‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 3)Chapitre 97 sur 185 · DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE PAR LA CULTURE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE PAR LA CULTURE

L'inoculation aux animaux peut encore servir, coin me l'a montré M. Arloing(1), à vérifier le degré de virulence du produit tuberculeux. Le cobaye étant trop sensible à l'infection tuberculeuse et succombant dans presque tous les cas, quels que soient le nombre et la virulence des bacilles, il faut s'adresser au lapin, qui est beaucoup plus résistant ; on inoculera donc la même dose du produit suspect à deux cobayes et à deux lapins sous la peau, et l'on sacrifiera les lapins au bout de deux mois.

On sait, comme l'a bien montré Yillemin, que l'inoculation de produits tuberculeux au lapin détermine chez cet animal non des localisations sur le système lymphatique, mais au contraire des localisations pulmonaires. Le virus suit la voie sanguine, comme l'a observé M. Arloing. Si, au bout de deux mois, les poumons sont intacts ou ne contiennent que de rares tubercules, on considérera les bacilles inoculés comme atténués; si les poumons sont farcis de tubercules, on conclura que les bacilles avaient une virulence ordinaire.

Les résultats de ces inoculations au lapin ont montré à M. Arloing que les tuberculoses périphériques chirurgicales, tumeurs blanches et ostéites, étaient des tuberculoses à peine virulentes pour le lapin, des tuberculoses atténuées. Arloing et Courmont ont vu cependant des cas où des tuberculoses locales contiennent des bacilles virulents et ont montré le danger de toute intervention opératoire dans ces formes.

Les lésions tuberculeuses dites médicales, les tuberculoses pulmonaires en particulier, sont très virulentes pour le lapin; elles peuvent quelquefois cependant relever de bacilles atténués, elles sont alors remarquablement bénignes et à marche lente (2).

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