‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 24 sur 166 · II. — L'ALIMENTATION INSUFFISANTE · texte numérisé non relu

II. — L'ALIMENTATION INSUFFISANTE

Deux cas sont à considérer ici, celui d'une inanition partielle brusquement réalisée dans une expérience de laboratoire, et celui de l'inanition partielle chronique, telle qu'on l'observe dans divers états pathologiques ou chez les classes pauvres.

Cette double étude est particulièrement intéressante au point de vue pathologique. L'alimentation insuffisante est le plus souvent imposée par la force des choses dans un grand nombre de maladies, et il serait de la plus haute importance de bien connaître les effets et les signes extérieurs d'une telle alimentation, afin de ne point les confondre avec les modifications apportées aux échanges nutritifs par l'agent pathogène lui-même et secondairement par les lésions qu'a provoquées cet agent. L'alimentation insuffisante est encore — malheureusement — le lot de groupes considérables dans les classes les moins favorisées de la société, soit parce que ces populations ne conquièrent qu'avec peine ce qui est nécessaire à leur subsistance, soit parce qu'elles utilisent mal les ressources dont elles disposent pour leur entretien. 11 y aurait beaucoup à dire sur ce dernier point; rien n'est plus rare dans les classes pauvres qu'une alimentation rationnelle et réellement économique.

Ici encore nous avons à considérer : 1" la dépense totale de calories; 2° le mode de répartition de la dépense entre les trois catégories d'aliments.

L'INANITION TOTALE ET L'ALIMENTATION INSUFFISANTE

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