‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 130 sur 166 · PAR · texte numérisé non relu

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GRAMME d'aLPUMIM:.

Pneumonie

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Insuffisance aorli(fue

Mal de Bright

I)ien (les erreurs ont pu se glisser clans ces expériences, mais il est difficile de supposer qu'elles peuvent expliquer des différences aussi considérables que celles qu'on relève dans la dernière colonne. ïl parait donc probable que la maladie influence Télaboration de Talbuniine et modifie la structure de sa molécule. Cela mérite, je pense, d'être vérifié et il serait bon de chercher si l'état de vaccination ne s'accompagne pas dequelque modification de même ordre.

Je me borne à ces considérations. Dans lout ce (pie j'ai dit il y a deux choses : une uiéthode et une doctrine.

La méthode permet de savoir s'il y a plus ou moins de destruction de la matière azotée chez un malade que chez un homme sain de même âge, ce qu'on ne savait pas, ce qu'on ne pouvait pas savoir tant qu'on ne possédait pas le moyen de déterminer la quantité d'albumine hxe qui est dans le corps d'un homme, tant qu'on ne savait pas dans quelle proportion le rapport de la surface corporelle à l'albumine fixe pouvait influencer la catalyse, tant qu'on ne tenait pas compte des variations de la destruction suivant les âges. C'est une tentative franche et convaincue pour introduire dans la pathologie les unités et les mesures, les mesures sans lesquelles une science est toujours discutable, les unités sans lesquelles on ne peut entreprendre aucune mesure.

La méthode permet aussi d'aborder sinon de résoudre encore un plus important problème : la part qui dans Télaboration des diverses matières concerne les destructions incomplètes ou les destructions totales. Si dans cette recberche on est entravé encore par des difficultés ou des imperfections de la technique, on arrive au moins dans une maladie, le diabète, à savoir quelle fraction de l'activité glycolytique normale possède le malade que l'on étudie.

A défaut d'une équation satisfaisante entre les variations du poids du corps, l'oxygène consommé et l'acide carbonique formés qui, mis eu regard avec l'azote urinaire, pourraient dire quelles quantités de chaque principe immédiat est complètement, quelle quantité est incomplètement détruite, on se fait une idée de la perfection ou de l'insuffisance du pro-

LES MODIFICATIONS DE LA NUTRITION DANS L'IMMUNITÉ ACQUISE

cessas destructeur par restimation de la toxicité urinaire, du rapport du carbone urinaire à l'azote urinaire et plus simplement par la recherche du poids de la molécule élaborée moyenne.

La doctrine se résume dans cette affirmation que s'il existe des perturbations de la nutrition, et il en existe, elles ne sauraicBt être indifférentes à la santé; que si à un moment elles constituent essentiellement la maladie, elles ne sont souvent et pendant une longue période de temps qu'un acheminement vers la maladie ou qu'une condition prédisposante à l'efficacité pathogène des causes prochaines de la maladie.

La doctrine a pris corps surtout en ce qui concerne un groupe de maladies dont le diabète est en quehjue sorte la tête de colonne. L'expérimentation a fait voir que cette maladie consiste en une diminution de l'aptitude que possède l'économie de détruire le sucre. La statistique clinique interrogée d'une certaine façon a montré les affinités que possèdent avec le diabète les autres maladies de ce groupe. Cette intervention de la statisticjue clinique complète la méthode et affermit la doctrine. Elle établit avec certitude les parentés morbides, elle donne à penser que les maladies parentes sont marquées et préparées par un trouble nutritif du même ordre que celui du diabète. Ce sont les vraies maladies de la nutrition, celles où le trouble nutritif se suffît à lui-même.

Ailleurs le trouble de la nutrition favorise l'action des autres causes, même de l'infection. Ceux qui apportent ce tempérament aux applications qu'on a faites à la médecine des découvertes de Pasteur se voient accuser de leur être hostiles et de vouloir leur opposer une doctrine adverse. Il n'y a pas doctrine adverse, il v a procédé pathogénique différent qui tantôt favorise l'infection, tantôt la combat, prépare la guérison et la rend définitive. Ceux qui prétendent mettre chaque chose k sa place défendent aujourd'hui la vraie doctrine de l'infection contre l'exclusivisme des néophytes, comme ils la défendaient il y a vingt ans contre les résistances de ses détracteurs. Il y a deux manières de ne pas voir la vérité : c'est de fermer obstinément les yeux devant elle ou d'être aveuglé par elle.

584 TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTRITlOxN.

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