‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 45 sur 166 · RECHERCHE DES UNITÉS · texte numérisé non relu

RECHERCHE DES UNITÉS

Tout cela a été successivement tenté et réalisé. On doit à ces recherches des clartés dont je ne méconnais pas l'importance, et, des faits déj.à acquis, sortira une lumière qui dissipera bien des obscurités. Mais qui

TROUBLES PRÉALABLES DE LA NIITBITION

pourrait dire que ces travaux excellents ont permis de mesurer la nutrition et la vie? Ce qui faisait défaut, ce qu'on a cherché toujours, c'est l'unité, c'est le terme de comparaison. L'étalon nous manque pour les recherches cliniques; il nous manque également pour les recherches plus précises du lahoratoire. Tous les éléments de dosage que j'indiquais ont été utilisés dans le lahoratoire sans ahoutir à la conclusion désirée, tous ont été essayés, au moins à titre exceptionnel, dans la clinique et nous ne sommes pas encore fixés sur l'intensité de la vie et les variations de cette intensité soit chez l'houime sain, soit chez Thomme malade.

L'UUEE DANS LE LITRE D'URJ.NE

.l'ai assisté à cette introduction des moyens chimi(pies d'exploration dans la médecine pratique, et j'ai suivi ses développements. J'ai le souvenir de tous les efforts vainement accomplis et de tout le temps perdu déjà à cette époque où, suivant les procédés de Leconte ou de Millon, on dosait l'urée dans les urines. Pendant une longue série d'années, on se contentait d'affiruier la richesse de l'urine en matière azotée et particulièrement en cette matière azotée, l'urée, qui résumait, pensait-on, toute l'activité de la destruction. Dans des cas soit normaux, soit pathologiques, qui semhlaient tout à fait comparahles, on arrivait à des résultats contradictoires : le travail uuisculaire augiuente l'excrétion de l'urée, disaient les uns, il ne la modilie nullement, disaient les autres. L'urée augmente dans la fièvre, c'était le cri général; d'autres disaient : elle reste invariahle; d'autres : elle diminue. On finit par reconnaître et par oser dire, ce qui avait apparu à l'esprit de maint expérimentateur, que la connaissance de la quantité de Turée dans 1 litre d'urine peut varier sans que la pi'oduction de l'urée ait varié; que si les urines se font abondantes, elles seront plus pauvres; que si elles sont rares, elles seront plus riches avec une même production. Alors, après des années d'un long labeur, des médecins comme Ilirtz brûlèrent les innombrables documents qui étaient le fruit de l'incessant travail accompli dans la maturité de leur vie, parce qu'ils s'étaient trop tard avisés de recomiaître que doser quantitativement une urine ne signifie rien si l'on ne connaît pas la quantité de cette urine rendue dans les conditions où l'on veut estimer l'activité de la nutrition. Un pas important était acconq^li : il s'agissait de doser l'urée non dans 1 litre d'urine, mais dans la quantité sécrétée en un temps donné.

L'UNITÉ DE TEMt^S

Quelle devait être Tunité de temps, l'heure ou le jour, le nycthémère? On se décida bien vite en faveur du nycthémère, de cette période de vingt-quatre heures qui se reproduit constamment, toujours sensiblement

LA TAILLE ET LE POIDS

ISl

la même, faisant passer Thomme par les mômes phases de repos et d'activité, de sommeil et de travail, d'alimentation et de jeûne. Je dirai pins tard les raisons qui, malgré la supériorité générale du nycthémère, me l'ont adopter de préférence, pour certains objets déterminés, les heures matinales.

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