MESURES DE L'ALBUMINE FIXE LE SEGMENT ANTHROPOMÉTRIQUE
Pour arriver à faire plus fticilement l'étude comparative de l'houime dans ses éléments statiques, masse, composition, surface, afin de pou voir mesurer ensuite ses activités rapportées à l'unité statique, j'ai imaginé de considérer l'homme comme un ensemble de substance organique, à forme simple, géométrique, comme un cylindre ayant pour hauteur la taille de l'individu, pour volume le volume de l'individu, pour masse la masse de l'individu, son nombre de kilogrammes. Négligeant (^) les
(^) Je nég-ligo, parce que je ne puis pas faire aulrenieul, des quanlilés qui ne sont nullement négligeables. Depuis que ces pag-es sont écrites, plusieurs tentatives ont été faites pour arriver à une appréciation du volume du corps, ce qui, le poids étant connu, permet de déduire sa densité.
M. Bergonié place l'individu qu'il étudie dans un cylindre contenant de l'eau et note la différence de niveau avant l'entrée du sujet et après qu'il s'est immergé complètement, tête comprise. M. d'Arsonval a imaginé d'adapter aux besoins de cette étude le volumenomètre de Gay-Lussac. L'homme serait introduit dans un espace hermétiquement clos en communication avec un corps de pompe dont la capacité est une fraction connue de la chambre occupée par l'individu. La pression intérieure étant notée, on pousse le piston jusqu'au bout de la course et on note le changement de pression dans la chambre. Si la capacité du cylindre est '-^^^ volume de la chambre, l'aug-mentation de pression, si cette chambre n'est pas habitée, sera ~. Si un homme y est introduit dont le volume soit, par exemple, thtïï du volume de la chambre, l'augmentation de pression sera ^. Une formule permet de déduire ce volume. Cette méthode aurait l'avantage de ne pas exiger la dénudation, ni le bain, ni l'immersion de la tète. Elle a surtout l'avantage de défalquer la capacité intérieure du thorax qui est en communication avec l'air de la chambre, tandis que le procédé de l'immersion attribue indûment au volume de l'individu le volume de l'air qui remplit les poumons, ce qui importe grandement pour la détermination de la densité. Le même individu pesant 68''^, 250 pourra avoir pour volume 65 décimètres cubes par la méthode du bain, ce qui donne une densité de 1,050, et n'en avoir que 60 par la méthode de d'Arsonval, ce qui donne une densité de 1,158.
Ces méthodes sont passibles d'un reproche qui s'adresse à toutes les mensurations directes, elles ne tiennent pas compte des matières intestinales, gaz, liquides et solides. Mais, si ces matières sont indûment attribuées au volume de l'individu, la pesée les attribue aussi indûment à son poids et la densité n'en est pas sensiblement faussée.
TROUBLES PRÉALx\BLES DE LA NUTRITION.
-différences entre le volume et le poids, différences qui ne sont pourtant pas tout à fait négligeables, puisque le décimètre cube moyen du •corps de Thomme normal pèse non pas 1000 grammes mais bien 1055 grammes, je considère dans ce cylindre des tranches ou segments de 1 décimètre de hauteur. Ce sont ces tranches dont la superposition compose la totalité du corps que je prends comme terme de comparaison pour étudier les modifications que subit le corps d'un individu dans les ■différentes phases de sa croissance et dans ses divers degrés de développement, ou d'activité, pour étudier aussi comparativement les divers individus.
Le segment anthropométrique, cette fraction du cylindre total qui a pour hauteur l'unité, le décimètre, a pour formule algébrique le poids P compté en kilogrammes, divisé par la taille H estimée en décimètres. ~ indique son poids et sensiblement son volume. Géométriquement, c'est un cylindre dont la hauteur est 1 décimètre et dont la base a pour surface un nombre de décimètres carrés indiqués par le même nombre j-j-