CHAPITRE V
L'ALIIVIENTATSON SURABONDANTE
Une ration, qui suffit pour couvrir le besoin d'albumine et le besoin total de calories, devient surabondante lorsqu'on l'additionne d'un surplus de l'un des trois aliments, albumine, graisse ou hydrate de carbone. Comme l'organisme ne fait pas de consommation de luxe (voy. p. 79), il réalise évidemment de ce chef une économie. Sur quelle catégorie alimentaire porte cette économie selon la composition de la ration? tel est le problème qui doit être examiné ici. Mais auparavant il est nécessaire d'exposer deux ordres de phénomènes dont la connaissance préalable est indispensable à l'étude de l'alimentation surabondante.
(1) I. Munk, Pflïujers Arch., t. LVIII, p. 529.
L'ALIMENTATION SURABONDANTE. IH
Le premier a trait à l'aliment azoté qui, dans les phénomènes de désassimilation, se comporte d'une manière tout à fait spéciale, résumée dans la loi classique de réquilihre azoté.
Le second comprend les phénomènes de transformation réciproque (les aliments. L'organisme qui reçoit par exemple un surplus de sucre le transforme le plus souvent en graisse et le met en réserve dans cet état. On comprend donc aisément qu'avant d'aborder l'étude de l'alimentation surabondante il est nécessaire de connaître la nature et l'étendue des transformations que l'organisme est apte à accomplir dans cette direction. On étudiera donc dans ce qui suit :
1° La loi physiologique de l'équilibre azoté;
2° Les transformations réciproques des aliments simples ;
o'' Les divers cas de l'alimentation surabondante.