthylène ou de sulfate de cuivre ammoniacal, est fortement microbicide. Kummelcite plusieurs cas très améliorés par ce mode de traitement. On aurait remarqué que les aliénés avec excitation cérébrale sont calmés par les rayons bleus. La concentration des rayons solaires au moyen d'une lentille sur les plaies de mauvaise nature, les ulcérations malignes, le lupus, l'ophtalmie granuleuse, donne parfois de bons résultats thérapeutiques. Le pouvoir anesthésique que possède la lumière dégagée par une lampe à incandescence ou la lumière voltaïque soulage et peut guérir certaines névralgies (Von Stein, Ewald). De Renzi
(') Pensum, Action de la lainière solaire sur les micro-organismes. Résumé ni Annales de Vhut. Pasteur, 1889, p. 686, cl une Revue critique. Ibid., 1890, p. 792. — Duclaux, Ibid.. 1887, p. 88. — Houx, Ibid., 1887, p. 362, 445.
(-) Finsen, La Phototliérapic (Paris, Carré et Naud, 1899). — Leuedde, La Photothérapie et ses applications à la thérapeutique des maladies cutanées (variole, lupus, acné, pelade, épithéliome, etc. Bulletin de thérapeutique, 1991, p. 129). — Guyenot. La chaleur radiante lumineuse en thérapeutique. Les appareils Dowsing. [Bull, de t/ierap., 1901, p. 692). — Lortet et Genoud, La lumière agent thérapeutique. Méthode du P' Finsen. Lyon, A. Rey, 1900. in-8". 484. — Petersen, Les progrès de la photothérapie par la méthode de Finsen. Vratch. Saint- Pétershourg, 1901, XX1Ï, 1570.
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prétend avoir amélioré quatre tuberculeux au moyen d'applications locales de lumière électrique. L'emploi des rayons X a été recommandé dans le traitement delà tuberculose, du cancer (*). Le bain de lumière rend des services dans l'anémie, la chlorose, les dyscrasies sanguines d'ordre toxique, la débilité générale, l'épuisement nerveux, la dysménorrhée» l'aménorrhée, l'obésité et quelques dermatoses rebelles.
Les climats et les eaux minérales jouent un rôle considérable dans le traitement des maladies chroniques.
Changer de climat, disait Michel Lévy, c'est naître à une nouvelle vie. Il faut tenir compte, dans ce choix, des conditions hygiéniques et météorologiques, de la latitude, des trajets des lignes isothermes, isoehimènes, isothères; de l'altitude, de la situation géographique, de la proximité ou de l'éloignemenf des cotes, de l'influence des vents, vents de terre ou de mer, de montagne, de la configuration et de la constitution du sol, de l'étal de La surface du sol, du degré de végétation, des saisons climatériques hivernales ou estivales. On doit aussi s'occuper de ce qu'on appelle les facteurs des c/imals, qui sont représentés par la constitution de I atmosphère, l'humidité absolue et relative des principes chimiques surajoutés, la pression dignes isobariques), les vents, l'électricité atmosphérique, la température, la chaleur solaire. Sol est remediorum maximum, a dit Pline. Les Méridionaux ajoutent : « Là où n'entre pas le soleil entre la maladie ». Les Italiens disent encore : « Toutes les maladies viennent de l'ombre et se guérissent au soleil ». Le lecteur trouvera dans les leçons de thérapeutique du Pr Hayem toutes les notions et les indications thérapeutiques utiles sur les voyages en mer dans la phtisie, sur les climats de terre, de montagne: sur les stations hivernales, sur les hautes stations, sur les stations niontueuscs moyennes, sur les stations hivernales et estivales, sur les climats de plaine secs et chauds, sur les climats humides.
Les eaux minérales peuvent présenter des qualités spéciales de minéralisation, de température, d'onctuosité, etc. Ailleurs, on emploie soit le limon minéral, soit le limon végétal. Les eaux minérales sont données en bains, douches, inhalations salines, sulfureuses, humage, pulvérisations. L'acide carbonique est utilisé en bains, douches, inhalations.
La cure interne doit tenir compte des divers facteurs suivants : quantité, température, constitution propre de l'eau ingérée.
Enfin, nous n'insisterons pas sur les indications thérapeutiques spéciales des eaux : I, sulfurées sodiques, sulfurées calciques et sulfhydriquées, sulfurées chlorurées; II, chlorurées sodiques; IIT, bicarbonatées sodiques ; IV, calciques; V, sulfatées sodiques et magnésiennes; VI, ferrugineuses; VII, arsenicales; Y11I, iodo-bromurées ; IX, lithinées; X, azotées. Ces particularités nous éloigneraient de notre sujet.
(') Williams F. H., Trcatment of certain forais of* cancer by the X Rays. J. Am. ni. Ass. Chicago, 1901, XXXVII, 688-691.
CONSIDÉRATIONS PERSONNELLES, INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS. <m