LA MALADIE
GOUTTE
LA GOUTTE
ASSOCIÉE
ASSOCIÉE
Albuminurie simple .
lOf)
Dyspepsie
Néphrite
OD
Dilatation gastrique .
Diabète sucré . . .
Lithiase urique. . .
Hypocondrie ....
Ditermittcnces . . .
Asthme
Pihumatisme articu-
laire chronique. .
Bronchite sibilante .
Névropathie ....
Insuffisance milrale.
Hémorroïdes. . . .
Hypertrophie cardia-
Rhumatisme muscu-
laire
Perte des réflexes .
O.Ofi
Pas
l'association morbide 65 au lieu d
e 207 pour
Chose digne d'être signalée : si la névropathie est rare chez les goutteux, l'hypocondrie est relativement plus fréquente que chez les autres malades ; les rapports sont 2,24 et 2,51.
La goutte est encore une maladie accompagnée. Sur 1000 goutteux, la
AFFINITÉS MORBIDES DE LA LITHIASE URIQUE
f^outte est 65 fois seiilemeot riiniqiie maladie, tandis que, sur l'ensemble des maladies chroniques, l'absence d'association morbide s'observe 207 fois sur 1000.
AFFINITÉS MORBIDES DE LA LITHIASE URIQUE
Sous le nom de lithiase urique, je comprends le sable urique et les calculs d'acide urique, soit des reins, soit de la vessie. C'est encore Fobésité, une maladie relativement rare, mais une maladie de la famille du diabète, qui occupe le premier rang parmi les maladies associées : 555 cas d'obésité sur 1000 malades atteints de lithiase urique, 66 cas seulement d'obésité sur 1000 malades qui ne sont pas affectés de lithiase urique. D'autre part, 144 cas de lithiase urique sur 1000 obèses, 25 seulement sur 1000 malades non obèses. Les rapports 5,04 et 6,26 indiquent un degré très étroit de parenté morbide.
On rencontre souvent aussi, chez ces malades, les maladies fréquentes, la dyspepsie, l'albuminurie simple, le gros foie, la névropathie; mais le rapport qui est rarement supérieur à l'unité est presque toujours très notablement inférieur, ce qui indique que ces maladies fréquentes se rencontrent moins chez les graveleux que chez les autres malades. Une maladie fréquente a cependant une affinité manifeste avec la lithiase urique; c'est la néphrite chronique, soit néphrite due k l'irritation en quelque sorte traumatique que peut provoquer un calcul du rein, soit néphrite infectieuse, comme il arrive quand l'infection de la vessie provoquée par une exploration ou une intervention remonte vers le rein, soit surtout néphrite scléreuse spontanée, celle des goutteux. Malgré le concours de ces causes surajoutées, la néphrite ne marque sa prédilection pour la lithiase urique que d'une façon modeste, moindre que pour le diabète et l'obésité, plus grande que pour la lithiase biliaire. Les rapports sont 1,61 et 1,65.
Au nombre des maladies rares ou peu fréquentes que nous allons trouver parmi les coïncidences morbides de la lithiase urique, nous voyons encore tout ce groupe de maladies que nous avons reconnues comme ayant d'étroites affinités avec celles dont nous avons recherché les
I parentés. J'ai déjà signalé la relation très intime et vraiment paradoxale de la lithiase biliaire avec la lithiase urique, relation qu'accuse le rapport 8,14. Après l'obésité qui a aussi un rapport très élevé, viennent le rhu-
I matisme d'ileberden, la bronchite sibilante, les hémorroïdes avec des rapports supérieurs à 5. Tout à côté, la goutte, le diabète, les névralgies. Plus bas, mais encore en bon rang, le rhumatisme articulaire chronique,
I l'eczéma, la migraine.
Dans le tableau de ces relations morbides on va voir surgir quelques nouveautés inattendues.
PATHOLOGIE GÉNÉKALE. — III. 2'2
[CH. BOUCHARD.'i
538 TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTRITION
LITHIASE URIQUE
r)"2 CAS DE LITHIASE URIQUE SUR 1000 MALADIES
MALAUIKS ASSOfilKKS
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CES Î.'ALADIES