Les déchets sulfurés
Le soufre des matières albuminoïdes reparaît dans les urines sous trois formes : l*' à l'état de sulfates et d'éthérosulfates (phénylsulfates, indoxylsulfates, etc.) des métaux alcalins. Cette fraction représente environ 80 pour 100 du soufre total.
2*^ Sous la forme de combinaisons mal connues, moins oxydées que l'acide sulfurique (traces de cystine, de sulfocyanate de potassium, acide taurocholique, peut-être des traces d'hyposulfite alcalin, etc.). C'est cette portion que Salkowski appelle le soufre neutre.
(1) Voy., pour tous ces corps, Neubauer et Vogel, Analyse des Hanis, 10" éd., par Huppert. Wiesbadcn, 1808.
(2) BoNDYZYNSKi et GoTTLiEu, CeutraWI ttl l fùr die med Wissensch., 1897, p. 577.
[E. LAMBLING.'i
NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA NUTRITION A L'ÉTAT NORMAL
En ce qui concerne Facide sidfuriqiie, on a vu que la quantité produite en 24 heures peut être considérable (2^', 5 environ), et que des accidents graves surviennent lorsque sa neutralisation n'est pas assurée (voy. p. 55). Notons seulement ici que la transformation de l'acide sulfurique bibasique en acides éthéro-sulfuriques (phénylsulfurique, etc.), monobasique, diminue de moitié la quantité de base nécessaire à cette neutralisation (voy. p. 175).
Il est regrettable que le dosage des diverses variétés du soufre urinaire, soufre des sulfates, soufre des éthérosulfates et soufre neutre, soit si peu commode, car l'origine album inoïde de cet élément confère un intérêt considérable à Fétude de ses variations dans l'organisme.
Ce que Fon sait sur le mode de production et les variations du soufre neutre est encore trop clairsemé pour qu'on puisse en tenir compte ici. Notons seulement Fintérèt pathologique que présente la cystine, et les relations si curieuses révélées par Baumann et L. von Udransky entre la cystinurie et Fexcrétion par les fèces et les urines de deux ptomaïnes, la cadavérine ou pentaméthylène-diamine et la putrescine ou tétramétylènediamine. Cette diamhuirie concomitante conduirait donc à attribuer à la cystinurie une origine infectieuse (*).